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  • À la Une: l’entente cordiale entre la France et la Côte d’Ivoire
    « Les Ouattara accueillis par les Macron à l’Élysée », titre Fraternité Matin à Abidjan, avec cette photo de l’accolade appuyée entre les présidents ivoirien et français. « Le couple présidentiel ivoirien, Alassane et Dominique Ouattara, a été accueilli hier mercredi au Palais de l’Élysée par Emmanuel et Brigitte Macron, rapporte le journal. Au menu de la rencontre entre les Chefs d’État ivoirien et français, les nombreux projets contenus dans le portefeuille de la coopération bilatérale, mais également les récents développements de la situation politique et sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Notamment, les 49 militaires ivoiriens libérés du Mali après six mois de détention, le retrait des militaires français du Mali et du Burkina Faso, et la lutte anti-terroriste dans la sous-région. L’Élysée a fait savoir que la situation au Burkina Faso était au cœur des discussions entre les présidents Ouattara et Macron, précise encore Fraternité Matin. La France entend travailler avec la Côte d’Ivoire – qui héberge déjà près d’un millier de soldats français – dans la résolution de cette crise. » Marge de manœuvre réduite pour ADO À propos de « la brouille entre Paris et certaines de ses ex-colonies : que peut encore ADO ? », s’interroge Le Pays à Ouagadougou. Eh bien pas grand-chose, répond le journal. « Si l’affaire des 49 soldats ivoiriens jugés et condamnés à Bamako pour "mercenariat" a fini par trouver une issue heureuse, il ne faut pas oublier combien cela a contribué à creuser le fossé de la méfiance entre la Côte d’Ivoire et le Mali. Et rien ne dit que la plaie de cette déchirure s’est définitivement cicatrisée. Quant au Burkina, Abidjan n’a pas manifesté un enthousiasme débordant après l’arrivée au pouvoir de la nouvelle junte dirigée par le capitaine Ibrahim Traoré. C’est dire, pointe Le Pays, combien la marge de manœuvre du président ivoirien semble réduite auprès de ces chefs de juntes militaires qu’il ne porte pas forcément dans son cœur. Le pire est que cela ne risque pas d’arranger son image de valet de la France qu’une certaine opinion assez répandue dans la sous-région, tente, à tort ou à raison, de lui coller à la peau. » Trop « marqué » ? « Ouattara chez Macron : difficile costume pour l’illustre sapeur-pompier ivoirien », renchérit le quotidien Aujourd’hui. « Vu de Ouaga, Alassane Ouattara comme faiseur de paix avec Paris, les sentiments sont mitigés. Si certains estiment que, vu son âge, son expérience et ses connexions, il peut jouer au médiateur, d’autres pensent qu’il est "trop marqué", comprendre, il est un pion de la France et qu’il est disqualifié pour négocier avec IB. » En tout cas, le départ des soldats français du Burkina est désormais acté. « On est sorti du brouillard, commente Ledjely en Guinée. Ayant reçu une notification officielle de la part des autorités burkinabè, la France s’engage à se conformer à l’exigence du capitaine Ibrahim Traoré. Les quelque 400 soldats français de la force Sabre qui évoluaient au Burkina Faso depuis 2018 vont partir du pays au plus tard le 24 février prochain. » Comment Abidjan réussit à contenir la poussée jihadiste On revient à la Côte d’Ivoire, avec cette enquête du Monde Afrique : « Comment Abidjan réussit à contenir la poussée jihadiste au nord du pays » [...] « longtemps marginalisé, le septentrion ivoirien fait désormais l’objet d’une attention toute particulière du gouvernement et des agences de développement international, relève le journal. La série d’attaques, en 2020 et 2021, non revendiquées et attribuées par les autorités et les experts en sécurité à des groupes jihadistes sahéliens, est