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RFI - Si loin si proche

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  • Le sens de l’aventure
    À l’occasion du Festival Objectif Aventure, Festival international du film d’aventure de Paris, on interroge aujourd’hui le sens de l’aventure. Parce qu’il est temps de déconstruire la figure mythique, solitaire et souvent masculine de l’aventurier, bravant les dangers et l’inconnu à l’autre bout du monde ; et de plaider pour de nouveaux récits et un autre rapport au monde. L’aventure a mille visages ; mais bien souvent, dans les films et les récits d’aventures contemporains, on suit surtout le périple d’âmes solitaires lancées à la découverte du monde, des autres et d’eux-mêmes, que ce soit à vélo, en kayak, à ski ou à pied ; dans des circonstances parfois périlleuses, d’épreuves et de quête surtout. Mais quelle est cette quête au juste ? Que signifie encore aujourd’hui le fait de partir à l’aventure dans un monde déjà largement exploré, cartographié, arpenté ? Pourquoi chercher le risque, l’inconnu sur les chemins, quand d’autres, exilés, le subissent ? Pourquoi partir à l’assaut des sommets quand les glaciers fondent, ou chercher à tester ses limites quand la planète a pour ainsi dire atteint les siennes ? Les récits d’aventures, héroïques et homériques, ont souvent bercé nos enfances et nos imaginaires, comme ils ont guidé nos pas, parfois. Mais où nous mènent-ils finalement aujourd’hui ? L’aventure, cette noble école du courage et de la connaissance du monde, n’aurait-elle pas besoin, elle aussi, de boussole et de nouveaux récits ? C’est ce que nous allons essayer de savoir aujourd’hui, en compagnie de nos trois invités, également invités du Festival : l’anthropologue français et grand amoureux de la marche David Le Breton, la navigatrice et autrice française Isabelle Autissier et l’écrivain voyageur français Cédric Gras. Trois esprits de plein air et d’ouverture avec lesquels on va tâcher, en puisant dans de savoureuses archives radiophoniques, d’avancer dans cette réflexion presque philosophique, sur le sens de l’aventure. Car interroger le sens de l’aventure, c’est aussi interroger le sens de l’existence, de la marche du monde et de la vie… Chiche !   En savoir plus : - Sur le Festival Objectif Aventure de Paris. Une 5è édition présidée par Sylvain Tesson. Du 27 au 29 janvier 2023 - Sur l’aventurier, figure de la migration africaine - Sur les femmes aventurières, notre récit radiophonique «Le monde est à elles».   Bibliographie : - «Le naufrage de Venise», Isabelle Autissier, Éditions Stock, 2022 - «Les alpinistes de Staline», Cédric Gras. Éditions Stock, 2020 - «Marcher, éloge des chemins et de la lenteur», David Le Breton, Éditions Métailié, 2012 - «Passions du risque», David Le Breton, Éditions Métailié, 2000.
    1/29/2023
    48:30
  • Les géographies de Nicolas Bouvier
    Portrait du grand écrivain voyageur suisse au gré des géographies sensibles, réelles ou imaginaires qu'il a traversées et si brillamment décrites dans ses récits.  Donner la parole aux images et aux instants fugaces du voyage, c’est ce qu’aura fait toute sa vie Nicolas Bouvier (1929-1998), auteur de «L'usage du monde», récit de son périple en Fiat Topolino jusqu'en Afghanistan dans les années 50 avec son ami peintre Thierry Vernet. Cet ouvrage, devenu culte, a marqué les lettres et les esprits nomades du XXème siècle.  Depuis longtemps à Si loin si proche, il est une référence, abondamment cité par nos invités, souvent lu dans ses écrits ou écouté dans de lumineuses archives ; mais jamais, jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions eu l’occasion de retracer les contours de sa vagabonde existence, ni d’interroger le sillon profond que Nicolas Bouvier a laissé derrière lui : lui, le baroudeur et laboureur des mots, l’artisan brodeur d’histoires, attelé à son ouvrage et pas n’importe lequel : le récit -après usage- du monde. À l’origine, en grec ou en latin, le mot «géographie» signifie dessiner ou décrire la terre… Et pour Bouvier, parti très tôt sur les routes, la géographie se révèle surtout humaine, faisant du voyage une expérience unique de l'altérité et le matériau de ses écrits exigeants, sans cesse en mouvement. «Je suis un œil et un esprit qui se promènent», disait celui qui va également affûter son regard et son sens de l'image en tant qu'iconographe, métier qu'il exerçait par ailleurs.  