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  • Les villes-États portuaires: Dubaï, une ambition maritime extraordinaire aujourd'hui contrariée [2/5]

    25/08/2026
    À Dubaï, le port de Jebel Ali, sorti des sables il y a 50 ans, est devenu le premier port à conteneurs hors d'Asie. Mais il subit son premier véritable revers cette année avec la guerre au Moyen-Orient.
    « Le cheikh Rashid était un dirigeant avisé et visionnaire, récite un écolier. Il a contribué à l'essor moderne de Dubaï. » Comme tous les ans, les enfants des écoles dubaïotes rendent hommage à celui qui, en 1976, est à la tête de l'émirat le moins bien doté en pétrole et décide de construire le plus grand port artificiel au monde dans un village de pêcheurs, Jebel Ali.
    Un projet jugé insensé à l'époque. « Le caractère absolument ubuesque de sa vision, c'est qu’on est déjà en face d’un port qui s'appelle Djibouti, qui sert alors de hub et d'interconnexion à l’entrée et à la sortie du canal de Suez, rappelle Yann Alix, expert des stratégies maritimes. Pourquoi aller traverser, passer Ormuz et finalement se retrouver dans une trappe ? Et pourtant, il réussit malgré tout à penser que Dubaï doit être une place du négoce et du commerce. Avec cette vision quand même très avant-gardiste de se dire que la logistique viendra se faire ici. »
    Projet visionnaire
    Zéro droit de douane, zéro taxe pour attirer à Dubaï les entreprises de logistique du monde entier… Dès 2001, quand la Chine entre dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Jebel Ali s'impose comme port majeur de transbordement de conteneurs entre l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe. « Les navires les plus grands du monde sont sur la route Asie-Europe et ils arrivent à Jebel Ali, explique Yann Alix. Vous avez aussi d'immenses parcs logistiques où on va pouvoir retraiter les marchandises pour pouvoir les réexpédier. Ça va du tee-shirt à l’iPhone, de la paire de lunettes à la machine-outil… tout ce que l'on peut mettre dans un conteneur, c'est-à-dire à peu près toutes les marchandises qui sont a minima transformées. »
    Pire crise de son histoire
    Les Émiriens reprennent le contrôle d'un commerce maritime que les Britanniques leur avaient dérobé sous la colonisation. Jusqu'au 28 février 2026. L'Iran est visé par des frappes et Téhéran riposte en visant les pays du Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis sont ciblés par les missiles et les drones iraniens. Le détroit d'Ormuz est bloqué par Téhéran. En 50 ans, aucune crise n'avait fait aussi mal à l'économie portuaire de Dubaï. « En 2009, à cause de la crise financière, on avait une baisse de 7% du trafic entre 2015 et 2020, compare Eve Barré, économiste des transports chez Coface. À cause du Covid et du blocus sur le Qatar, on a une baisse de 14% du trafic. Entre le 28 février et la fin juin 2026, le nombre de bateaux à faire escale au port de Jebel Ali est réduit de près de 90%. »
    Le port de Jebel Ali réussira-t-il à se réinventer ? Dubaï Port World s'emploie à le connecter par le rail au canal de Suez et prévoit un autre terminal à conteneurs à Fujairah, sur la côte est, afin d'éviter le détroit d'Ormuz.
  • Les villes-États portuaires: quand Venise et Gênes rivalisaient pour devenir numéro un du commerce mondial [1/5]

    24/08/2026
    De Dubaï à Hong Kong en passant par Singapour, elles surprennent par leurs succès économiques. Les villes États portuaires. C'est le cas de Venise et Gênes qui ont, durant des siècles, rivalisé pour devenir numéro un du commerce mondial.
    C'est l'époque où les cités italiennes se livrent une guerre sans merci. Au Moyen Âge, la compétition entre Venise et Gênes s’intensifie et atteint son paroxysme entre les XII et XIV siècles.
    Toutes deux sont alors de puissantes républiques maritimes. Venise et Gênes tirent parti de leur positionnement intermédiaire entre le sud de l'Europe, Constantinople à l'est et le monde musulman qui s'étend sur le littoral sud méditerranéen, de la Terre Sainte à Espagne.