à l’origine de ce revirement. À côté de la fourniture de services de base aux populations, l’emploi des jeunes, relève Le Monde Afrique, est considéré comme une priorité absolue. » En effet, « convaincu que la réponse militaire ne peut pas tout et que le désœuvrement explique en partie l’attraction exercée par les groupes jihadistes, le gouvernement, avec l’appui de plusieurs bailleurs internationaux dont la France, a ainsi lancé en janvier 2022 un plan en faveur de la jeunesse d’un montant de 32 milliards de francs CFA sur trois ans. » Toutefois, pointe encore Le Monde Afrique, « en dépit des efforts militaires et sociaux consentis par la Côte d’Ivoire pour préserver son septentrion du terrorisme, une inconnue majeure inquiète Abidjan : le maintien ou non de la coopération sécuritaire avec le voisin burkinabè, dans un contexte d’instabilité politique à Ouagadougou et de dégradation rapide de la situation sécuritaire sur tout le territoire burkinabè. »
    1/26/2023
    4:20
  • À la Une: Iyad Ag Ghali défie Assimi Goïta
    Il ne s’était pas affiché publiquement depuis plus de deux ans. Le chef terroriste du groupe de soutien à l'islam et aux musulmans lié à AQMI, Iyad Ag Ghali, a été aperçu ce week-end entouré de notables de la région de Ménaka lui prêtant allégeance. Une vidéo en fait foi, publiée le 23 janvier par le groupe jihadiste. « Il a certes les traits creusés et des rides plus visibles, mais avec sa barbe grise et sa djellaba bleue, c’est bien Iyad Ag Ghali », souligne Jeune Afrique. À ses côtés, « neuf hommes sous une tente. Des notables locaux qui joignent leurs mains avec celles du chef jihadiste le plus recherché du Sahel dans un signe d’allégeance. Une démonstration de puissance en forme de pied-de-nez vis-à-vis de l’État islamique au grand Sahara (l’EIGS), grand rival du GSIM au Mali. Entre les deux groupes jihadistes, les affrontements se sont faits de plus en plus rudes ces derniers temps, en particulier dans cette région de Ménaka. En novembre dernier, la zone a été marquée par de violents combats au terme desquels le groupe dirigé par Iyad Ag Ghali a revendiqué plusieurs victoires dans des localités jusqu’ici tenues par ses adversaires ». Contrer l’EIGS En effet, complète Le Monde Afrique, « plus libre de ses mouvements depuis que l’aviation française a quitté le ciel malien, Iyad Ag Ghali serait venu sur le terrain pour galvaniser ses combattants face à leurs ennemis de l’EIGS, à l’offensive dans cette région depuis mars. Mais, jusqu’ici aucune image n’était venue le confirmer. En se montrant aux côtés de dignitaires de la communauté touareg Daoussak, Iyad Ag Ghali se pose ici en premier protecteur des populations civiles, soumises à la violence de l’EIGS ». Qui plus est, poursuit Le Monde Afrique, « Iyad Ag Ghali est aussi devenu utile aux groupes armés de la région et aux États. "La CMA, le général El Hadj Gamou, son ennemi historique au sein de la communauté touareg – aujourd’hui parrain du Gatia – collaborent avec lui", explique une source locale citée par Le Monde Afrique, car ils n’arrivent pas à vaincre seuls l’EIGS. Le Mali et le Niger ne voient pas d’inconvénients à ce qu’il puisse aider à les détruire. Tout le monde a besoin d’un allié puissant pour combattre l’EIGS et Iyad est en train de se positionner comme celui-ci ». Un revers pour Bamako Mais au-delà, ces images apparaissent comme un défi vis-à-vis du régime d’Assimi Goïta qui a célébré, le 20 janvier dernier, le 62e anniversaire des Forces armées maliennes (FAMa). En effet, pointe encore Le Monde Afrique, « en menant des opérations militaires puis en récoltant l’allégeance de dignitaires locaux dans une zone où l’armée malienne s’est pourtant redéployée, accompagnée de ses supplétifs russes du groupe