Voyage au gré des géographies de l'écrivain nomade, de sa Suisse natale jusqu'en Asie centrale en passant par le Japon qui le fascinait tant. En compagnie du géographe genevois Alexandre Chollier, auteur de l'ouvrage richement illustré «Nicolas Bouvier, au gré des géographies», paru aux Éditions Paulsen. Un nouvel épisode de «Compagnons de route», notre collection de portraits radiophoniques d’écrivain.e.s voyageurs et voyageuses.   À lire : - «Nicolas Bouvier, Au gré des géographies». Alexandre Chollier. Éditions Paulsen - «Du coin de l’œil, écrits sur la photographie». Nicolas Bouvier. Édition établie et annotée par Alexandre Chollier. Éditions Héros Limite - «L’usage du monde». Nicolas Bouvier. Illustrations Thierry Vernet. Éditions la Découverte. - «Chronique Japonaise». Nicolas Bouvier. Éditions Payot - «Le poisson-scorpion». Nicolas Bouvier. Éditions Gallimard, Folio. - «Routes et déroutes. Entretiens avec Irène Liechtenstein-Fall». Éditions Métropolis.   À écouter : - «Poussières et musiques du monde». Un CD d’enregistrements de Nicolas Bouvier de Zagreb à Tokyo. Éditions Zoé - «Le vent des Routes. Entretiens avec et autour de Nicolas Bouvier». Éditions Zoé. Avec la Radio Suisse Romande.
    1/22/2023
    48:30
  • San Basilio de Palenque, morceau d’Afrique en Colombie
    Fondé au XVIIème siècle par des esclavisés en fuite, ce village, situé à 70 kilomètres de Carthagène, est porteur d’une histoire et d’une culture noire à nulle autre pareille. Sur la place de San Basilio de Palenque, le buste de bronze d’un homme noir qui semble surgir de son socle de pierre, mains tendus et chaînes brisées, rappelle le long passé de lutte et de résistance à l’esclavage qu’a mené cet ancien village fortifié (Palenque signifie palissade), fondé dès le XVIIè siècle par des Noirs marrons ou «Cimarrons». En Amérique et dans les Caraïbes, ces communautés marronnes d’Africains déportés puis réduits en esclavage, qui ont pris la fuite et arraché leur liberté, sont nombreuses, et l’on cite souvent l’exemple des Quilombos au Brésil. Or San Basilio, la Colombienne, serait la première communauté noire libre du Nouveau Monde. Avec à sa tête : le chef légendaire Benkos Bioho qui, dès 1603, a fait plier la couronne espagnole et que l’on retrouve aujourd’hui en statue sur la place du village. Pendant longtemps, San Basilio de Palenque a vécu dans l’isolement et la relégation ; mais depuis quelques décennies, le village, classé en 2005 chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel par l’Unesco, attire de nombreux voyageurs étrangers. Des Afro-Américains ou Européens qui viennent voir de plus près ce morceau d’Afrique en Colombie. Sur les murs colorés de San Basilio de Palenque, la fierté noire se lit partout et la musique afro-colombienne palenquera comme la langue palenquera (un mélange de langues bantoues, espagnole et portugaise) se transmettent encore de génération en génération. Récemment, le pays a connu une petite révolution avec l’élection à la vice-présidence de Francia Marqués, première femme afro-colombienne nommée à un tel poste. Mais la Colombie, qui abrite la deuxième plus grande communauté noire d’Amérique du Sud après le Brésil, a encore du mal à se reconnaître dans sa diversité, pourtant si riche et inspirante. Un reportage de Frédéric Tonin.     À écouter - Son Palenque, Afro-Colombian Sound Modernizers, Vampi Soul, 2014 - El Sexteto Tabalá– Colombie : El Sexteto Tabala, Ocora, 1998 - El Sexteto Tabalá – Colombie : Les Rois Du Son Palenquero, Buda Musique, 1999 - Les joyeuses Ambulances - L’Art De Pleurer Les Ancêtres A San Basilio De Palenque, Buda Records, 2000 - Palenque De San Basilio, Ocora 2004 - Les productions du label pionnier Palenque Records.   À lire En français: - «L’or et l’obscurité» de Alberto Salcedo Ramos. Éditions Marchialy. Une biographie de Kid Pambélé, premier champion du monde colombien de boxe et grande figure afro-colombienne palenquero. - L’interview de Lucas Silva, fondateur du label Palenque Records sur le site Pan African Music.   En espagnol: - Palenque, comunicación territorio y resistencia, de Luis Ricardo Navarro Díaz - Palenque. Primer pueblo libre de América, de Roberto Arrazola Caicedo - Gramática y diccionario biligüe palenquero-español, de Solmery Casseres Estrada   À voir : - Les rois créoles de la champeta, de Lucas Silva et Sergio Arria, 1998 - Les fils de Benkos, Lucas Silva, 2003 - Del Palenque de San Basilio, de Erwin Goggel et Esperanza Bioho, 2003 - Herencias, Thomas Belet, 2020.
