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Revue de presse des hebdomadaires français

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  • Revue de presse des hebdomadaires français

    À la Une: la police de l'immigration américaine «poule aux oeufs d'or»

    25/1/2026
    À l’heure où l’ICE multiplie les violences, avec encore il y a quelques heures, la mort d’un homme de 37 ans, abattu à Minneapolis, l’Express publie une enquête sur cette police de l’immigration, « machine à expulser et poule aux œufs d’or du clan Trump ». « Derrière les dérives du Service fédéral de l’immigration, explique l’hebdomadaire, un business à plusieurs milliards de dollars dont profite à plein les amis du président » .
    Exemple : « Les sociétés de traitement de données mandatées pour repérer les cibles de l’administration. La multinationale Palantir, cofondée par le milliardaire et ami du président Peter Thiel (…) a décroché au printemps un contrat à 30 millions de dollars pour mettre sur pied la plateforme ImmigrationOS permettant de traquer les migrants presqu’en temps réel ».  Et ce n’est pas tout : « La gestion des prisons pour migrants, est assurée par GéoGroup et CoreCivic, deux sociétés qui ont contribué au financement de la campagne de Donald Trump ». Quant aux bavures qui se multiplient, le Nouvel Obs avance une explication : « les quotas fixés par la Maison-Blanche. Les agents fédéraux sont tenus d’arrêter 3000 personnes par jour ».   
    Vivre malgré la guerre
    Le magazine l'Elephant publie un témoignage sur la vie en Ukraine pendant la guerre, témoignage  de la journaliste Maurine Mercier, correspondante permanente à Kiev depuis 2022, qui publie pour la Radio-télévision suisse, la RTS, un podcast intitulé « Carnet d’Ukraine », sur la vie en Ukraine car, dit-elle, « si on ne raconte que le tragique, on ne rend pas justice à la réalité (…) Montrer qu’il reste de la vie, c’est donner une image plus conforme, et aussi une forme d’espoir ».  
    Maurine Mercier explique ainsi, que malgré l’incertitude et l’angoisse, « les gens continuent de tomber amoureux, de faire des enfants ». Pourtant, « alors qu’une grande partie des hommes est au front,  la possibilité de fonder une famille est entravée par la séparation. Certains couples vont jusqu’à recourir à l’insémination artificielle, pour pouvoir avoir un enfant, malgré la distance ». « Alors que la Russie cherche à effacer la population ukrainienne, remarque Maurine Mercier, répondre par la naissance est une manière de résister par la vie ».
    « Un pilote avec zéro heure de vol »
    En France, un an avant l’élection présidentielle de 2027, le Nouvel Obs s'intéresse à Jordan Bardella, qui serait le candidat du Rassemblement national, si Marine Le Pen était condamnée par la justice, ce qui l'empêcherait de se présenter...   A la Une de l'hebdomadaire :  un gros plan très serré sur Jordan Bardella, le président du RN, dont on ne voit qu’une partie du visage, sous les pixels. « Bardella, une intelligence artificielle ? » interroge l’hebdomadaire, selon lequel « la comparaison fait sens tant le fringant démagogue qui domine pour l’heure les sondages présidentiels s’emploie à produire un discours préfabriqué et à projeter une image de synthèse ». « Le plus souvent, assène encore le Nouvel Obs, sa maîtrise des nouveaux modes de communication masque son inexpérience, ses lacunes et son absence de vision ».
    « Un pilote avec zéro heure de vol », a récemment estimé l’ancien premier ministre Dominique de Villepin. Seulement voilà, la figure montante de l’extrême droite a des soutiens de poids, particulièrement celui du groupe du milliardaire Vincent Bolloré, qui compte la chaîne CNews, la radio Europe 1 ou encore le Journal du Dimanche. Le JDD qui aujourd’hui même publie une tribune de Jordan Bardella, intitulée « La France face à son destin : la puissance ou le déclin ». « Face au retour du rapport de force mondial, le président du RN appelle la France à rompre avec la naïveté qui a guidé son action ces dernières années », commente le Journal du Dimanche, soucieux sans doute de promouvoir l’image de Jordan Bardella sur les questions internationales.