Wagner, mais sans y mener la moindre action de défense des populations, le patron du GSIM expose l’inanité de la reconquête annoncée depuis Bamako ». « Tilekoura » : nouvelle opération militaire malienne Bamako, où le 20 janvier dernier, le colonel Assimi Goïta a « rassuré le peuple malien de l’engagement et de la détermination des forces de défense et de sécurité à défendre l’ensemble du territoire national jusqu’à la pacification totale ». C’est ce que rapporte notamment Le Républicain à Bamako. Maliweb précise pour sa part que « le président de la Transition malienne avait annoncé la veille une nouvelle opération militaire d’envergure de lutte contre le terrorisme, dénommée "Tilekoura" (le nouveau jour). L’armée malienne avait auparavant réceptionné six avions de chasse et deux hélicoptères de conception russe en présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali ». Doumbouya amateur de belles montres ? En Guinée, le chef de la junte, le colonel Doumbouya aurait un penchant prononcé pour les montres de luxe. C’est du moins ce qu’affirme le site Africa Intelligence. Le colonel guinéen aurait une somptueuse collection : dont une montre de marque Richard Mille, estimée à plus de 400 000 euros ou encore une Rolex en or coutant plusieurs dizaines de milliers d’euros. Commentaire de Ledjely en Guinée : « Dans un pays comme la Guinée où les populations font face à des conditions de vie les plus précaires, ces informations ne sont pas de nature à conforter le discours et l’image du président de la Transition qui se veut proche du peuple. »
    1/25/2023
    3:59
  • À la Une: l’assassinat du journaliste camerounais Martinez Zogo
    Colère et émotion au Cameroun après la découverte dimanche 22 janvier du corps de Martinez Zogo. Le directeur de la radio Amplitude FM et animateur de la célèbre émission Embouteillage avait disparu mardi dernier alors qu’il regagnait son domicile. D’après plusieurs sites d’information camerounais, dont Cameroon-Info, son corps a été retrouvé dimanche, dans la banlieue de Yaoundé, nu, portant des traces de violences physique et décapité. « Ces dernières semaines, précise Cameroon-Info, Martinez Zogo avait dénoncé dans ses émissions, la gestion opaque de fonds issus du budget de l’État et de possibles détournements de deniers publics. » Condamnations et indignation Le site Actu Cameroun rapporte la réaction des autorités camerounaises : « Le porte-parole du gouvernement camerounais a condamné le meurtre de notre confrère. René Sadi assure que des enquêtes sont en cours pour identifier et traduire devant la justice, les auteurs de ce "crime, a-t-il dit, odieux, inqualifiable et inadmissible, et qui ne peut se justifier sous aucun prétexte". » Le même site Actu Cameroun qui relaye également la réaction de plusieurs opposants qui « exigent une commission d’enquête spéciale et indépendante. "Nous voulons, affirment-ils, que le gouvernement nous rende des comptes de manière intégrale sur la gestion des fonds publics tels que les y oblige les différentes lois et règlements de notre pays. En particulier sur les scandales dénoncés aussi bien par les partis politiques, les organisations de la société civile que les journalistes, tels que Martinez Zogo. Toutes les intimidations et les violences à l’égard des citoyens qui osent exiger la transparence et la bonne gouvernance doivent cesser immédiatement" ». Qui en voulait à Martinez Zogo ? Colère et émotion donc au sein de l’opinion et dans la profession. « Assassinat de Martinez Zogo : ils veulent qu’on la boucle ! », s’exclame l’hebdo Terre Promise. « Assassinat de Martinez Zogo : impunité zéro », réclame Mutations. « La presse dans l’œil du cyclone », pointe Le Messager. « Soyons Martinez Zogo ! », lance L’Unité. « Vérité qui es-tu, vérité où te caches-tu ? », s’interroge La République. Le site d’information 2025 Times s’interroge également : « Au lendemain de ce nouvel assassinat de journaliste, le monde de la presse au Cameroun se pose deux questions : 1) Faut-il continuer à bien faire son travail au risque de sa vie ? 