    Du commerce des épices à la traite des esclaves
    Venise, surnommée la « Sérénissime », contrôle la Méditerranée orientale depuis l'est de la péninsule italienne. Située sur sa côte ouest, Gênes, la « Superbe », règne sur la partie occidentale du bassin méditerranéen et la Corse où elle fonde des villes fortifiées. Les sœurs ennemies font le commerce des épices, de la soie, de l’alun, de la laine, du vin, des pierres précieuses et des métaux. Mais aussi des esclaves originaires d’Espagne, d’Afrique subsaharienne ou encore des régions voisines de la mer Noire. Venise exporte aussi le sel que la lagune vénitienne produit à profusion. Ainsi, les deux cités marchandes deviennent incontournables entre la demande européenne et l'offre africaine, et surtout asiatique.
    Des comptoirs ralliés par les routes maritimes
    Les marchands s'organisent pour partager les risques liés aux sinistres ou aux attaques des pirates et des flottes arabes. Les deux cités installent des colonies dans les principaux ports de la Méditerranée et, plus tard, en Orient. Ces comptoirs, régis par les lois de la cité d'origine, sont de véritables États dans l'État où grouillent les affaires.
    Une différence, toutefois : alors que les doges de Venise mènent une politique avec l'État très présent, qui construit les navires et organise les convois commerciaux, les dirigeants de la cité rivale savent que leur État n'a que peu de moyens propres et agissent par l'intermédiaire d’opérateurs privés. Et quand la République ne peut plus payer, elle octroie des réductions d'impôts. C'est à Gênes que la première banque moderne d'Europe voit le jour en 1407, l'Office de Saint Georges qui propose les emprunts d'État.
    La compétition et le déclin
    Les forces semblent s’équilibrer entre ces deux républiques marchandes alors qu’en 1204, les Croisés avec l'aide des Vénitiens s'emparent de Constantinople, pourtant ville chrétienne et capitale de l'Empire byzantin. Les Génois se sentent menacés. C'est le début de quatre guerres sanglantes au nom des intérêts réciproques sur mer, comme sur terre. Les conquêtes turques et la chute de Constantinople en 1453 marqueront le déclin des cités italiennes.
    Le centre de gravité économique bascule alors des villes italiennes vers l’Angleterre élisabéthaine et les Provinces-Unies des Pays-Bas, c’est-à-dire du sud de l'Europe vers le nord du continent. En 1866, cinq ans après Gênes c'est au tour de Venise de rejoindre le royaume de l'Italie. Une histoire commune commence ainsi pour ces anciennes rivales.
  • L'économie au cinéma: la lutte des classes sur grand écran [5/5]

    21/08/2026
    Aujourd'hui l'Économie vous propose de passer en 16:9 et de regarder le monde en grand écran. On ne parlera pas, comme cela nous arrive parfois, d'économie du cinéma mais d'économie au cinéma. Pour ce dernier épisode, on va voir comment le cinéma s'empare de la lutte des classes, et comment par l'art, les réalisateurs luttent à leur manière contre les injustices.
    Le Cuirassé Potemkine, film muet en noir et blanc de 1925 du cinéaste russe Sergeï Eisenstein, est sans doute l'un des premiers à parler de violence de classes à travers la mutinerie des marins d’Odessa en 1905. Il fut d'ailleurs très longtemps interdit dans de nombreux pays pour cause de « propagande bolchevique ».
    Dès son origine, le cinéma s'empare de la thématique des luttes sociales qui prend souvent racine dans des périodes de crises profondes telles que la Grande Dépression des années 1930 aux États-Unis, début d'une conscience de gauche à Hollywood. 
    Notre pain quotidien, film de 1934 du réalisateur texan King Vidor, met en scène la vie d'une coopérative agricole où ouvriers et paysans se regroupent pour faire pousser du blé dans une région frappée par la sécheresse.