    Bruno Retailleau candidat
    Le Point s’intéresse à un autre candidat potentiel à l’élection présidentielle. Bruno Retailleau, 65 ans, président des Républicains, et ancien ministre de l'Intérieur, s’est décidé, nous dit l'hebdomadaire : « C’est avec ses proches qu’il a mûri durant les fêtes sa décision de candidater à l'Élysée, pour la première fois de sa vie politique. La question n’est donc plus de savoir s’il osera se lancer, mais quand et comment il déclarera sa flamme aux Français ».
    Toutefois, ses chances semblent limitées : « Nul à droite ne l’imagine s’installer dans moins de 500 jours dans le fauteuil de Jupiter », explique Le Point, « avec 8 à 13 % d’intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, il fait partie des outsiders de la compétition ». L’hebdomadaire va même plus loin… « Si l’on osait un pronostic,  on dirait qu’il vibre davantage à l’idée d’occuper un jour Matignon, Bercy ou de retrouver Beauvau, que de s’installer dans les appartements privés de l’Elysée.» Le Point préfère toutefois rester prudent et pose cette question : « Qui sait ce qu'il adviendra d'ici au scrutin de 2027 ? »
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    À la Une: l'impitoyable répression de la révolte en Iran

    18/1/2026
    L’Iran fait la Une de la plupart des hebdomadaires. « Iran, le soulèvement d’un peuple », titre le Nouvel Obs, qui ajoute : « La dictature des mollahs est dans l’impasse (…) La République islamique a lancé des représailles d’autant plus sanguinaires que, très affaiblie par la crise économique et les conséquences du 7 octobre, elle est au bord du précipice ». « La liberté ou la mort », clame de son côté le Point, qui salue « l’héroïsme des Iraniens contre les mollahs ». Quant à l’Express, il titre : « Le peuple contre les islamistes », avec en filigrane un turban blanc qui s’enflamme. « L’avenir du guide suprême ne tient qu’à un fil », précise l’hebdomadaire. « Même si la brutale répression réduit les chances d’une chute immédiate du pouvoir, l’hypothèse d’un basculement prochain de la République islamique demeure entière. »
    Marianne, de son côté, s’interroge : « Iran, la fin des mollahs ? »  Et juge « qu’en tuant des milliers de manifestants, la théocratie islamique a fait le choix de la terreur comme ultime mode de survie ». Ce que ne dément pas la Tribune Dimanche selon laquelle, « dans leur répression sanglante, les forces de l’ordre visent les yeux des manifestants ». « Des centaines d'Iraniens ont perdu un œil depuis le début des protestations ». « Cibler les yeux, c’est cibler les témoins, la conscience et la mémoire collective », explique une activiste iranienne.
    Témoignages d'Iraniens
    Le Parisien Dimanche a interrogé Kian Habibian, co-fondateur de l’association We are Iranian Students, selon lequel, « face à l’ampleur du mouvement, le gouvernement a payé des forces étrangères, notamment des milices irakiennes ». « Beaucoup de témoins disent qu’ils avaient face à eux des hommes qui ne parlaient pas persan mais arabe et qu’ils tiraient dans le tas. Cette absence de lien avec la population expliquerait en partie la sévérité de la répression », commente le Parisien Dimanche.
    Courrier international, de son côté, publie la lettre qu’un habitant de Téhéran (qui a préféré rester anonyme) a adressée au média d’opposition Iran International. Dans cette lettre, il explique « que les massacres sont sans précédent. Je sais que l’expression est galvaudée, alors je vais m’expliquer. Parmi les personnes que l’on croise, à qui l’on parle, toutes ou presque connaissent une victime. J’en connais personnellement cinq. L'une est morte, deux sont blessées, et on est sans nouvelles des deux autres depuis trois jours. »
    Cet habitant de Téhéran fait aussi part de sa rancœur vis-à-vis des exilés : « À qui est le sang qui coule ? » demande-t-il. « Comment pouvez-vous appeler les gens à risquer leur vie sans avoir ne serait-ce qu’une ébauche de plan pour réagir une fois l’appareil de répression enclenché ? Je suis en colère (ajoute-t-il) contre les combattants par procuration, bien à l’abri hors d’Iran et devant leur clavier ».
