Revue de presse Afrique

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- 1 001 morts confirmés selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé communiqué hier mercredi : 999 en RDC, deux en Ouganda. Les autorités ougandaises ont affirmé la semaine dernière ne plus compter de malades, mais le pays « doit encore attendre un mois sans nouveau cas pour être officiellement considéré comme débarrassé du virus », précise Sene.News.
En RDC, « un nouvel espoir naît en Ituri », épicentre de l’épidémie dans le pays, grâce à « deux essais cliniques prometteurs », écrit le Journal de Kinshasa. Pour le moment, aucun vaccin ni traitement ne permet de combattre la souche Bundibugyo, responsable de la 17e épidémie d’Ebola en RDC.
« Le premier essai, baptisé Partner, cible les personnes déjà infectées. Les chercheurs veulent démontrer l’efficacité d’une molécule antivirale expérimentale, précise le média congolais. Elle pourrait réduire les complications et limiter les décès. » Le second essai, Ebopep, « cible les personnes contacts à haut risque. Ce protocole prévoit l’administration de médicaments aux personnes exposées à un cas confirmé. L’objectif consiste à empêcher le développement de la maladie. »
La société civile mobilisée
En Ituri, les organisations de la société civile veulent se mobiliser davantage pour lutter contre l’épidémie. « Le faible engagement des communautés reste l’un des principaux obstacles à la riposte » contre Ebola, selon Radio Okapi. « Certaines personnes continuent de nier l’existence de la maladie ou hésitent à collaborer avec les équipes de santé, ce qui favorise la propagation du virus. »
Les organisations de la société civile de l’Ituri étaient réunies hier à Bunia, elles ont présenté « un plan de sensibilisation de trois mois » et seront appuyées par les équipes de riposte contre l’épidémie.
Mais pour lutter contre Ebola, il faut des moyens. Les coupes engagées par les pays occidentaux dans l’aide publique au développement et le financement de la santé mondiale, ont des conséquences concrètes, dénonce un collectif dans une tribune au Monde. « On se prive des moyens essentiels pour agir vite, ce sont des tests, des véhicules, des formations, des stations de lavage des mains, des stocks de protection, des réseaux de confiance, écrivent-ils. (…) Face à Ebola, la question est bien sûr médicale, mais elle est aussi politique. Nous avons un choix à faire : attendre que les crises deviennent visibles, coûteuses et incontrôlables ; ou se donner les moyens financiers pour empêcher qu’une flambée locale ne devienne une menace régionale et internationale. » Les signataires appellent donc les Occidentaux à débloquer des moyens pour stopper cette épidémie.
Chaos au Soudan
Dans la presse également, le Soudan où les négociations pour obtenir une trêve s’enlisent. « La proposition de cessez-le-feu portée par le diplomate américain Massad Boulos se heurte aux conditions strictes imposées par le général Abdel Fattah al-Burhan », à la tête des forces armées soudanaises, écrit Afrik Soir. Depuis trois ans, la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide du général Hemedti, a plongé le pays dans le chaos.
Depuis plusieurs semaines, « les initiatives diplomatiques se multiplient » mais elles se heurtent aux « lignes rouges » fixées par le chef de l’armée soudanaise. Et notamment « la place de l’armée dans l’avenir politique du pays. »
Pour le média burkinabé Le Pays, c’est cette situation qui a poussé Washington à prendre de nouvelles sanctions contre Khartoum. « Mais tout porte à croire qu’il en faudra plus pour faire plier al-Burhan, écrit le journal (…). Il faut craindre que les sanctions prises contre Khartoum ne contribuent à radicaliser l’armée soudanaise qui se dit si proche du but », met en garde Le Pays dans son éditorial. - Le magazine Jeune Afrique propose un portrait du chef d’état-major du Front de libération de l’Azawad, « Mbareck Ag Akli, le "ministre de la Défense" du FLA qu’Africa Corps a cru avoir tué », titre le magazine qui a pu « entrer en contact avec lui le 16 juillet ». Il continue de mener des opérations dans le nord du Mali, aux côtés des jihadistes du Jnim, le groupe de soutien à l’islam et aux musulmans.