    Dans les années 1970, Sydney Pollack signe un autre film sur la Grande Dépression avec On achève bien les chevaux, qui dépeint une classe moyenne poussée par le chômage et la misère, qui se rue dans les marathons de danse pour gagner une prime jusqu'à l'épuisement.
    Jean Renoir, la France d'avant-guerre 
    En France, en 1939, Jean Renoir signe son chef-d'œuvre avec La Règle du jeu, comédie de mœurs, qui décrit les rouages d'une société des classes. Derrière bals et chasses en Sologne s’expose la vanité d’une élite aveugle de la guerre qui s’annonce. Censuré à sa sortie, La Règle du jeu dénonce l’immobilisme d’un ordre social oppressif.
    Telle l’adaptation d’un roman d’Émile Zola, Jean Renoir filme avec précision les rouages de la société des classes qui perdure en France à cette époque. Derrière l’apanage d’une société organisée en classes sociales, Jean Renoir efface les lignes et organise savamment le mélange. À l’image de la rencontre entre Robert de la Chesnaye et le braconnier Marceau. 
    Des courants cinématographiques : reflets des injustices sociales 
    En Italie, avec le néoréalisme, le réalisateur Vittorio De Sica s'empare de la condition des plus modestes. Dans Le voleur de bicyclette en 1948, un homme désespéré se retrouve désemparé sans son seul moyen pour retrouver du travail et nourrir sa famille.
    Autre grand peintre des luttes sociales, le réalisateur britannique Ken Loach, s'attache déjà en 1967 dans son premier film, Pas de larmes pour Joy, à faire le portrait réaliste d'un milieu défavorisé, qui survit tant bien que mal dans les faubourgs de Londres. 
    Welfare de Frederick Wiseman ou l'enfer de l'administration américaine 
    Aux États-Unis, c'est le documentariste Frederick Wiseman qui, au début des années 1970, propose une plongée dans l'enfer de l'administration pour les bénéficiaires des minimas sociaux dans son film tourné à New York, intitulé Welfare. 
    Le film s'intéresse à la nature et à la complexité du système de santé et de la sécurité sociale américains, à New York. Il y montre l’ahurissante diversité des problèmes de ce système : logement, chômage, divorce, problèmes médicaux et psychiatriques, enfants abandonnés et maltraités. Les travailleurs sociaux comme les patients se retrouvent démunis face à un système qui gouverne leur travail et leur vie. Le film est tourné au Welfare Center de Greenwich Village, dans le bas de Manhattan.
    Un diptyque poétique et politique sénégalais 
    Vingt ans plus tard, à la fin des années 1990, le cinéaste sénégalais Djibril Diop Mambéty signe deux films consacrés aux laissés-pour-compte de la société sénégalaise : Le Franc et La Petite vendeuse de soleil. Deux films poétiques et politiques qui pointent les inégalités économiques dans la société sénégalaise post-coloniale. Un conte moderne qui donne une voix à ceux qui d'ordinaire sont ignorés. 
    Sili a entre 10 et 13 ans, vit sur les trottoirs et se déplace à l'aide de béquilles. Mendiante, elle tend la main là où les garçons proposent des journaux. Mais, ce matin-là, elle a été violemment bousculée par ces derniers. Elle a dû lutter pour réussir à se remettre debout et en a été profondément humiliée. Sa décision est alors prise. Dès le lendemain, elle vendra des journaux comme tout le monde. Ce qui est valable pour l'homme l'est également pour la femme. Ce petit monde de vendeurs est sans pitié. Elle y rencontrera la douleur, le rêve et enfin l'amitié.
    En 1993, déjà, le réalisateur ivoirien Fadika Kramo-Lanciné mettait en scène dans Wariko le gros lot, un gagnant du loto à Abidjan sur le ton de la comédie, pour dépeindre les tensions sociales criantes.
    Il faudrait encore citer la classe bourgeoise décadente chez Chabrol, l'aristocratie arrogante de Titanic de James Cameron ou la revanche des miséreux dans Parasite du Sud-Coréen Bong Joon-ho, preuve que le cinéma n'a pas fini de traiter ce sujet inépuisable.