    Le régime des mollahs en danger
    Dans la perspective d'une chute du régime, un nom revient très souvent. « Reza Pahlavi, le recours », titre Le Point, selon lequel « l’appel du fils du dernier chah d’Iran a été entendu par une partie de la population qui voit en lui l’incarnation d’une transition démocratique ». Dans l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, la spécialiste de l’Iran, Amélie Chelly, met toutefois un bémol à cet enthousiasme. « Ce n’est pas parce que l’on crie des slogans pro-Pahlavi que l’on appelle à ce qu’il arrive au pouvoir. Les Iraniens fonctionnent plus par symboles que les Occidentaux. Pour eux, le dernier Pahlavi est le défroqueur de mollahs. 'Vive Pahlavi' signifie d’abord  'mort aux aux religieux' ».
    Le Nouvel Obs, lui non plus, ne cache pas ses réserves et parle d’un « encombrant héritier » : « Néoconservateur et premier soutien de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, il surfe en réalité sur la vague montante de la droite ultra dans le monde ». Interrogée, l’opposante iranienne Mahtab Ghorbani, réfugiée politique en France, explique que « soixante-dix pour cent des Iraniens sont nés après la révolution islamique et n’ont rien connu d’autre (…) Beaucoup ignorent que les Pahlavi ne soutiennent pas la démocratie. » 
    L’inconnue Donald Trump 
    « Avec l’imprévisible président des Etats-Unis, une intervention militaire américaine, un temps attendue en milieu de semaine, n’est toujours pas exclue », estime le Parisien Dimanche. Le Journal du Dimanche est également dans l’expectative : « Entre démonstration de force et retenue calculée, Donald Trump n’a pas encore choisi de frapper le régime des mollahs », constate le journal, qui ajoute toutefois : « C'est une constante chez les Américains de vouloir provoquer la chute des tyrans, sans se demander de quoi demain sera fait (…) La liberté n'est pas gratuite», disait Georges Bush en Irak. Encore faut-il justement qu'elle trouve un cadre pour s'établir. « Or, on l'a encore vu avec le Venezuela, au grand dam de l'opposition, seul le pétrole trouve grâce aux yeux de Trump», conclut le Journal du Dimanche.
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    À la Une: Donald Trump, «l’épouvantail» qui fait peur au monde

    11/1/2026
    Le président américain est à la Une cette semaine d’une bonne partie des hebdomadaires français, inquiets, agacés, qui ne ménagent pas leur indignation à son égard et le traitent de « voleur », « prédateur » ou encore de « hors-la-loi » comme le titre le Nouvel Obs.  L’Express le représente de dos, avec une cartouchière en bandoulière, sa cravate rouge nouée autour de la tête et interroge la suite avec ce titre : « Après le Venezuela, ce que prépare Donald Trump ». C’est peu dire que les hebdomadaires sont encore sous le coup de l’intervention américaine.
    Le Nouvel Obs décerne à Donald Trump « le Prix Nobel de la brutalité ». « Le plus sidérant », remarque toutefois l’hebdomadaire, « n’est peut-être pas ce que les soldats de Trump ont fait : les États-Unis ne se sont jamais beaucoup gênés dans leur histoire, ni pour se débarrasser de certains leaders politiques, ni pour s’attaquer à des pays étrangers, ni même pour les laisser en proie au chaos après les avoir décapités ». Non, ce qui choque vraiment le Nouvel Obs, c’est « le discours » qui a accompagné l’intervention américaine. « Un discours de brute autosatisfaite, de prédateur ivre de sa puissance. Un discours répétitif et simpliste, qui ne faisait même pas semblant d’avoir raison », estime l’hebdomadaire.