Africa Corps, les mercenaires russes alliés de Bamako, avait fait état le 5 juillet de sa mort après des combats dans la zone d’Anéfis, mais « moins d’une semaine plus tard, l’homme apparaissait dans une vidéo de propagande […] haranguant ses troupes, leur assurant bravache que la victoire était à portée de main », malgré la perte d’Anéfis, reprise par les Forces armées maliennes.
Allié du Jnim
« Cette "résurrection" de Mbareck Ag Akli est le nouvel épisode dans la bataille des récits qui se joue parallèlement à la guerre qui oppose les FAMa et leurs alliés russes d’Africa Corps à la coalition que forment les indépendantistes du FLA et les jihadistes du Jnim, écrit Jeune Afrique. Il a mis en lumière la figure de celui qui se présente désormais comme le "ministre de la Défense" du FLA. »
« Déserteur de l’armée malienne, vétéran de la rébellion indépendantiste du nord du Mali, il occupe une place centrale dans l’organigramme du FLA », poursuit le magazine et assume « sans complexe » l’alliance avec la branche sahélienne d’al-Qaïda. « Pour moi, tous les habitants de ce territoire sont, à un moment ou à un autre, contraints de s’engager dans la lutte, car notre seul problème est celui qui nous oppose à l’État malien, à son armée et aux mercenaires russes qu’il emploie », explique-t-il à Jeune Afrique. « Nous n’avons aucune difficulté à cohabiter les uns avec les autres », assure-t-il, reconnaissant simplement des « différends d’ordre politique » avec ses nouveaux alliés.
L’AES veut accueillir la CAN
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont officiellement candidats pour accueillir la CAN en 2032. « Les trois pays de l’AES, l’Alliance des États du Sahel, ont officiellement obtenu la validation de leur déclaration d’intérêt par la CAF », écrit Afrik.com. « La reconnaissance de la déclaration d’intérêt ne garantit pas l’attribution de la compétition, précise le média en ligne. Les trois fédérations devront désormais élaborer un dossier technique solide, démontrer la capacité de leurs infrastructures à accueillir un tournoi continental et convaincre les instances africaines de la viabilité de leur projet. »
Cette candidature commune marque « une nouvelle étape dans la coopération entre les trois États membres de l’AES, qui entendent désormais porter ensemble de grands projets sportifs continentaux », analyse Sene.News.
Le format envisagé par l’AES ne serait pas une première sur le continent : « en 2027, la CAN doit déjà réunir trois pays organisateurs, le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie, un précédent qui pourrait servir de référence au dossier sahélien », indique La Nouvelle Tribune qui précise qu’aucune date n’a encore été fixée pour l’attribution définitive de l’édition 2032.
Une nouvelle espèce de singe
En RDC, une nouvelle espèce de singe identifiée dans le parc national de la Lomami. Ce « petit primate au pelage noir et aux lèvres rose-orangé aura longtemps échappé aux radars de la science, écrit le Monde Afrique. Connu localement sous le nom de "likweli", il vient d’être reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle espèce de singe », le Colobus congoensis de son nom scientifique.
