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  • «On ne peut même pas sortir pour se promener»: des Russes coincés à l'aéroport de Séoul
    Près de trois mois à vivre dans un lobby d’aéroport. C’est le quotidien surréaliste de cinq Russes qui ont fui la mobilisation et refusent d’aller combattre en Ukraine. Mais la Corée du Sud a refusé de les laisser déposer une demande d’asile dans le pays, et ils sont donc bloqués à l’entrée. Pour les autorités sud-coréennes, vouloir échapper au service militaire n’est pas un motif légitime. Soutenu par les avocats, ils ont fait appel de la décision et espèrent pouvoir déposer leur dossier et trouver un refuge temporaire en Corée du Sud. En attendant une décision, ils patientent tant bien que mal à l’aéroport d’Incheon.
    1/29/2023
    2:27
  • Démographie: pourquoi les Japonais ne font-ils pas – ou pas plus – d'enfants?
    Au Japon, le gouvernement vient de décréter la mobilisation générale contre la dénatalité. Moins de 800 000 bébés sont nés en 2022. Aussi peu, c'est du jamais-vu. Pour le Premier ministre, Fumio Kishida, si l'archipel ne redresse pas la barre en la matière, à terme, il « sera dans l'incapacité de pouvoir continuer à fonctionner en tant que société » et la sécurité sociale tombera en faillite dans le pays qui compte 86 500 centenaires. De notre correspondant à Tokyo, Seuls 2 % du Produit intérieur brut japonais sont dévolus aux politiques et aux mesures en faveur des familles. Contre plus de 3 % dans les autres grands pays industrialisés. Ces deux jeunes mamans en témoignent : il faut avoir les moyens pour mettre des enfants au monde et les élever... « Être enceinte et accoucher m’a coûté 600 000 yens [plus de 4 000 euros, NDLR], qui ont été entièrement à ma charge puisque la Sécu considérant que la grossesse n’est pas une maladie, elle ne rembourse rien. Je ne peux pas me permettre une telle dépense une seconde fois », dit la première. Et la seconde d’ajouter : « Je ne touche que 10 000 yens d’allocations familiales par mois pour mon petit garçon [70 euros environ, NDLR]. Heureusement que je n’ai pas spécialement envie d’un deuxième enfant : je n’y arriverais pas avec mon petit salaire, le coût de la vie et, en plus, l’inflation... » ► À lire aussi : Les Japonais incités à se marier pour lutter contre la baisse des naissances Quand le monde du travail prend le dessus sur la vie privée Le monde du travail japonais s’est précarisé : 40 % des salariés n’ont qu’un emploi précaire, sous-statutaire ou irrégulier. S’ajoute à cela une culture d’entreprise archaïque et souvent inhumaine. De quoi dissuader beaucoup de gens de faire des enfants... « Mon copain et moi, on est intérimaires et rémunérés à la journée. Donc, contrairement aux salariés statutaires, on n’aurait pas droit à un congé maternité ou paternité payé. Du coup, on y réfléchit à deux fois avant de faire un bébé... », argumente une Japonaise. « Avoir un enfant supposerait que je m’absente du travail pendant plusieurs mois. Ce serait sans doute fatal à ma carrière. C’est très difficile pour les femmes de se faire une place dans ce milieu professionnel dominé par les hommes... », rappelle une autre salariée. ► À lire aussi : Un ministre en congé paternité pour la première fois au Japon « J’ai pu me marier et avoir un enfant, car mon employeur – une société américaine – m’autorise à télétravailler après 18 heures, ce qui me permet de donner un coup de main à ma femme, mais rares sont les salariés japonais qui ont ce privilège », prévient un salarié qui a fondé une famille. « Or, ça ne doit pas être d’office facile d’avoir une vie de couple épanouie et de fonder une famille quand on rentre du boulot à 23 heures... » Ceux qui préfèrent le célibat Et puis, de plus en plus de jeunes revendiquent le droit au célibat, à l’image de ces Tokyoïtes : « Je ne suis pas certaine que ce soit très responsable de mettre un enfant au monde dans un pays qui va aussi mal et sur une planète qui souffre autant... », pense une Japonaise. « J’ai déjà, à la fois, peu d’argent et peu de loisirs. Marié et père de famille, j’en aurais encore moins. Non merci, sans façon... », avance un autre Japonais. « Me marier et fonder une famille me semblent encore plus stressants qu’être célibataire, donc, ça ne m’a jamais fait rêver... », explique une Tokyoïte. Pas de mariage ni d’enfants : c’est le souhait d’un trentenaire nippon sur quatre, selon les instituts de sondages et de près de 20 % des Japonais âgés de 17 à 19 ans.
