PodcastsAujourd'hui l'économie

Aujourd'hui l'économie

Aujourd'hui l'économie
Último episódio

275 episódios

  • Royaume-Uni: dix ans après le Brexit, comment les Britanniques s'en sortent-ils?

    23/06/2026
    Le chef du gouvernement britannique, Keir Starmer, a annoncé lundi sa démission du poste de Premier ministre. Celui qui était l'artisan d'un rapprochement avec l'Union européenne n'a pas pu aller au bout de son projet. Hasard du calendrier ou pas, ce 23 juin le Royaume-Uni commémore le dixième anniversaire du référendum sur sa sortie de l'UE. Et ce alors que les Britanniques sont de plus en plus mécontents des effets du Brexit.
    Ce sont notamment ceux qui ont voté pour quitter l'UE qui se sentent trahis. Les promesses de limiter l'immigration et de doper l'économie ne se sont pas concrétisées. L'Irlande du Nord fait des jaloux. Partie intégrante du Royaume-Uni, ce territoire a pu conserver le libre accès à son voisin du sud, la République d'Irlande, et au reste du marché unique. Ce statut particulier lui a permis de surpasser le reste du Royaume-Uni en termes de croissance. Et ce grâce notamment aux exportations destinées à la République de l'Irlande qui, elles, ont littéralement explosé. Alors que les expéditions britanniques vers l'UE se sont effondrées.
    À cause des lourdeurs administratives et des coûts liés au Brexit, les entreprises exportatrices ont dû se tourner vers de nouveaux marchés, notamment en Asie. Toutefois, les accords conclus avec des pays comme l'Australie ou l'Inde ne compensent qu'une partie infime des expéditions perdues.
    La santé en sous-financement chronique
    Exemple de ces lendemains qui déchantent, le sort du National Health Service (NHS), le service de santé publique britannique. C'était l'argument phare de la campagne pro-Brexit : récupérer des millions de livres sterling versés au budget européen pour financer plutôt le NHS. C'est une promesse non tenue. Malgré les réformes pour le rendre moins coûteux et plus efficace, le service de santé publique britannique souffre de sous-financement chronique, manque de personnel et les délais d'attente s'allongent. 
    L'attractivité du Royaume-Uni reste intacte
    Un point positif, néanmoins, le Royaume-Uni reste attractif pour les investisseurs. Et cela malgré une économie à la peine. Ces investissements se concentrent notamment dans les services financiers, la technologie et l'intelligence artificielle. Des secteurs dans lesquels la réglementation britannique est plus souple que celle de l'UE. Les politiques publiques soutiennent l'innovation. Autant de facteurs qui contribuent à l'investissement des entreprises. Mais dans leur vie de tous les jours, les Britanniques ne le ressentent pas forcément. 57% d'entre eux regrettent le divorce et souhaitent un retour dans l'UE. Mais sur quelles bases ?
    À lire aussiLe Brexit de nouveau au coeur du débat au Royaume-Uni et en Europe dix ans après
    Le remariage ou pas ?
    Pendant deux ans, le gouvernement Starmer a prôné un rapprochement avec l’Europe, notamment dans la défense et les relations commerciales, sans pour autant réintégrer l'UE ni le marché unique. Mais la population reste profondément divisée. La question de la réadhésion à l’UE devrait redevenir centrale lors de la campagne des législatives britanniques en 2029. 
     
    À lire aussi«Le Royaume-Uni, une société libérale en péril» d'Aurélien Antoine
  • Xbox, la division jeu vidéo de Microsoft se prépare à de nouveaux licenciements de masse