Une découverte rare, indique le journal, « c’est seulement la cinquième nouvelle espèce de singe identifiée en Afrique au cours des 75 dernières années. » Mais elle pourrait déjà être classée comme « espèce en danger ». En cause : « la chasse, la petite taille de sa population » et son habitat « touché par le changement climatique ». - L’ex-président sénégalais a reçu le soutien de Dakar à sa candidature pour le poste de secrétaire général des Nations unies. Le ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères l’a annoncé dans un communiqué, rapporte Senego. L’ex-chef d’État a été reçu vendredi par le président Bassirou Diomaye Faye pour échanger sur sa candidature. « Cette annonce marque un tournant dans le parcours de Macky Sall vers le secrétariat général de l’ONU, estime Dakar actu. Sa candidature, jusque-là portée par le Burundi sans soutien officiel du Sénégal, bénéficie désormais pleinement de l’appareil diplomatique sénégalais, à quelques jours de sa nouvelle audition prévue le 23 juillet à New York. »
Selon Le Monde Afrique, les deux hommes ne s’étaient pas vus depuis le jour de la passation de pouvoir le 2 avril 2024. Après sa défaite à l’élection présidentielle, Macky Sall avait aussitôt « quitté le Sénégal avec sa famille pour s’installer au Maroc. » Mais pour « le Pastef, le parti dirigé par Ousmane Sonko, le geste d’ouverture du président Faye à l’égard de leur ancien ennemi commun constitue un nouvel affront », écrit le quotidien français qui rappelle que « la rupture est consommée » entre les deux hommes depuis que le président a « limogé son ancien mentor, de son poste de premier ministre. »
Le Pastef reproche à Macky Sall « son bilan en matière de droits humains et sa responsabilité présumée dans la dette cachée qui continue de peser sur les marges de manœuvre budgétaires de l’État », écrit Sahel Tribune. Alors, « pourquoi maintenant », s’interroge le média en ligne. À cause du calendrier électoral sénégalais. « Bassirou Diomaye Faye doit affronter, dans les prochains mois, des échéances électorales majeures, les élections locales prévues en janvier 2027, et d’éventuelles législatives s’il choisissait de dissoudre l’Assemblée nationale. »
Le choix opéré par le président sénégalais est susceptible de lui « ouvrir, demain, les portes d’un rapprochement avec l’Alliance pour la République, le parti de Macky Sall, poursuit Sahel Tribune. Une alliance qui pourrait s’avérer décisive au soir de résultats serrés. »
La visite du président gabonais en France
Brice Clotaire Oligui Nguema est arrivé hier à Paris pour une visite de trois jours. Un séjour dans un « contexte de reconfiguration des relations entre Paris et son ancien pré-carré », estime L’Union à Libreville. « Le manganèse et l’avenir du camp militaire français au Gabon seront les deux principaux sujets » de cette visite d’État, résume Jeune Afrique.
Un protocole d’accord a été signé hier entre l’État gabonais et le groupe français Eramet concernant « la transformation locale du manganèse », rapporte Infos Gabon. « Premier producteur mondial de manganèse, le Gabon possède l’une des ressources stratégiques les plus recherchées de la transition énergétique. Ce minerai est indispensable à la fabrication d’aciers spéciaux mais également aux nouvelles générations de batteries destinées aux véhicules électriques. »
Un accord qui s’inscrit dans la volonté affichée par Libreville de stopper les exportations brutes de ce minerai et de développer la transformation locale d’une partie de la production. Gabon Review salue donc « une étape majeure dans le bras de fer engagé depuis plusieurs mois entre le Gabon et le groupe minier français. » « Trois scénarios industriels sont à l’étude pour transformer jusqu’à 700 000 tonnes de minerai par an d’ici 2031 », précise Gabon actu.
Suspension de la marche en RDC
En RDC, la plateforme politique C64 suspend sa marche contre le président Félix Tshisekedi. La manifestation était prévue demain mercredi 22 juillet pour dénoncer le projet du camp présidentiel de modification de la Constitution. « Une décision inattendue, écrit le Journal de Kinshasa, arrachée par l’appel pressant des confessions religieuses, ce qui ouvre une fenêtre de tir pour un dialogue national. »
Vendredi, le président congolais s’était engagé à convoquer un dialogue national. Pour la coalition, ce signal a permis un « geste d’apaisement », mais leur « détermination à défendre l’ordre constitutionnel reste intacte », affirme le média congolais. Et un ultimatum a été fixé au 15 août. - La controverse règne vendredi matin à Dakar à mesure que se précisent les contours de la visite de Macky Sall. Un retour éclair ce vendredi, le temps d'une audience au Palais avec son successeur Bassirou Diomaye Faye, dans le cadre de sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies. C'est le malaise qui s'installe dans la presse sénégalaise. La formule de Senenews dit tout : une visite, écrit le site, « finalement contestée ».