    1/15/2023
    48:30
  • «Les yeux grands ouverts»: voyage autour du monde d’Albert Kahn
    À l’occasion de la réouverture du Musée départemental Albert Kahn à Boulogne-Billancourt, en région parisienne, on part sur la planète, haute en couleurs et en images, de ce banquier philanthrope iconoclaste et visionnaire du XIXè siècle. (Rediffusion du 10 avril 2022) Le voyage, c’est « garder les yeux grands ouverts », disait celui qui, en 1898, une fois sa banque fondée, va créer sa première entreprise philanthropique : les bourses « Autour du monde ». Ces bourses de voyage de 15 mois, financées par Kahn, étaient alors destinées à des agrégés français, hommes d’abord, femmes et étrangers ensuite, dans l’idée de modifier le regard des élites, de les décentrer et les ouvrir au monde par l’expérience et l’immersion. Né en 1860 dans une famille juive alsacienne, Albert Kahn va orchestrer ensuite, au début du XXè siècle, une entreprise de collecte et d’inventaire de la beauté et de la réalité du monde, unique son genre : les Archives de la Planète. 72 000 autochromes,180 000 mètres de pellicules cinéma et 4 000 plaques stéréoscopiques noir et blanc vont être ramenés par une douzaine d’opérateurs, véritables aventuriers de l’image envoyés dans plus d’une cinquantaine de pays.  Un siècle plus tard, ces images sont saisissantes par leur couleur et l’intimité qu’elles dégagent encore, l’autochrome étant le premier procédé photographique en couleur naturelle inventé en 1903 par les Frères Lumière. Les films, en noir et blanc, obtenus eux à l’aide du Cinématographe créé aussi par les Frères Lumière en 1895, offrent de fascinantes fenêtres sur l’état du monde au début du XXè siècle, entre progrès techniques, Première guerre mondiale et temps coloniaux. Aujourd’hui, dans le Musée départemental Albert Kahn qui a rouvert ses portes en avril 2022, ces images se dévoilent dans une nouvelle muséographie et des espaces entièrement repensés par l’architecte japonais Kengo Kuma, situés sur l’ancien domaine de 4 hectares du banquier. À l’époque de Kahn, les lieux, aux allures de campus, servaient de base arrière à son projet philanthropique tourné vers un idéal de paix et de progrès, de fondations en bourses de voyage, d’imprimerie en laboratoire de biologie ou de développement de films. Aujourd’hui, ces lieux servent d’écrin à de nouveaux espaces permanents et temporaires d’exposition, qui offrent une plongée inédite dans l’œuvre et la trajectoire hors-norme de cet homme. Un homme insaisissable en quête de lumières et d’harmonie qui finira ruiné par la crise de 1930, et qui aura finalement passé toute sa fortune et son temps à défendre une meilleure connaissance du monde et des peuples, afin de garantir la paix et l’entente, sa grande œuvre, son idéal envers et contre tout. Un reportage de Céline Develay-Mazurelle. En savoir plus : - Sur le Musée Départemental Albert Kahn situé dans les Hauts-de-Seine - Sur Les Archives de la Planète, disponibles ici en open data. Diaporama
    1/8/2023
    48:30
  • Il était une fois Andersen…
    Voyage en terre de contes, au Danemark, sur les traces du plus célèbre des Danois: Hans Christian Andersen. Un écrivain mondialement célèbre pour ses contes mais dont le destin, hors norme, demeure peu connu.  Rarement, un auteur aura autant puisé dans sa singulière existence matière à imaginer et écrire des histoires fantastiques, à la beauté tragique et étrange, mettant en scène de fragiles princesses au petit pois, un roi tout nu, une sirène opiniâtre ou des fleurs qui vont au bal pendant que les enfants sont au lit.  Né en 1805 à Odense sur l’île de Fionie, dans une famille aimante mais très pauvre, l’auteur de la Reine des Neiges, la Petite Fille aux Allumettes ou le Vilain Petit Canard a très tôt trouvé refuge dans l’imaginaire et la fantaisie, nourrissant le rêve de jouer, plus grand, sur une scène de théâtre. Parti seul à Copenhague dès l’âge de 14 ans, Andersen a dû lutter contre le froid, la faim et bon nombre de préjugés pour devenir l’immense écrivain reconnu dans le monde entier, qu’il a été de son vivant et qu’il est encore aujourd’hui.  