2) Doit-on se résoudre à ne plus évoquer certains sujets ? » Alors « qui en voulait au journaliste Martinez Zogo ? », s’interroge Jeune Afrique. « À l’antenne, ce journaliste engagé abordait régulièrement des affaires de corruption, rappelle le site panafricain, n’hésitant pas à mettre en cause nommément des personnalités importantes. Il avait notamment été détenu préventivement deux mois en 2020 dans une affaire où il était accusé de diffamation. Le Comité de protection des journalistes avait alors réclamé sa libération et exhorté le gouvernement à dépénaliser cette infraction. » Et il n’y pas qu’au Cameroun Malheureusement, note WakatSéra au Burkina, « le Cameroun est loin d’être le seul pays où la chasse est ouverte contre les journalistes ! Au Pays des Hommes intègres, le cas le plus récent est la fatwa lancée contre Newton Ahmed Barry, qui a été menacé de mort (pour avoir osé critiquer le pouvoir militaire) ! Au Mali, le musellement de la presse ne dit pas non plus son nom. À moins d’accepter de verser dans la propagande de la junte militaire au pouvoir à Bamako, il faut avoir un certain cran ou simplement être suicidaire pour contredire les autorités de la transition. Même dans des pays dits phares de la démocratie en Afrique, relève encore WakatSéra, comme le Sénégal, où des journalistes comme Pape Alé Niang sont mis à l’ombre pour avoir osé assouvir la soif de s’informer des populations, le journalisme est devenu un danger de mort. » Enfin, Le Monde Afrique, rappelle la mort la semaine dernière du journaliste rwandais John Williams Ntwali, 44 ans, rédacteur en chef du journal The Chronicles. Il a été tué lorsqu’un véhicule a percuté la moto sur laquelle il se trouvait en tant que passager. John Williams Ntwali était très critique envers le pouvoir rwandais. Il avait été emprisonné à de nombreuses reprises. L’ONG Human Rights Watch qualifie les circonstances de sa mort de « suspectes ».
    1/24/2023
    4:16
  • À la Une: les soldats français indésirables au Burkina Faso
    La nouvelle est reprise par tous les médias burkinabés, à commencer par le quotidien Le Pays. « La vague anticolonialiste qui a commencé au Mali (…) semble avoir fait des émules au Burkina Faso voisin, constate le quotidien ouagalais, puisque ce dernier a demandé le départ, dans un mois, de la force Sabre installée depuis 2018 à Kamboinsin, dans la zone périurbaine de Ouagadougou. Ce retrait plus que probable se fera entre le soulagement de ceux qui soutiennent mordicus que les troupes françaises n’ont rien à faire ici, et la relative indifférence de la majorité des Burkinabè qui sont plutôt préoccupés par la situation sécuritaire figée (…) Une chose est sûre, pointe Le Pays, c’est un camouflet de plus pour la France, dont la politique paternaliste, hégémonique et ambivalente a fini par ancrer dans l’opinion publique burkinabè le sentiment que les objectifs de sa présence militaire au pays des Hommes intègres ont toujours été flous et n’ont jamais été conformes aux intérêts du pays. » Résultat, relève encore Le Pays, « le moment est venu, pour le Burkina, de s’assumer et de compter sur ses propres forces dans cette guerre contre le terrorisme. Mais le soutien de nos partenaires, d’où qu’ils viennent, ne serait pas de trop pour rétablir au plus vite l’ordre et la sécurité. » Pain bénit pour Wagner… Justement, remarque L’Observateur Paalga, « s’il y a bien quelqu’un qui doit être en train de boire du petit-lait, c’est le Russe Evgueni Prigojine, le chef du groupe Wagner, qui entend faire du Burkina son nouvel eldorado. » En effet, pointe le quotidien burkinabé, « de plus en plus d’informations font état de la présence de mercenaires de Prigojine sur notre sol ou à tout le moins de discussions très avancées sur leur déploiement. 