    22/06/2026
    Trois mois après son arrivée, Asha Sharma, la nouvelle patronne de la division gaming du géant informatique promet de « réinitialiser Xbox ». Une promesse qui devrait prendre la forme d'un dégraissage brutal avec de nombreuses fermetures et ventes de studios et des milliers de suppressions d'emplois. La traduction d'un changement de stratégie brutal pour Microsoft qui délaisse le jeu vidéo pour se mettre toutes ses forces dans la course à l'intelligence artificielle (IA).
    « Ça ne peut plus durer comme ça. » Dans un courrier adressé aux 20 000 salariés de Xbox le 10 juin, Asha Sharma arrivée à la tête de la division gaming de Microsoft en janvier dernier donne le ton. Dans ce texte aux accents de lettre de rupture, elle dresse le portrait d'une branche en déclin et promet de « réinitialiser Xbox » en 100 jours. Comment ? Asha Sharma restait floue. Depuis la presse spécialisée fait état d'un « bain de sang » en préparation pour la fin de l’exercice fiscal de Microsoft, le 30 juin prochain, avec à la clé de multiples fermetures de studios et des milliers d’emplois supprimés.
    Trois jours avant ce courrier, Asha Sharma profitait pourtant du Summer Game Fest, la grand-messe annuelle du jeu vidéo, pour lancer en grande pompe les festivités autour des 25 ans de Xbox. Rien ne laissait alors présager qu'en coulisses se préparait le cinquième plan social en deux ans pour Xbox. Microsoft se porte pourtant bien : au premier trimestre 2026, le groupe a enregistré plus de 30 milliards de dollars de bénéfices.
    Une rentabilité en berne malgré des investissements colossaux
    Mais la contribution du jeu vidéo est de plus en plus marginale. La rentabilité de Xbox atteint péniblement 3 %, loin des standards du groupe. Dans son courrier Asha Sharma rappelle pourtant les investissements colossaux consentis ces dernières années : 20 milliards sur cinq ans, auxquels il faut ajouter les 69 milliards de dollars dépensés en 2023 pour racheter Activision Blizzard, le plus gros investissement de toute l’histoire de l’industrie du jeu vidéo qui a fait de Microsoft le premier employeur mondial du secteur. Cette frénésie de rachat de studios visait à alimenter en contenu le Game Pass, le système d’abonnement de Xbox, sorte de Netflix du jeu vidéo. 
    À lire aussiEmploi: l’industrie du jeu vidéo toujours en zone de turbulences
    Mais cette stratégie n'a pas porté ses fruits. D'abord parce que les jeux vidéo coûtent de plus en plus cher à produire, il n'est pas rare que leurs budgets dépasse ceux des superproductions hollywoodiennes. Or la croissance du jeu vidéo s'est déplacée des marchés historiques de Xbox en Europe et aux États-Unis vers la Chine ou le Brésil où il est beaucoup moins bien implanté. Surtout, entre le moment où cette stratégie de rachats compulsifs a été imaginée et mise en œuvre et aujourd'hui, le boom de l'intelligence artificielle est intervenu. Il ne faut pas oublier que l’industrie du jeu vidéo est d’abord et avant tout une industrie informatique. Elle subit donc de plein fouet l'explosion du prix des composants électroniques et la concurrence des datacenters.
    Le jeu vidéo n'est clairement plus une priorité
    En première ligne de cette course effrénée à l'IA, Microsoft se retrouve en position de mettre ses différentes divisions en concurrences. Entre ses deux enfants, le groupe a clairement choisi : c'est dans l'IA qu'il prévoit d'investir 190 milliards de dollars cette année. Le jeu vidéo n'est clairement plus une priorité. Ce n'est pas un hasard si avant d’être nommée PDG de Xbox en janvier Asha Sharma avait fait toute sa carrière dans l'IA. Microsoft lui a visiblement confiée pour mission de dégraisser pour permettre au groupe d'accélérer dans sa course à l’intelligence artificielle. Ce n'est pas un bug, c'est un changement brutal de stratégie.
  • Coupe du monde 2026: la tech réinvente la publicité et bouleverse le business de la Fifa