  • L'économie au cinéma: la figure du milliardaire [4/5]

    20/08/2026
    Notre série d’été nous plonge dans le monde du cinéma pour explorer les thèmes liés à l’économie. Filmer les flux monétaires n'est pas en soi très intéressant. En revanche, plonger au cœur de l'intimité d'un ou d'une milliardaire est un sujet passionnant. Regardons de plus près cet étrange personnage.
    Citizen Kane, réalisé par Orson Welles en 1941, est l'un des premiers films de l'histoire du cinéma qui porte à l'écran l'ambiguïté de notre rapport à l'argent. Le grand réalisateur américain nous éblouit autant par sa mise en scène que par les mouvements de caméra ou encore la lumière. Son film, coécrit avec Herman J. Mankiewicz, dont Welles incarne le rôle-titre, est un véritable chef-d'œuvre cinématographique.
    L’homme le plus puissant des États-Unis
    Tout au long du film, un enquêteur assis dans l’ombre tente de résoudre une énigme : celle d'un puissant magnat de la presse, Charles Foster Kane, personnage inspiré du parcours du baron des journaux américains, William Randolph Hearst, mort dans son palais, entouré de milliers d’objets et d'œuvres d'art. Aucune des personnes interrogées n’est en mesure de dire toute la vérité sur le défunt.
    Un mot que Kane prononce sur son lit de mort symbolise cette énigme : « Rosebud » (Bouton de Rose) fait référence à la luge de son enfance. Dans la séquence finale du film, l’un des personnages conclut ainsi : « Kane a eu tout ce qu’il a désiré. Sauf Bouton de Rose, peut-être ! Mais aucun mot ne peut expliquer la vie d’un homme. Bouton de Rose n’est qu’une pièce de puzzle, une pièce qui manque. » 
    La caméra effectue une vue plongeante sur un tas de choses accumulées par Kane durant sa vie. Elle s’arrête sur une vieille luge en bois, ornée de l'inscription « Rosebud », que l’on brûle avec d’autres déchets. L'homme le plus puissant, le plus influent et le plus riche des États-Unis ne rêvait, au fond de lui, que de son enfance modeste, mais heureuse, où il était au plus près des choses. Cela, avant que l'argent ne l'éloigne de tout et de tous.
    Le rêve d’être aimé pour ce que l’on est
    L'ambiguïté ou plutôt le quiproquo est au cœur de Let's Make Love, une comédie de George Cukor sortie en 1960 et connue en France sous le titre du Milliardaire. L’intrigue ne brille pas par sa complexité : une troupe de théâtre prépare une revue dans laquelle sont ridiculisées des célébrités du moment, dont le milliardaire en question d'origine française établi à New York. Ce dernier, interprété par Yves Montand, avant d’interdire ce spectacle, assiste incognito à une répétition, tombe amoureux de l'actrice, jouée avec malice par Marilyn Monroe, puis s'engage dans la pièce sous pseudonyme pour séduire la belle.
    Scénario franchement paresseux, tournage émaillé d'histoires de liaison entre Montand et Monroe… Tout cela est vrai. Et pourtant, cette comédie musicale en forme de vaudeville, drôle et légère, pose une question provocatrice : peut-on aimer un homme riche seulement pour son charmant sourire ?
    À lire aussiL'économie au cinéma: comment le cinéma parle de l'industrie et du travail à la chaîne [2/5]
    L’argent des autres
    Comment devenir un milliardaire ? Grâce à l'argent des autres ! Voici le thème tout aussi provocateur de notre dernier opus : Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street), un film réalisé par Martin Scorsese en 2013, dont l'histoire est basée sur l'ascension, la chute et la rédemption d'un ancien courtier en Bourse, Jordan Belfort.
    Le golden boy
    À son apogée, la société de courtage financier fondée par le vrai Jordan Belfort gère pour un milliard de dollars d’actifs. Mais les arnaques et les frasques de ce « golden boy » attirent l’attention du FBI. Accusé de délit d’initié et de blanchiment d’argent en 1998, Belfort coopère avec les autorités et n’effectue que 22 mois de prison. Il devra aussi restituer plus de 110 millions de dollars aux investisseurs floués. À sa sortie de prison, Belfort se reconvertit en conférencier pour, dit-il, former la nouvelle génération de financiers.