    La loi du plus fort
    L’Express évoque la « diplomatie de la canonnière » : « En organisant l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, le locataire de la Maison-Blanche acte l’avènement de la loi du plus fort », nous dit l’Express qui s’inquiète : « Désormais tout est possible ». Et pas question de prendre Donald Trump pour un guignol : « Ceux qui continuent à ne voir en lui qu’un clown erratique font une erreur d’analyse », ajoute l’Express, « le président américain a beau ne pas être à un revirement prêt, il sait où il va ».
    Ce que ne démentira pas le Point. Il juge en effet que « le Venezuela est devenu le laboratoire à très haut risque du nouvel impérialisme américain, qui revendique à l’égal de la Chine et de la Russie, la logique de puissance et le primat de la force sur le droit ». Enfin, Marianne évoque « un gendarme devenu voleur. La Chine et la Russie se frottent les mains (…) L’absence de droit international, l’ingérence sans surmoi, leur va comme un gant », juge l’hebdomadaire qui s’indigne : « L’absence revendiquée de toute référence aux valeurs du monde libre a de quoi frapper. Même pour envahir l’Irak en 2003 et s’emparer de son pétrole, Dick Cheney et Georges W. Bush, avaient brandi la "démocratie", imposée à coups de missiles Tomahawks ».
    Groenland, Cuba, Mexique, Colombie...
    Huit jours après l’intervention américaine, une question est sur toutes les lèvres : À qui le tour ? C’est la question posée en Une par le Point, qui a son avis sur le sujet : « Groenland, le coup d’après », titre l’hebdomadaire. Il est vrai que Donald Trump a parlé « d’une suite » « dans les deux mois », assurant que les États-Unis « avaient besoin du Groenland ». Le Point peine pourtant à y croire : « Une telle annexion serait un bouleversement sans précédent de l’ordre international : une mainmise pure et simple entre alliés de l’Otan ! Du jamais vu et pour cause… les États-Unis sont censés protéger le Danemark et non s’arroger l’un de ses territoires ».
    Pour l’Express, ce serait ni plus ni moins « le scénario du pire, une prise de contrôle de l’île danoise par les États-Unis, serait dévastatrice pour la relation transatlantique ». « À qui le tour ? » se demande également l’Express, qui non sans humour surnomme Donald Trump le « nouveau pirate des Caraïbes » et qui pense à Cuba : « le régime communiste qui soutenait activement le Venezuela en échange de pétrole bon marché a de quoi s’inquiéter ». L’Express cite également le Mexique et la Colombie, « acteurs du narcotrafic qui obsède Trump ». Le Nouvel Obs ajoute le Canada et rappelle que « depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de faire de son voisin du nord du continent « le 51ème État des États-Unis (…) Il est le caïd et le continent sa cour de récréation (…) lui qui se vantait d’être le pacificateur de la planète est devenu son prédateur en chef », conclut le Nouvel Obs.
    Le prochain sur la liste ? 
    L’Iran est également dans le collimateur de Donald Trump. Le président américain l’a dit à plusieurs reprises : « si le régime touche aux manifestants, les États-Unis interviendront », rappelle Marianne, qui prend la menace au sérieux. Objectif du président américain, poursuit l'hebdomadaire : « Empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire ». Mais « le nucléaire n’est pas le seul enjeu » estime Marianne. « L’Iran, comme le Venezuela, possède d’immenses réserves de pétrole et de gaz ». Le Point juge toutefois que « Donald Trump aurait bien d’avantage intérêt à attendre de voir si le régime s’effondre de lui-même qu’à se risquer à enlever l’ayatollah Khamenei, d’ajouter le chaos au désordre et à se retrouver dans une situation à l’irakienne… » Mais rien ne dit bien sûr que « l'épouvantail » américain suive ce conseil...
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    À la Une des hebdomadaires français: une rétrospective en images pour raconter l’année 2025

    28/12/2025
    À la une aujourd’hui : douze photographies marquantes, choisies avec soin par la rédaction de Courrier International. Des images signées des photographes des agences AFP et Reuters, mais aussi du New York Times.