    19/06/2026
    Organisée pour la première fois sur trois pays et avec un format inédit de 48 équipes, la Coupe du monde 2026 marque une rupture économique majeure. Derrière l'augmentation du nombre de matchs, la Fifa fait évoluer son modèle publicitaire en s'appuyant sur les géants de la tech, l'intelligence artificielle et les plateformes numériques pour générer de nouvelles sources de revenus.
    La Coupe du monde 2026 sera celle de tous les records. Organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, elle réunira 48 équipes et comptera 104 matchs, contre 64 lors des éditions précédentes. Soit près de 65% de contenu supplémentaire à monétiser. Pendant des décennies, le modèle économique de la Fifa reposait sur trois piliers : la vente de billets, les droits télévisés et les revenus issus des sponsors traditionnels grâce aux panneaux publicitaires autour des terrains. Ce modèle reste d'actualité, mais il évolue rapidement pour s'adapter à une compétition devenue plus grande et plus coûteuse.
    Cette transformation se traduit notamment par l'arrivée de nouveaux partenaires issus de la technologie. Lenovo, Google, TikTok ou encore YouTube ne se contentent plus d'acheter de la visibilité. Ils fournissent également des infrastructures numériques, des services technologiques et des outils d'intelligence artificielle qui participent directement au fonctionnement de la compétition.
    Des sponsors qui ne vendent plus seulement leur image mais aussi leurs technologies
    Aujourd'hui, payer plusieurs millions d'euros pour afficher son logo pendant 90 minutes autour d'un terrain ne suffit plus. Les entreprises technologiques cherchent désormais à proposer des services qui améliorent l'expérience des spectateurs et des organisateurs. L'exemple de Lenovo illustre parfaitement cette évolution. Pour la Coupe du monde 2026, le groupe déploie près de 10 000 équipements informatiques et mobilise plusieurs centaines d'ingénieurs afin d'accompagner l'organisation de l'événement.
    Pour la Fifa, cette stratégie présente un double avantage. D'une part, ces entreprises contribuent au financement de la plus grande compétition de football au monde. D'autre part, elles permettent de créer de nouvelles sources de revenus liées aux usages numériques qui n'existaient pas il y a encore quelques années. Les habitudes de consommation ont profondément changé. Les supporters ne regardent plus seulement un match à la télévision. Ils commentent les actions sur les réseaux sociaux, consultent les statistiques en direct sur leur smartphone ou visionnent les ralentis sur TikTok. Cette multiplication des écrans ouvre de nouvelles opportunités commerciales pour les annonceurs comme pour la Fifa.
    Le supporter devient une donnée économique et chaque contenu peut être monétisé
    Cette évolution transforme également le rôle du spectateur. Il n'est plus seulement une audience, mais devient une source de données permettant de personnaliser les campagnes publicitaires. Grâce à l'ultra-personnalisation, les annonceurs peuvent cibler beaucoup plus précisément les consommateurs qui les intéressent. Un jeune supporter sénégalais, par exemple, pourra recevoir sur son téléphone des publicités adaptées à sa région, à ses habitudes de consommation ou à ses centres d'intérêt, alors même qu'il regarde le même match qu'un supporter européen ou américain.
    Au fond, un match de football de 90 minutes n'est plus le seul produit commercialisé. Il devient le point de départ d'un écosystème beaucoup plus vaste où chaque extrait vidéo, chaque ralenti, chaque publication sur les réseaux sociaux ou chaque contenu diffusé avant et après la rencontre peut générer des revenus. Les recettes de la Fifa ne proviennent donc plus uniquement des chaînes de télévision qui diffusent les matchs, mais également des plateformes numériques qui exploitent les extraits et les contenus associés.
    L'objectif est clair : augmenter les revenus de la compétition en répondant aux nouveaux usages des consommateurs et en allant chercher la valeur là où se trouve désormais l'attention du public. La Coupe du monde 2026 pourrait ainsi marquer l'entrée définitive du football dans l'économie des plateformes numériques, où la donnée et l'expérience utilisateur deviennent presque aussi importantes que le spectacle sur le terrain.
  • Économie verte: pourquoi le cap des 10 000 milliards de dollars marque un tournant historique