    1/28/2023
    2:29
  • L’Espagne s’apprête à vivre une année touristique record
    Le tourisme devrait représenter en 2023 12,2% du PIB en Espagne, presque autant qu’avant la pandémie de Covid. Le secteur garde toutefois un « optimisme prudent », car la hausse du prix de l’énergie a fait chuter les bénéfices. De notre correspondante à Madrid, Sur la Plaza de España, malgré le vent glacial, des grappes de touristes défilent pour se prendre en photo devant la statue en bronze représentant Don Quichotte à cheval, accompagné de Sancho Panza sur son âne. Sur cette même place, trois hôtels de luxe affichent presque complet alors qu’un groupe d’Asiatiques s’engouffre dans le hall. « Nous venons de Hong Kong, il fait un peu froid, mais ça va. Nous restons deux jours ici et demain, nous partons pour Barcelone ». Un peu plus loin, deux familles avec des enfants discutent. L’une vient de Moravia, l’autre de Hollande. « C’est la deuxième fois que nous venons à Madrid pour quelques jours. On adore cette ville. Le temps est parfait, Malheureusement, on doit rentrer aujourd’hui en Hollande. Mais on reviendra, c’est sûr ».  L’année ne vient que de commencer, mais déjà la fréquentation touristique connaît un rebond fulgurant à Madrid et dans le reste du pays. L’année dernière avait déjà été marquée par le redémarrage de l’activité malgré la guerre en Ukraine et la hausse du prix de l’énergie, comme le rappelle le vice du directeur José Luis Zoreda, de l’Organisation patronale Exeltur : « Comme données importantes, il faut souligner que 61% du total de l’économie espagnole en 2022 est dû à la reprise de l’activité touristique. » L'Andalousie plébiscitée par les touristes Si les régions de l’intérieur, comme la Castille et la Manche ou l’Estrémadure, ont connu une hausse inédite de fréquentation, l’Andalousie reste la région préférée des touristes. Elle est d’ailleurs le principal moteur du secteur touristique en Espagne, comme le confirme Alberto Ortiz, chargé du tourisme andalou, qui invite à une prudence optimiste : « 2022 a été l’année de la récupération et 2023 s’il n’y a rien d’imprévu, sera une année record en nombre de visiteurs. Nous avons pour objectif de récupérer le touriste étranger, qui n’est pas encore totalement revenu. Nous y travaillons ». L'organisation patronale du tourisme met en garde toutefois contre l'impact d'une possible « surfréquentation ». Cet envol de la demande pourrait se traduire par une saturation qui risque de nuire au secteur, alors que l’Espagne cherche à promouvoir un tourisme de qualité.
    1/27/2023
    2:22
  • Les Serbes du Kosovo inquiets pour leur avenir
    En début de semaine, le président serbe a expliqué à son peuple la nécessité d’accepter le plan européen de normalisation des relations avec le Kosovo. Un discours qui passe mal au sein de la minorité serbe du Kosovo, où beaucoup se sentent abandonnés à eux-mêmes. De nos envoyés spéciaux à Mitrovica,  À Mitrovica, les eaux de la rivière Ibar gonflées par les pluies incessantes de ces derniers jours ont fini par inonder Bosnjacka Mahala, le seul quartier encore mixte de la ville. Près d’un quart de siècle après la fin de la guerre, Mitrovica reste le symbole des divisions entre Serbes et Albanais. Alors que des discussions se poursuivent à portes fermées entre Belgrade, Pristina et les émissaires occidentaux, les craintes se réveillent. Ana, la trentaine, vit dans la partie serbe, au nord de Mitrovica. Cette enseignante d’arts plastiques déplore les divisions intercommunautaires. « Le grand défi, c’est de faire en sorte que les enfants de chaque communauté ne regardent plus les autres comme des ennemis, mais qu’ils voient ce qu’ils ont en commun. C’est de plus en plus compliqué. Parce que les enfants entendent ce que racontent les adultes et les médias. » ► À lire aussi : La Serbie dit vouloir «normaliser» ses relations avec le Kosovo Il y a deux ans, beaucoup de Serbes du Kosovo avaient espéré que l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Albin Kurti permettrait de relancer le dialogue entre les deux communautés. Aujourd’hui, le constat est amer : la minorité se sent plus méprisée que jamais par les autorités de Pristina, et craint d’être lâchée par Belgrade au nom d’un compromis. Il y a quelques semaines, Marko Jakšić était sur les barricades érigées dans le nord du Kosovo. Ce magistrat a également démissionné du tribunal le 5 novembre dernier, au moment où tous les Serbes quittaient les institutions du Kosovo. « Ce nouvel accord dont on parle devrait régler de grandes choses entre Belgrade et Pristina, mais les problèmes resteront les mêmes sur le terrain, assure-t-il. Le peuple serbe au Kosovo est le plus discriminé en Europe, cet accord ne changera rien pour eux. Si un tel accord intervient sans que la question des droits des Serbes au Kosovo ne soit réglée, leur départ sera inévitable. » En effet, pour les Serbes du Kosovo, le plus taraudant est aujourd’hui de ne pas savoir de quoi sera fait leur avenir. Loin de rassurer, le discours très théâtral du président Aleksandar Vucic en début de semaine, a surtout encore un peu plus renforcé leurs peurs, après des mois de tensions.