    La première, celle d’une « jeunesse en colère » prise dans les rues de la capitale du Népal, Katmandou, c’était le 8 septembre dernier. Une jeune femme, cheveux bruns, manifeste les yeux dans l’objectif, un regard en colère et un drapeau népalais derrière le dos. Selon Courrier International, cette photo « symbolise à elle seule la révolte de la génération Z, qui aura marqué les esprits dans de très nombreux pays en 2025 (...) » 
    Donald Trump aura également marqué l’année 2025. Courrier International a choisi de publier une photo prise la veille de son investiture, le 19 janvier. On y voit le milliardaire républicain rejoindre sur scène le groupe Village People pour une danse pour le moins surprenante. « Depuis, le très disco “YMCA”, longtemps hymne de la communauté gay (même si le groupe s’en défend aujourd’hui), est devenu la bande-son officielle de toutes les sorties de Donald Trump. » explique la légende de la photo.
    Beaucoup de conflits représentés
    La guerre en Ukraine a aussi marqué l’année avec une photographie prise à Soumy, ville du nord-est du pays, le 13 avril 2025. « L’Ukraine sous pression » peut-on lire en titre. On y voit un soldat ukrainien épuisé, assis sur des débris, la main tenant sa tête changée à jamais par la guerre. « Le dimanche des Rameaux, deux missiles balistiques ont frappé le centre de Soumy, faisant 34 morts et 80 blessé » explique la légende. C’est l’une des attaques russes les plus meurtrières de l’année.
    « Gaza, un champ de ruines » est le titre donné à un autre cliché. Sur la photographie on voit un ciel bleu qui contraste avec des bâtiments gris et abîmés. L’un d’eux est en train de tomber, disparaître… avalé par une fumée noire et une poussière opaque.
    La scène se passe en septembre dernier, dans « le quartier de Tel Al-Hawa, dans le sud-est de la ville de Gaza, (...) après un nouveau bombardement israélien. » explique la légende. « Depuis, les armes se sont tues dans l’enclave palestinienne, mais la trêve reste fragile en attendant le lancement de la phase 2 du plan de Trump, qui prévoit notamment le désarmement du Hamas et le retrait de [l'armée israélienne]. »
    Le Soudan aussi est représenté par une photo marquante : celle d’un Khartoum défiguré. Sur ce cliché pris le 28 mars 2025, on y voit un soldat soudanais faisant sa prière devant un véhicule blindé incendié. « Cette guerre qui échappe aux radars de l’actualité et qui oppose, depuis avril 2023, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdane Daglo, dit « Hemeti », aux forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan ». La légende de la photo rappelle que c’est « une guerre qui « provoque “la pire crise humanitaire et de déplacement au monde”, selon l’ONU. Près de 13 millions de personnes ont été déplacées, les maladies se propagent et la famine, confirmée dans dix régions, s’étend. » 
    Une autre photo, sélectionnée par Courrier international : deux femmes au regard épuisé, les mains autour de leurs enfants dans un bus pour fuir Goma – capitale du Nord Kivu dans l’Est de la RDC. Le cliché est pris « À la frontière, entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, le 19 mai 2025. » Ce bus est « affrété par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés [et] rapatrie des civils rwandais qui fuient les combats autour de Goma, où les rebelles du M23, soutenus par Kigali, font régner la terreur. » Courrier International recontextualise dans la légende : le 4 décembre, le président congolais, Félix Tshisekedi, et son homologue rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord de paix très fragile. Et de fait, moins d’une semaine après, Uvira, deuxième grande ville du Sud-Kivu, tombe face à la pression du M23.  « Au moins 10 000 réfugiés affluent vers le Burundi pour fuir les combats, selon le site burundais “Iwacu”. »
    Haïti, les manifestations de l’opposition en Turquie sont aussi représentées dans la sélection de photos 2025 de Courrier international. Sur une note un peu plus légère et sportive, on retrouvera aussi du bleu, du blanc, du rouge sur les Champs-Élysées… C’était le 1er juin 2025 avec « le sacre européen des joueurs du Paris Saint-Germain, qui défilent en bus pour présenter leur trophée à leurs supporteurs. La veille, les joueurs de Luis Enrique ont écrasé l’Inter de Milan en finale de la Ligue des champions (5-0), à Munich. Un titre après lequel le club de la capitale courait depuis des années. » 
    Paris, capitale des espions ?