    18/06/2026
    L'économie verte mondiale vient de franchir un seuil symbolique : plus de 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Un record qui témoigne de la montée en puissance des activités liées à la transition énergétique et qui montre que l'écologie est désormais aussi un puissant moteur de croissance économique, de compétitivité et de souveraineté industrielle.
    L'économie verte mondiale, c'est-à-dire l'ensemble des entreprises cotées dont l'activité repose sur des solutions environnementales, dépasse désormais les 10 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. C'est plus de trois fois le PIB de la France et l'équivalent de la valeur cumulée des grandes entreprises européennes. Ce record illustre une réalité de plus en plus évidente : la transition écologique devient progressivement un immense moteur économique. Mais lorsqu'on parle d'économie verte, il ne s'agit pas uniquement des panneaux solaires ou des éoliennes. Le sujet est beaucoup plus large. On y retrouve bien sûr les énergies renouvelables, mais aussi les batteries, les véhicules électriques, le recyclage, la gestion des déchets, le traitement de l'eau ou encore l'efficacité énergétique des bâtiments. Autant de secteurs qui occupent désormais une place importante dans l'économie mondiale.
    Pourquoi l'économie verte continue de progresser malgré les crises
    Le cap des 10 000 milliards de dollars constitue un record absolu. Et ce qui frappe, c'est le contexte dans lequel cette progression intervient. Depuis deux ans, les tensions géopolitiques se multiplient. Les guerres commerciales s'intensifient. Les États-Unis ont ralenti certaines politiques climatiques et plusieurs gouvernements européens font face à des contraintes budgétaires qui limitent leurs aides publiques.
    Pourtant, malgré ces vents contraires, les revenus de l'économie verte continuent d'augmenter rapidement. La raison est simple. La transition énergétique n'est plus seulement une affaire d'environnement. Elle est devenue une question de compétitivité économique et de souveraineté industrielle. Depuis la guerre en Ukraine, l'Europe a pris conscience de sa dépendance énergétique. Produire davantage d'électricité renouvelable ou nucléaire ne répond plus seulement à un objectif climatique; c'est aussi une manière de réduire la dépendance aux importations de gaz. Les investissements dans les technologies vertes répondent donc désormais à des enjeux autant stratégiques qu'écologiques. Le « vert » devient progressivement un enjeu de puissance économique.
    Des technologies plus rentables et des besoins énergétiques en forte hausse
    Cette dynamique s'explique également par les progrès technologiques réalisés au cours des deux dernières décennies. En vingt ans, le coût des panneaux solaires a été divisé par près de dix et celui des batteries a lui aussi fortement reculé. Résultat, produire de l'électricité renouvelable est devenu, dans de nombreuses régions du monde, particulièrement compétitif. Les entreprises se montrent avant tout pragmatiques. Elles investissent parce que ces technologies sont rentables et non plus uniquement parce qu'elles bénéficient de subventions ou d'un soutien des pouvoirs publics.
    Autre moteur de croissance : l'explosion des besoins en électricité. Avec le développement de l'intelligence artificielle, des centres de données, des véhicules électriques ou encore des pompes à chaleur, la demande mondiale d'électricité augmente rapidement. Il faut donc renforcer les capacités de production d'énergie propre et développer des systèmes de stockage toujours plus performants. Cela représente des milliers de milliards de dollars d'investissements au cours des prochaines années et autant d'opportunités pour les entreprises de l'économie verte.
    On comprend ainsi pourquoi les investisseurs s'intéressent de plus en plus à ce secteur. Les marchés considèrent que ces entreprises bénéficient désormais d'une croissance solide, portée par des besoins qui devraient durer plusieurs décennies. Rappelons toutefois une chose importante : franchir le seuil des 10 000 milliards de dollars ne signifie pas que l'économie mondiale est devenue entièrement verte. Le pétrole, le gaz et le charbon représentent encore une part majeure de l'énergie consommée dans le monde. La transition est engagée, mais elle est loin d'être achevée. En revanche, ce chiffre possède une portée symbolique très forte. Il montre que les technologies vertes ne constituent plus un marché de niche réservé à quelques investisseurs spécialisés, mais qu'elles deviennent progressivement l'un des nouveaux piliers de la croissance mondiale.
  • VivaTech: la France transforme son industrie grâce à la technologie