Contestée, d'abord, par ceux qui n'ont rien oublié des années 2021 à 2024. Les collectifs de victimes de la répression politique sont montés au créneau. Sur Africanews, Boubacar Sèye, président de l'Association des familles des martyrs, pose le décor : « Il s'agit du retour d'un homme dont le passage à la tête de l'État reste associé à l'une des périodes les plus douloureuses de notre histoire récente. Des dizaines de personnes ont perdu la vie. » Le site Senego, lui, met les chiffres sur la douleur, plus de 65 morts, plus de 1 600 arrestations, et tranche : « Un tel bilan disqualifie Macky Sall pour promouvoir la paix, la démocratie et les droits humains. »
Pour le camp de l'ancien président, une question de stature
Dans Dakaractu, l'Alliance pour la République (APR) salue « la hauteur républicaine » du chef de l'État : la candidature de Macky Sall, plaide le parti, « engage le prestige du Sénégal et la place de l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le gouvernement, lui, joue le droit. Le ministre des Forces armées Yankhoba Diémé le rappelle sèchement : « Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation. Il est citoyen de ce pays, il a le droit d'entrer et de sortir du territoire ».
Et même Aminata Touré, figure de la majorité, refuse la surenchère sur la TFM : « Je suis contre l'impunité », dit Mimi Touré, « mais à ce que je sache, Macky Sall ne fait l'objet d'aucune poursuite ».
Et c'est là qu'affleure le vrai malaise, celui qui vise aussi le pouvoir en place. Car derrière Macky Sall, les victimes visent un silence : celui de la justice. Elles dénoncent, dans Senego, qu'« aucune enquête, aucune poursuite n'a eu lieu », et pointent la loi d'amnistie de mars 2024, toujours pas abrogée. L'activiste Aliou Sané dénonce crûment comment l'on déroule « le tapis rouge du palais à Macky, alors qu'aucune lumière n'est faite sur les morts ».
La controverse, ce matin, renvoie donc dos à dos le Sénégal d'hier et celui d'aujourd'hui.
En RDC, lutte contre le virus d'Ebola et lutte contre la violence des hommes
Avec cette attaque à Nyakunde, en Ituri, à 45 km de Bunia. Des circonstances qui restent à éclaircir… Des tirs vers un centre de traitement Ebola, des patients en fuite. Pour l'activiste Christophe Munyanderu, cité dans la presse allemande Deutsche Welle, le danger est immense : « nous interpellons les autorités en urgence pour que les soignants regagnent Nyakunde ». Et ce n'est pas la première fois que ce site est frappé. En 2002, l'hôpital de Nyakunde avait été le théâtre de l'un des pires massacres du conflit Ituri.
Une attaque qui tombe au pire moment, car les chiffres, eux, s'affolent 2 000 cas et 800 morts.
Ce jeudi à Genève, le patron de l'OMS a sonné l'alarme. Repris par Africa Radio, Tedros Adhanom Ghebreyesus est formel : « Il s'agit désormais de la troisième plus importante épidémie d'Ebola jamais enregistrée. Elle s'est propagée plus rapidement que toutes les précédentes. »
Alors, dans ce tableau sombre, il faut regarder de l'autre côté de la frontière, où une lueur s'allume. En Ouganda, on ose presque parler de victoire. Africa Radio rapporte la scène de ce jeudi à Kampala : le dernier patient hospitalisé est sorti, guéri. Le ministre de la Santé Chris Baryomunsi savoure prudemment : « nous devons désormais compter 42 jours sans nouveau cas pour confirmer que nous avons vaincu Ebola ». Une conseillère santé de l'ambassade de France à Nairobi, citée par Africa Radio, salue un modèle : l'Ouganda « est très rigoureux, c'est un exemple que l'épidémie peut vraiment être contrôlée ». - La presse congolaise se fait l'écho jeudi 16 juillet des deux mois de l’épidémie d’Ebola. Le Journal de Kinshasa relate ainsi la colère des équipes de riposte à Bunia, qui ont manifesté mercredi. « Les manifestants affirment travailler depuis plusieurs semaines sans percevoir leurs primes de risque », écrit le journal. L'un de ces soignants laisse éclater sa colère dans les colonnes du quotidien. « Nous risquons nos vies chaque jour pour sauver la population, mais nous sommes abandonnés. Nous travaillons sans être payés pendant que nos familles souffrent. Nous demandons simplement que nos droits soient respectés ». Et le Journal de Kinshasa de poursuivre : « les revendications répétées des équipes de terrain suscitent de vives inquiétudes quant à leurs répercussions sur les opérations de riposte ».