Près de 150 ans après sa mort, dans les rues de Copenhague, la figure d’Andersen est partout présente: dans le nom des rues, les vitrines de souvenirs mais aussi dans le statuaire de la ville, où il apparaît souvent tel un magicien du XIXe siècle, avec sa longue cape de voyage et son chapeau haut de forme. À Odense, sa ville natale, un tout nouveau musée Andersen immersif et ambitieux, a ouvert ses portes en juin 2021. Imaginé par le studio d’architecture du japonais Kengo Kuma, les lieux invitent le visiteur à plonger dans un univers enchanté et inquiétant, truffé de fleurs métalliques, de silhouettes découpées au ciseau qui s’animent et d’objets qui parlent. Ici, on est très loin de l’univers Disney qui a adapté certains des récits les plus célèbres d’Andersen. La visite est poétique, teintée de la douce ironie dont Andersen avait le génie dans ses écrits, et ramène à des territoires de l’enfance insoupçonnés sinon oubliés.  Maître incontestable du papier découpé, Andersen a laissé derrière lui plus de cent soixante contes ainsi que six romans, une trentaine de pièces de théâtre, une impressionnante correspondance, trois recueils de poésie, quatre mille cinq cents pages de journaux intimes et sept récits de voyages. « Voyager, c’est vivre » disait-il. Et Andersen passera en effet sa vie, en nomade solitaire et farfelu, sans enfants ni famille, sur les routes du vaste monde, à la table des rois, des reines et des plus grands artistes de son temps.  Auteur de trois autobiographies, il a tenu à faire de sa vie un conte. Et c’est ce conte là que l’on vous raconte ici, entre Odense et Copenhague, entre hier et aujourd'hui, entre fiction et réalité, entre magie du conte et mélancolie de la vie. Un voyage sonore de Céline Develay-Mazurelle et Laure Allary, réalisé en collaboration avec le Labo RFI et Xavier Gibert. Émission initialement diffusée le 25 décembre 2021.     Pour préparer votre voyage sur les pas d'Andersen :  Le site de Visitdenmark regorge d’informations en français sur Andersen et les différents sites reliés au grand homme. À travers tout le Danemark, et particulièrement dans la jolie ville de Odense mais aussi l’élégante capitale Copenhague  Le musée ou HC Andersens Hus situé dans la ville d’Odense est un lieu incontournable qui mérite le voyage (1h30 en train seulement depuis Copenhague). Ouvert en juin 2021, sa scénographie est hypermoderne et son architecture impressionnante. Ce musée est adossé à la maison de naissance d’Andersen. Non loin, on peut également visiter la petite maison où Andersen a grandi.  Pour voyager en contes et en lettres : Oeuvres. Tome I & II. Hans Christian Andersen. Collection La Pléiade. Éditions Gallimard. 1992,1995. L’ensemble de ses contes ici réunis et quelques récits de voyage ainsi qu'une autobiographie dans une belle traduction de Régis Boyer. Contes d’Andersen illustrés par Edmund Dulac. Éditions BNF. 2016. Il ne faut pas passer à côté des sublimes aquarelles de Dulac qui a su saisir avec son pinceau l’étrange beauté des contes d’Andersen.  Le conte de ma vie. Hans Christian Andersen. Éditions Les Belles Lettres. 2019. Parce que le plus extraordinaire récit d’Andersen est sans doute celui qu’il a fait de sa vie Les papiers découpés d’Andersen. Éditions Ion. 2018. Pour découvrir les étranges silhouettes et compositions découpées dont Andersen avait le génie.  Andersen, les ombres d’un conteur. Nathalie Ferlut. Éditions Casterman. 2016. Une BD qui raconte avec brio qui se cache derrière les contes mondialement connus du grand écrivain danois.    
    1/1/2023
    48:30

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