    Cette semaine dans l’Express on nous explique pourquoi Paris est surnommée la « capitale des espions ». Il faut dire que le folklore et la culture parisiennes ont été parfaitement intégrés par les services de renseignements du monde entier. On parle par exemple « de la diplomatie des grands hôtels ». Ces palaces parisiens où se déroulent souvent des discussions secrètes, notamment sur la guerre à Gaza.
    « Les services de renseignements ont intégré les charmes de Paris dans leur programme : tant à la DGSE qu’à la DGSI. (…) Le bateau-mouche, un « grand classique » sourit un ex-agent secret. »
    La cuisine française plaît aussi beaucoup aux agents des renseignements. Interrogé par l’Express, un ex-patron de la DST confie : « Les espions sont comme tout le monde, ils aiment la gastronomie. Ils ont souvent une préférence pour la cuisine française à l’ancienne. Après ça ils coopèrent tous. »
    Sur le plan pratique, certaines stations de métro comme La Motte-Picquet Grenell, dans le 15e arrondissement, sont particulièrement appréciées, car elles possèdent beaucoup d'entrées et de sorties, c'est qui est plus simple pour disparaître quand on est suivi, raconte un ancien agent de la CIA.
    Rivalisation avec d'autres capitales
    Comment expliquer cet attrait pour Paris chez les espions ? Parmi les raisons exposées, il y a la position géographique de la capitale. Paris est un lieu de choix pour les rendez-vous clandestins : « Si vos sources sont au Moyen-Orient ou en Afrique, leur connexion naturelle vers le reste du monde passe toujours par la France », peut-on lire.
    Paris rivaliserait à la fois « avec Vienne pour le fortement entre l'Ouest et l'Est, avec Genève pour les tractations dans les palaces, avec Bruxelles pour le renseignement politique et même avec New York
    L'Unesco est « une couverture de rêve », raconte L'Express. Le magazine explique que l'organisation internationale culturelle basée à Paris abrite de nombreux agents secrets opérant au nez et à la barbe du contre-espionnage français.
    Toutes les institutions internationales connaissent ce phénomène d'espionnage car « elles facilitent des procédures d'accréditation spécifique. »
    Par ailleurs, la culture « ça permet d'aller partout, personne ne vérifie ce que vous faites, vous avez du temps libre » raconte un ancien coordonnateur adjoint du renseignement de l'Élysée.  Tout ça est digne d'un roman d'espionnage.
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    À la Une: la Chine qui surprend et fascine l'Occident

    21/12/2025
    Pour leur dernière publication de l’année, le Point et le Nouvel Obs ont eu la même idée et proposent cette semaine un numéro double, dont une grande partie est consacrée à la Chine. « L’empire qui sidère le monde », titre le Point, alors que le Nouvel Obs évoque « l’irrésistible expansion d’un empire ».
    Le Nouvel Obs qui consacre une cinquantaine de pages à la Chine et à son histoire, depuis le premier empereur, en 221 av. J.-C., jusqu’au président Xi Jinping, au pouvoir depuis 2012. Une histoire riche, souvent méconnue alors que, nous dit l’hebdomadaire, « pour comprendre son avenir, il ne suffit pas de comprendre son propre passé, il faut aussi étudier celui des autres ». Et sur ce point, les Occidentaux se sont laissé surprendre. « Notre aveuglement aurait-il été si total si nos experts avaient pris la peine, il y a 25 ans, d’ouvrir quelques livres d’histoire chinoise ? En aspirant à être la première puissance mondiale, explique le Nouvel Obs, la Chine ne cherche pas à conquérir une place jamais atteinte. Elle entend retrouver celle qui fut la sienne pendant des siècles. »
    Une Chine méconnue
    Une analyse que ne dément pas le Point qui lance : « Offrons un voyage en Chine à nos députés », que visiblement l’hebdomadaire pense bien mal informés. « Laissons nos députés voir cela !, s’exclame-t-il. Le silence de ces villes aux voitures électrifiées, les nombreux parcs dévolus à la robotique – la Chine "emploie" déjà cinq fois plus de robots industriels que les États-Unis – et ces universités où des milliers d’ingénieurs sont formés en vue de conquérir la suprématie mondiale en matière d’intelligence artificielle ».