À Kinshasa, le Forum des As rapporte des tensions lors d'un sit-in de médecins, en grève depuis plusieurs semaines pour exiger notamment le paiement de leurs primes de risque. « Des agents de la police nationale congolaise [les] ont dispersés à l'aide de jets d'eau », écrit le site, qui parle d'une « humiliation inqualifiable pour ceux qui ne faisaient que revendiquer leurs droits sociaux ».
Ouverture du sommet africain sur l'eau à Ndjamena
Dans chacun des pays représentés au Tchad, la presse rappelle les positions de ses dirigeants. Si en RDC, le Journal de Kinshasa assure que le pays est considéré « comme l’un des plus riches en ressources en eau douce sur le continent », au Gabon, Gabonreview écrit que « Brice Clotaire Oligui Nguema joue la carte de la franchise ». « La décision des autorités de décréter l’état d’urgence hydrique témoigne de l’ampleur des difficultés rencontrées dans plusieurs localités du pays », poursuit le site.
Afrik.com revient plus largement sur la question de l'eau, « devenue une question de sécurité ». « Dans plusieurs régions du continent, la raréfaction des ressources hydriques est à la base des tensions entre agriculteurs et éleveurs, rappelle le site. Elle favorise les déplacements de populations et accentue les vulnérabilités face aux crises humanitaires ».
Deux membres de la délégation de l’UE à Ouagadougou déclarés « persona non grata »
Une décision qui « s'inscrit dans une série de décisions illustrant la volonté du pouvoir burkinabè de durcir sa posture diplomatique », nous dit Afriksoir, à Abidjan. Le site souligne que cette « nouvelle crise diplomatique pourrait compliquer davantage les relations entre Ouagadougou et Bruxelles, alors que le Burkina Faso fait toujours face à d'importants défis sécuritaires, humanitaires et économiques ».
Sahel Horizon se montre plutôt critique de la décision du gouvernement burkinabè. « Cette crise met en lumière une tension structurelle, s'inquiète le site : celle entre affirmation de souveraineté et respect d’engagements internationaux librement consentis ». Sahel Horizon assure que les autorités « gagneraient en crédibilité en articulant leur position autour des engagements auxquels elles ont elles-mêmes souscrit ».
Le Premier ministre français en visite au Maroc
« Reset d'une relation d'exception », titre L'Opinion à Rabat. « La France se rend bien compte qu’elle n’a plus de partenaires stables et fiables en Afrique du Nord en dehors du Maroc », déclare un analyste interrogé par le site. L'Opinion met l'accent sur les enjeux économiques de la relation bilatérale. « Si Emmanuel Macron s’est décidé à reconnaître la marocanité du Sahara, lance L'Opinion, c’est qu’il a voulu à tout prix ne pas perdre le marché marocain ô combien juteux pour les champions français. »
À Paris, Le Monde Afrique tempère : « la visite des 15 et 16 juillet risque toutefois de buter sur un point de tension bilatérale : le respect des libertés fondamentales ». Le quotidien français revient sur « les récentes arrestations du journaliste franco-marocain Ali Lmrabet, dimanche à Tanger [puis libéré mercredi], et du cinéaste et musicien marocain installé en France El Mahdi Lyoubi, lundi à Casablanca ». Ces incidents, conclut Le Monde, « rappellent la brutalité dont peut faire preuve le palais à l’encontre des voix s’autorisant à critiquer le régime et les institutions ».
Sobre Revue de presse Afrique
Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard original, souvent ironique et parfois sans complaisance sur les événements petits et grands qui font l'actualité de l’Afrique.
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