    17/06/2026
    À l'occasion de la dixième édition de VivaTech, la France affiche plus que jamais son ambition technologique. Derrière le salon dédié aux start-up et à l'innovation se dessine une transformation beaucoup plus profonde : celle d'un modèle économique où industrie et technologies de pointe deviennent désormais indissociables.
    Pendant près de quarante ans, le récit économique français a été celui du déclin industriel. Les chiffres illustrent cette évolution. En 1960, l'industrie représentait près de 28% du produit intérieur brut français, soit pratiquement un tiers de l'économie. En 2025, elle ne représente plus qu'environ 13,5% du PIB. Cette évolution semblait opposer deux univers : celui des usines et celui des services numériques incarnés par la Silicon Valley. La France apparaissait alors en retard sur les deux tableaux, moins industrielle que l'Allemagne et moins technologique que les États-Unis.
    Mais cette opposition est aujourd'hui largement dépassée. L'économie mondiale est entrée dans une nouvelle phase où la création de valeur repose désormais sur les technologies avancées : intelligence artificielle, semi-conducteurs, cybersécurité, biotechnologies ou encore robotique. Autrement dit, la technologie est devenue une industrie à part entière.
    À lire aussiEn France, les investissements étrangers de recherche et développement en chute libre
    La stratégie française : produire les technologies de demain
    C'est précisément sur ce terrain que la France tente aujourd'hui de se repositionner. L'objectif est clair : produire sur son territoire les technologies jugées stratégiques et retrouver une forme de souveraineté industrielle. Depuis 2017, plus de 130 000 emplois industriels ont ainsi été recréés et les ouvertures d'usines ont de nouveau dépassé les fermetures pendant plusieurs années. Cette stratégie se traduit par des investissements massifs dans les batteries électriques, l'hydrogène, le nucléaire, le spatial ou encore l'intelligence artificielle. Le gouvernement vient d'ailleurs d'annoncer un investissement supplémentaire de 655 millions d'euros afin d'accélérer le développement de ces filières d'avenir. La réindustrialisation française passe désormais par les technologies de pointe.
    À lire aussiGigafactories en France: où en est vraiment la bataille industrielle des batteries électriques?
    VivaTech, symbole de la nouvelle industrie française
    Créé en 2016, VivaTech était avant tout le salon des start-up et des applications numériques. Dix ans plus tard, il est devenu la vitrine de la nouvelle stratégie économique française. Les industriels y côtoient les spécialistes de l'intelligence artificielle, les laboratoires de recherche, les acteurs de la défense et du spatial, mais aussi les écoles d'ingénieurs et d'informatique venues présenter les compétences qui façonneront l'économie de demain. La frontière entre industrie et technologie s'efface progressivement.
    Les entreprises automobiles deviennent des entreprises de logiciels, les groupes énergétiques investissent massivement dans l'intelligence artificielle et les laboratoires pharmaceutiques exploitent de plus en plus les données pour accélérer leurs recherches. Toutes les industries deviennent technologiques. Cette dynamique se traduit également par l'émergence d'un écosystème français de l'innovation, illustré par la multiplication des licornes et par des acteurs comme Mistral AI.
    En réalité, la France ne cherche plus seulement à réindustrialiser son économie. Elle ambitionne de construire une industrie nouvelle, où les logiciels, les données et l'intelligence artificielle deviennent aussi essentiels que les machines ou les chaînes de production. Les hauts-fourneaux laissent progressivement place aux gigafactories de batteries, aux usines de semi-conducteurs et aux immenses centres de données qui alimenteront les technologies de demain.
    La question n'est donc plus de savoir si la France passe d'une économie industrielle à une économie technologique. Elle demeure une grande nation industrielle, mais son industrie change de visage. L'enjeu est désormais de devenir une véritable puissance techno-industrielle, capable de maîtriser les technologies qui feront la croissance, la compétitivité et la souveraineté économique des prochaines décennies.
    À lire aussiVivaTech: du miroir interactif aux chariots intelligents, l’IA redéfinit l’expérience d’achat
Sobre Aujourd'hui l'économie
Aujourd'hui l'économie, présenté par Stéphane Geneste, vous propose un rendez-vous quotidien pour décrypter un fait marquant de l'actualité économique, du lundi au vendredi à 06h16 TU, toutes cibles.
Sítio Web de podcast
Aplicações
Social
v8.10.2| © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 6/23/2026 - 3:45:16 PM