    Le Point a interrogé l’écrivain canadien Dan Wang, d’origine chinoise, et lui a demandé « si l'Occident devait s’inspirer d’une partie du modèle chinois pour redevenir compétitif ». « Je crois que l’essentiel tient à une attitude, à une foi, à une conviction, répond Dan Wong. Tous les pays veulent se présenter comme des puissances technologiques, mais les Chinois y croient vraiment. »
    Angelina Jolie en Une de la première édition de Time France
    Nouveau venu dans le monde des magazines français, Time France publie son premier numéro. Inspiré bien sûr du célèbre Time Magazine américain, « Time est de plus en plus une voix qui compte », nous dit l’éditeur Dominique Busso. « Time s’est associé à Time France pour vous raconter la France et le monde, tout en étant attentif aux bouleversements qui écrivent l’histoire moderne. » Résultat : un beau magazine de presque 200 pages, richement illustré, qui propose aussi bien un reportage sur le front du Donbass en Ukraine, qu’une enquête sur le trafic d’art... ou encore une longue interview d’Angelina Jolie, qui fait la Une de ce premier numéro français.
    Time France déroule le tapis rouge à l'actrice américaine et la décrit ainsi : « D’une beauté à se damner (…) elle est portée par un corps que l’on croirait fragile si l’on oubliait qu’il a été forgé par plus de 20 années de révolte et de combats pour défendre les plus opprimés. »
    Mais si Angelina Jolie prend la pose, torse nu, une main couvrant son sein, c’est pour porter un message de prévention contre le cancer. À destination des femmes qui, comme elle, sont porteuses d’un gène lié au cancer du sein. S’il est dépisté à temps, comme chez Angelina Jolie, une mastectomie peut sauver la vie d’une femme. C’est ce qu’a fait l’actrice. « Chaque femme, dit-elle, devrait toujours pouvoir déterminer son propre parcours de santé et disposer des informations nécessaires pour faire ses choix. » Notez que Time France ne paraîtra que tous les trois mois, contrairement à son homologue américain qui, lui, est hebdomadaire.
    Un monde romanesque
    Tous les auditeurs de RFI le savent, c’est aujourd’hui le coup d’envoi de la CAN 2025 au Maroc. Et à cette occasion, le Parisien Dimanche donne la parole à Leïla Slimani, la romancière marocaine qui « s’apprête à vibrer pour la Coupe d’Afrique des Nations » se déroulant dans son pays natal. Aux yeux de l’écrivaine, le Maroc sera sans aucun doute « en finale » le 18 janvier.
    La lauréate du prix Goncourt 2016 ne cache pas son enthousiasme et se décrit elle-même lorsqu’elle regarde un match : « Je suis très nerveuse, dit-elle, un peu hystérique, et cela doit être assez insupportable pour les autres (…) Parfois, avec mes copains qui sont un peu partout dans le monde, explique Leïla Slimani, on est en même temps sur des groupes WhatsApp, donc on se retrouve à tous hurler simultanément. »
    Mais le football est avant tout un « monde romanesque », estime Leïla Slimani : « Une coupe du Monde, c’est comme un petit roman avec des personnages secondaires qui deviennent des personnages principaux, ou l’inverse, et du suspense. Tout ce qu’il faut pour un bon livre. »

Sobre Revue de presse des hebdomadaires français

Les opinions, les points de vue et les avis souvent divergents des éditorialistes et des commentateurs sur l'actualité française et internationale dans les hebdomadaires français. Une revue de presse présentée chaque dimanche par Catherine Potet.
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