    Son livre The Wolf of Wall Street, qui raconte son parcours, est adapté au cinéma par le réalisateur de Casino. S’estimant victime d’une arnaque montée par les producteurs du film, Belfort leur réclamera 300 millions de dollars.
    L’avarice ou toujours plus
    Le personnage principal joué par Leonardo DiCaprio (au sommet de son talent !) raconte : « L’année de mes 26 ans, je me suis fait 49 millions de dollars. Ce qui m’a carrément fait chier, c'est qu'à peu de choses près, ça aurait fait un million par semaine ! » Mais il faut toujours plus à Jordan. Son mentor, Mark Hanna (incarné par Matthew McConaughey, précis comme une lame de rasoir), explique au jeune apprenti les rouages de la Bourse : « Personne ne sait à l’avance si les actions vont monter ou descendre, aller de côté ou tourner en rond. Tu sais ce que c’est la finance ? La finance, c’est du baratin, c’est du blabla… C’est de la poudre aux yeux ! »
    Ces films clefs renvoient à d'autres films, notamment : Volpone (1941), L’Avare (1980), Casino (1995), Margin Call (2011) ou encore La femme la plus riche du monde (2025). Tous interrogent les valeurs de notre société, obnubilée par la figure du ou de la milliardaire.
    À lire aussiL'économie au cinéma: les robots prennent le pouvoir [3/5]
  • L'économie au cinéma: les robots prennent le pouvoir [3/5]

    19/08/2026
    Aujourd'hui l'Économie vous propose de passer en 16:9 et de regarder le monde en grand écran. On ne parlera pas, comme cela nous arrive parfois, d'économie du cinéma mais d'économie au cinéma. Comment les cinéastes du monde entier s'emparent-ils des thématiques liées à l'argent, au travail, à la mondialisation ? Pour ce troisième épisode, nous découvrons comment les technologies et les robots ont pris le pouvoir à Hollywood.
    « I'll be back » : quand Arnold Schwarzenegger prononce ces mots en 1984 dans Terminator, il n'est pas le premier androïde - robot à apparence humaine - sorti de l'imagination du cinéma hollywoodien.
    Deux ans plus tôt, dans Blade Runner, Ridley Scott raconte, dans un Los Angeles pluvieux et crépusculaire, l'histoire d'un ancien policier qui reprend du service en 2019 pour traquer un groupe de réplicants sanguinaires, sorte d'androïde plus proche du clone humain que du robot. Adapté d'une nouvelle de Philip K. Dick, ce long métrage de Ridley Scott explore dans une atmosphère sombre les minces limites entre l'humanité et l'intelligence artificielle.
    La revanche des robots et de la technologie sur les hommes est une source d'inspiration infinie dans le cinéma, dont l'un des exemples les plus cultes est sans doute 2001 : L'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick en 1968, film devenu un classique de la science-fiction, dans lequel le supercalculateur doué d'une intelligence artificielle prénommé Hal manque de décimer l'équipe de son vaisseau spatial. 
    Plus de 30 ans plus tard, les sœurs Wachowski poussent le concept encore plus loin dans Matrix, long métrage sorti en 1999 : la matrice est une réalité alternative conçue par les machines qui dominent la planète et maintiennent les humains dans un monde illusoire.
    Mais les robots ne sont pas tous sanguinaires et malfaisants. En 1977 dans La Guerre des étoiles, Georges Lucas invente deux robots qui vont conquérir le cœur du monde entier, R2-D2 et C-3PO. Autre film qui a marqué la façon dont nous percevons les intelligences artificielles, Her, de l'Américain Spike Jonze sorti en 2013, parle d'une histoire d'amour dans un futur proche entre un écrivain public et son assistante personnelle virtuelle.
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Sobre Aujourd'hui l'économie
Aujourd'hui l'économie, présenté par Stéphane Geneste, vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique, du lundi au vendredi à 06h16 TU, toutes cibles.
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