'Venez, le terrain est libre', tel semble être le message envoyé à l’Ours russe qui n’en demandait pas tant pour établir sa nouvelle tanière dans le Sahel. » Le quotidien Aujourd’hui renchérit : « départ de Sabre, divorce sécuritaire consommé, relations consumantes, à quand Wagner ? » La France « protectrice des dictateurs » Pour le site d’information Ledjely en Guinée, ce départ annoncé des troupes françaises du Burkina est loin d’être une surprise… Ledjely qui dénonce, le rôle trouble de la France, selon lui, sur le continent. « Le rejet des troupes françaises qui s’exprime ces dernières années dans les rues africaines n’est que l’aboutissement d’années de frustrations et de malaise, résultant d’une perception négative du rôle que les soldats de l’ancienne métropole jouent sur le continent noir. Un rôle qui illustre à bien des égards l’hypocrisie de la diplomatie française sur les terres africaines. Si elle se plait à s’afficher en berceau des droits de l’homme et de la liberté, la France, à travers ses soldats, n’en demeure pas moins un parrain et une protectrice des dictateurs dont la jeunesse africaine peine toujours à se débarrasser. En effet, à qui doit-on les dynasties établies au Gabon et au Togo et celle en passe de l’être au Tchad, si ce n’est à la protection militaire française ? N’est-ce pas avec la complicité au moins passive de la France que Denis Sassou Nguesso est revenu au pouvoir ? Et quid de la longévité insolente de Paul Biya au Cameroun ? » Ne pas se laisser berner une nouvelle fois… Toutefois, tempère Ledjely, « renvoyer la France pour faire entrer la Russie, c’est là une voie sans issue. Parce que si comme le chantent certains, la Russie, la Chine ou encore la Turquie ne se mêlent pas de nos affaires intérieures, elles ne sont pas moins guidées par des intérêts. En particulier, il est notoirement admis que la Russie n’est pas un partenaire de développement. Elle est curieusement attirée par les pays en crise sécuritaire et avec un fort potentiel en matières premières. Parce qu’il lui faut écouler ses armes et exploiter les ressources. Et c’est à l’Afrique, conclut Ledjely, de ne pas se laisser éblouir et berner… une nouvelle fois. » « La Russie, oui, mais pas Wagner… » Enfin à lire cette interview de Zéphirin Diabré dans Jeune Afrique. Pour l’ex-chef de file de l’opposition et ministre de Roch Marc Christian Kaboré, pas question de faire appel à Wagner… « Wagner est un groupe paramilitaire privé, qui propose des services rémunérés, affirme-t-il, ce qui, en droit international, s’apparente à du mercenariat. Une telle organisation ne peut donc pas figurer dans le schéma de la coopération d’État à État entre le Burkina et la Russie. À l’inverse, estime Zéphirin Diabré, acquérir des équipements militaires russes ou bénéficier de formations est bénéfique, et ne devrait poser aucun problème. »
    1/23/2023
    4:09
  • À la Une: allégations de torture à Koro-Toro, au Tchad
