Priorité santé

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- L'hypnose thérapeutique désigne un état modifié de conscience, durant lequel la personne se trouve entre éveil et sommeil. On l'utilise pour traiter les addictions, les troubles anxieux, la douleur... Certaines utilisations de cette technique, utilisée depuis au moins 200 ans dans les sociétés occidentales, ont fait l'objet d'études cliniques qui valident les modifications du fonctionnement cérébral, associé à cette forme de transe.
L'intérêt thérapeutique de l'hypnose est ainsi reconnu dans le domaine de l'anesthésie opératoire, tout comme l'EMDR – cette technique de désensibilisation et de retraitement par mouvements oculaires – dans le cadre de la prise en charge du stress post-traumatique.
Quand se tourner vers l'hypnose thérapeutique ? Comment ça fonctionne et quels en sont les bienfaits ? Quelles sont les différentes techniques d'hypnose ? Est-ce que l'hypnose thérapeutique est contre-indiquée dans certains cas ?
Avec :
Dr Jean-Marc Benhaiem, médecin hypnothérapeute, responsable du Diplôme universitaire d’Hypnose médicale à la Pitié-Salpêtrière à Paris, directeur du Centre Hypnosis à Paris-8 pour les consultations d’hypnose et auteur de l’ouvrage L’hypnose pour guérir de ses souffrances, paru aux éditions Odile Jacob
Pr Asseman Médard Koua, psychiatre psychothérapeute, directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale (PNSM) en Côte d'Ivoire. Enseignant-chercheur à la Faculté de médecine à l'Université de Bouaké.
Un reportage de Thalie Mpouho.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne au Cabinet diététique Nutridéal à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► D-influence – Hypnotize
► Alewya – Cairo FM. - Les femmes et les jeunes filles sont particulièrement exposées à la maladie, dans la mesure où elles assument au sein de la famille, comme de la communauté, des tâches dédiées aux soins et à l'assistance des personnes vulnérables. Aidantes des malades, accompagnatrices à l'hôpital, responsables des rites funéraires, mais aussi soignantes de première ligne dans de nombreuses structures de santé en milieu isolé et sous-doté, ce qui correspond au contexte sanitaire des régions actuellement concernées par cette 17e épidémie. Un autre facteur de vulnérabilité est lié aux risques accrus associés à la grossesse, en cas de contamination d'une femme enceinte par le virus, souvent associé à de fortes fièvres.
Comment expliquer la vulnérabilité des femmes face à Ebola ? Pourquoi une sensibilisation dédiée est-elle importante ? Comment l'engagement des femmes, dans la communauté et dans le secteur sanitaire, est-il aujourd'hui déterminant dans la riposte Ebola, en RDC ?
Nous concluons notre série d'émissions spéciales Ebola délocalisées à Kinshasa, par une émission consacrée aux femmes en première ligne face à l'épidémie.
Avec :
Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale
Pr Octavie Lunguya, cheffe du département de microbiologie à l'INRB, Institut national de recherche biomédicale
Pr Bruno Lapika Dimomfu, professeur d'anthropologie, spécialiste en santé publique et directeur du CERDAS à l’Université de Kinshasa
Des reportages de Paulina Zidi
Programmation musicale :
Fally Ipupa – Delirium - Il y a précisément cinq mois aujourd'hui, le 15 mai 2026, la République démocratique du Congo a déclaré l'épidémie d'Ebola, dans la province de l'Ituri, première région touchée dans le Nord-Est du territoire. Aujourd'hui, ce sont sept provinces qui sont directement concernées. Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs, des médecins et des ONG face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche…
Déclarée officiellement le 15 mai, l’épidémie actuelle d’Ebola s’inscrit dans une réalité bien connue des spécialistes : le virus circule souvent avant même que l’alerte ne soit donnée. Si la flambée est officiellement reconnue depuis cinq mois, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de circulation silencieuse auraient pu précéder son identification.
Cette 17e épidémie a été qualifiée d'urgence de santé publique de portée internationale par l'OMS, et c'est un nouvel épisode qui rappelle combien chaque émergence du virus constitue une épreuve pour les populations touchées et un défi majeur pour la recherche scientifique et les systèmes de santé.
Pour notre deuxième émission délocalisée à Kinshasa, nous allons parler de l'engagement des chercheurs et des médecins face à un défi qui repose sur plusieurs piliers : prévention, traitement, dépistage, sensibilisation et recherche...
La souche Bundibugyo : mieux comprendre pour mieux agir
Une approche plurielle pour lutter contre cette infection à virus Bundibugyo qui présente un fort caractère létal. Nous abordons différents aspects de la recherche : la campagne de vaccination, spécificités de la souche virale, prises en charge dans les CTE, traitement post-exposition pour les personnes contacts, l'amélioration du traçage des patients, mais aussi désormais le suivi des survivants – des patients guéris.
Au cœur des échanges : le virus Ebola de Bundibugyo, une souche moins fréquemment rencontrée que d’autres. Quelles sont ses particularités ? Quels défis pose-t-elle aux équipes médicales et aux chercheurs ? Et comment adapter la réponse sanitaire pour mieux protéger les populations ?
Avec nos invités, nous explorons les enjeux scientifiques, médicaux et communautaires de cette 17e flambée, pour mieux comprendre le virus, les défis de la riposte et les pistes permettant d’améliorer la prise en charge des patients.
À lire aussiRDC : comment expliquer la propagation rapide de l'épidémie d'Ebola dans l'est du pays ?