    1/26/2023
    2:09
  • Au Liban, le «Made in Lebanon» se développe face à la crise
    La crise foudroyante qui frappe le Liban depuis trois ans force l’économie à se transformer. D’un pays de services touristiques et bancaires qui importe plus de 80% de ce qu’il consomme, le pays entame une transition forcée vers un début d’industrialisation dans des secteurs clés comme l’alimentation ou encore la production de médicaments. Avec notre correspondante à Beyrouth, Sophie Guignon Sur les hauteurs du sud de Beyrouth, la première usine de pâtes du Liban a ouvert ses portes il y a tout juste un an. Une cinquantaine d’employés y fabriquent chaque jour 4 000 paquets de spaghettis, tagliatelles ou encore lasagnes « Made in Lebanon ». À leur tête, Salah Malaeb, 60 ans, dirige l’entreprise baptisée Del Libano. « Toutes nos pâtes sont faites à partir de blé et d’eau. L’eau vient de la montagne libanaise et le blé est cultivé au Liban, dans la vallée de la Békaa. Vous voyez sa couleur dorée ? » Malgré la crise, l’entrepreneur a investi 1,2 million d’euros pour développer un savoir-faire qui n’existait pas au Liban. « On s’est rendu compte qu’on exportait notre blé en Europe, pour la fabrication de pâtes, pour ensuite importer des pâtes au Liban, explique-t-il. On s’est dit pourquoi ne pas produire des pâtes pour notre consommation directement ici avec notre blé, notre eau et avec notre main d’œuvre. Ça contribue à notre sécurité alimentaire. On a choisi d’ouvrir ici, car c’est un choix de résistance, nous croyons en notre pays. » En misant sur la fabrication locale, l’entreprise peut vendre ses pâtes moitié moins chères que ces concurrents étrangers. Et elle n’est pas la seule. Dans les supermarchés, on trouve désormais des produits d’hygiène, des boîtes de conserve ou des céréales estampillées « Made in Lebanon ». Alors que les prix des produits alimentaires ont augmenté de 1 700% en trois ans, les clients, comme César Chahzayan, 68 ans, ont changé leurs habitudes de consommation. « Maintenant, j’achète surtout des produits de l’industrie locale. Les marques européennes coûtent trop cher. Je ne peux pas me le permettre. » ► À lire aussi : Crise au Liban: les transferts d'argent de la diaspora, bouée de sauvetage de la population Indépendance en médicaments L’industrie libanaise s’adapte aussi à la crise dans le secteur pharmaceutique. Alors que la dépendance aux importations avait mené à des pénuries dramatiques de médicaments, aujourd’hui les génériques locaux alimentent 30% de la demande. Au nord de Beyrouth, Algorithm, l’un des trois plus gros laboratoires libanais, a même fait sortir de terre une usine flambant neuve. « On est en train de tester la quantité de la substance active qui donne l’effet du médicament chez le patient dans ces granules-là », commente Michelle Semaan, la directrice de production. Médicaments contre l’hypertension, le cholestérol ou les maladies cardiovasculaires : l’entreprise produit une centaine de traitements. « C’est notre devoir et notre responsabilité en tant qu’industrie locale, de vraiment travailler jour et nuit pour délivrer les médicaments aux gens qui en ont besoin », affirme Michelle Semaan. Ces initiatives trouvent toutefois leurs limites dans un pays où l’électricité est sporadique, où les banques en faillite n’accordent plus de prêts aux entreprises et où l’État ruiné n’a pas les moyens de soutenir l’industrie.  ► À lire aussi : La livre libanaise n'en finit plus de chuter
    1/25/2023
    2:32

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