    C’était il y a trois mois jour pour jour. La manifestation de l’opposition, à Ndjamena, était réprimée dans le sang. Cinquante morts et près de 300 blessés, selon les autorités tchadiennes, 200 morts selon le principal opposant, Succès Masra, qui vit depuis en exil. Des enquêtes sont en cours. Africa News diffuse une vidéo de deux jeunes qui témoignent à visage dissimulé et que ce site présente comme des Tchadiens ayant été arrêtés lors de la manifestation du 20 octobre dernier, à Ndjamena, avant d’être conduits à la prison de haute sécurité de Koro-Toro. Sur ces images, on entend ces deux jeunes raconter « le calvaire de leur détention rythmée entre autres par des coups et blessures ». Devant la caméra, ces jeunes affirment que leurs geôliers les chicotaient avec des « fers de 10 », autrement dit des « barres de fer de 10 mm de diamètre », assure Africa News. Ce site assure aussi que « plus de 600 jeunes Tchadiens, dont 83 mineurs » ont été emmenés de Ndjamena jusqu’à Koro Toro, « voyage de deux jours en camion (qui) a été fatal pour certains d’entre eux qui sont morts de soif. Leurs corps ont été jetés dans le désert, tout comme ceux des personnes qui ont tenté de s’échapper et qui ont été abattues par les gardes », énonce encore Africa News. Se référant à l’Organisation mondiale contre la torture, cette chaîne d’information panafricaine rappelle que « plus de 2 000 personnes avaient été arrêtées avant et après les manifestations. Seules 621 de ces arrestations ont été reconnues par le gouvernement » tchadien. Les rigueurs de Thémis promises à Ousmane Sonko Au Sénégal, Ousmane Sonko, hier, a assuré que son éventuel renvoi devant un tribunal pour viols présumés ne l'empêcherait pas d'être candidat à la présidentielle de 2024. Certes, ses avocats ont interjeté appel de la décision du parquet de Dakar de renvoyer devant un tribunal le maire de Ziguinchor, figure de proue de l’opposition sénégalaise, mais pour Ousmane Sonko, c’est « la soupe au vitriol », lance à Dakar, le journal 24 Heures, en se demandant ce « que peut faire Ousmane Sonko ? ». Justement. Sur les réseaux sociaux, déjà, les « appels à la résistance se multiplient », émanant de ses partisans, prévient le site du journal sénégalais Walf, La voix des sans voix. Pour Ousmane Sonko, « le ciel s’assombrit (…) l’étau se resserre », formule, au Burkina Faso, le quotidien Le Pays. Toutefois, admet ce journal ouagalais, « si ce dossier qui relève du droit commun, a pris les allures d’une affaire d’État, c’est en partie parce que certains Sénégalais n’ont pas suffisamment confiance en leur justice. Et ils n’ont pas totalement tort ». Son confrère Aujourd’hui au Faso n’écrit pas autre chose. Car « les affaires Idrissa Seck, Karim Wade, Barthélémy Dias, Khalifa Sall semblent avoir marqué les esprits et accru la suspicion entre les politiques au point que tout est vu sous l’angle de la cabale et de la machination », rappelle ce journal. Cette procédure fait donc « planer un nouveau danger sur le pays de la Téranga. On a encore en mémoire les jours d’émeutes meurtrières, de pillages et de destructions consécutives à l’arrestation de l’opposant en mars 2021 ». Voilà pourquoi le souhait maintenu d’Ousmane Sonko de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal « laisse transparaître un remake de ces journées chaudes et incandescentes », avertit Aujourd’hui au Faso. Un dirigeant ivoirien du PDCI-RDA sous les verrous En Côte d’Ivoire, enfin, une autre affaire présumée de droit commun vaut à un dirigeant politique du PDCI-RDA de passer par la case prison. Il s’agit de l’ex-député Camille Séka Atsé, membre du Bureau politique du PDCI-RDA du président Henri Konan Bédié, et qui a été arrêté hier et déféré au tribunal de Toumodi. La nouvelle de son arrestation barre « la Manchette » du quotidien Dernière Heure Monde et celle du journal Le Jour. Selon le site Ivoire Business, Camille Séka Atsé « aurait été arrêté parce qu’il est cité dans l’affaire de l’effondrement de l’immeuble qui a fait 10 morts à Yamoussoukro, en 2018. Sa sœur, Yobouet Rosalie, la propriétaire dudit immeuble en construction, avait été arrêtée, condamnée et mise en prison ».
    1/20/2023
    4:08

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