Avec :
René-Hubert Mendo'o Medjo, représentant pays et chef du bureau de l'Institut de médecine tropicale d'Anvers (IMT) en République démocratique du Congo
Dr Jepsy Yango, du centre de recherche clinique de l'INRB, coordinateur de l'essai clinique EBO-PEP évaluant l'efficacité de certains antiviraux en prophylaxie post-exposition
Dr Nana Mimbu, épidémiologiste terrain pour MSF dans la riposte Ebola
Programmation musicale :
Adam la nuit – Mbeli - La 17e épidémie de maladie à virus Ebola qui touche la République démocratique du Congo, officiellement depuis le 15 mai dernier, s'annonce déjà comme la plus meurtrière pour le pays d'Afrique centrale. Ce sont désormais sept provinces qui sont concernées par des cas confirmés et le décès, le 6 octobre, d'un citoyen kényan, de retour dans son pays après avoir contracté le virus Ebola en RDC, replace la maladie émergente à la une de l'actualité internationale et pose la question de la mobilité des malades et de leur traçage.
Sur qui repose aujourd'hui la riposte ? Comment les décisions sont-elles prises pour que les moyens humains et financiers s'adaptent à la situation en temps réel ? La mobilisation internationale est-elle à la hauteur de cet enjeu de santé mondiale ? Les soignants de première ligne bénéficient-ils des équipements de protection recommandés par l'OMS ?
À l'occasion de notre délocalisation dans la capitale congolaise, à Kinshasa, nous donnons la parole à des acteurs majeurs de la riposte. Nous parlons de moyens financiers, humains, sanitaires déployés sur le terrain, mais aussi dans les laboratoires et les institutions.
Une synergie pour lutter contre cette maladie émergente, dont l'efficacité de la riposte est compliquée par plusieurs facteurs : la localisation des foyers en zone d'insécurité et de mobilité des populations, une souche virale plutôt rare contre laquelle aucun vaccin éprouvé n'existe et un contexte international de désengagement financier en santé mondiale.
Ces obstacles n'empêchent pas les responsables politiques, sanitaires et institutionnels de s'engager et de porter un plaidoyer pour un renforcement de la mobilisation internationale.
À lire aussiEst de la RDC : comment l’armée et la Monusco se déploient pour appuyer la riposte contre Ebola
Avec :
Dr. Body Ilonga Bompoko, secrétaire général à la Santé publique et hygiène de la République démocratique du Congo
Dr. Jean Kaseya, directeur général du CDC Africa
Pr. Jean-Jacques Muyembé, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, coordonnateur national de la riposte Covid-19 en RDC & co-découvreur du virus Ebola en 1976
Patient Ligodi, journaliste au service Afrique de RFI
Un reportage de Paulina Zidi, envoyée spéciale permanente de RFI à Kinshasa, de retour de Komanda, en Ituri
Programmation musicale :
PSON – Spirits - Bien qu'elles impactent à l'échelle planétaire près d'un milliard de personnes, la plupart des noms des maladies tropicales négligées sont inconnus du grand public dans les pays développés. Noma, filariose lymphatique, ulcère de Buruli… Il existe 20 maladies tropicales négligées. Ces pathologies infectieuses touchent principalement les populations pauvres et marginalisées des zones tropicales et la recherche, comme l'accès aux traitements, sont peu financés, compte tenu de l'absence de rentabilité en recherche-développement pour les populations, dans ces zones.
L'OMS a établi un plan à l'échelle 2030, dans le cadre de la lutte contre ces MTN. Il comporte quatre axes : traitement de masse, lutte anti-vectorielle, prise en charge médicale et amélioration de l'hygiène (et de l'accès à l'eau potable).
À l'occasion de notre deuxième jour de délocalisation à Marseille, toujours dans l'enceinte de l'hôpital d'instruction des armées Laveran, dans la cité phocéenne, toujours dans le cadre des Actualités du Pharo, Priorité santé donne la parole à des médecins et chercheurs francophones, qui exercent dans le domaine des maladies tropicales et infectieuses.
Avec un coup de projecteur sur les maladies tropicales négligées
Elles sont, d’après les critères de l’OMS, une vingtaine et on les désigne aussi parfois par leurs initiales : MTN. Beaucoup d'infections, de parasitoses, qui concernent un milliard de personnes à l'échelle de la planète, et pourtant demeurent méconnues, voire presque inconnues pour une partie de l'humanité : noma, filariose, helminthiases, onchocercose…
Négligées, donc, parce qu'elle concerne les populations les plus vulnérables ; beaucoup d'entre elles sont directement associées aux conditions de vie : manque d’hygiène, dénutrition, manque d'accès aux soins.
Maladies négligées et encore trop souvent, riposte insuffisante : même si des programmes de prophylaxie existent et que des médecins mettent leur savoir-faire au service de ces populations les plus vulnérables.
Avec :
Pr. Laurent Guyot, chef du service de chirurgie maxillo-faciale au Centre hospitalier Universitaire de Marseille. Expérience de plus de dix ans de missions en chirurgie humanitaire et actuellement réalise des missions avec l’association Sourire un jour.
Michel Boussinesq, directeur de recherche émérite à l'Institut de recherche pour le développement (IRD), ancien responsable du groupe Maladies tropicales négligées de l'unité mixte internationale TransVIHMI
Madeleine Inès Danielle Evouna, étudiante en master recherche en faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques de l’université de Douala, titulaire d’un master en biologie clinique option parasitologie et mycologie de la même faculté
Programmation musicale :
Yebba – Yellow Eyes
Rim-Ka, Fokawa – Pejy Araiky
Sobre Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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