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- Au Népal, trois semaines après des inondations dévastatrices qui ont fait plus de 1 403 morts et plus de 6 100 disparus, les besoins sont encore nombreux. Plusieurs milliers de rescapés ont tout perdu : des proches mais aussi leur maison, leur terrain, leur travail et leurs économies. Le gouvernement népalais a annoncé un programme de bourse pour garantir l'éducation des enfants orphelins ou déplacés à cause de la catastrophe. Des enfants qui, pour beaucoup, ont assisté aux crues meurtrières et nécessitent un soutien psychologique. Dans un centre d'accueil temporaire de Bidur, ville sinistrée du district de Nuwakot, à une cinquantaine de kilomètres de Katmandou, les professionnels essaient de soutenir les enfants.
De notre envoyée spéciale de retour de Bidur,
Assise sur un banc devant le gymnase de l’association de taekwondo de Bidur, Suchita, 36 ans, berce son neveu. « Il a 15 mois, il était allaité, il cherche encore le lait de sa mère », s'émeut-elle. La mère du garçon est morte dans les inondations, c’est la grand-mère qui a sauvé l’enfant. « Elle est encore très traumatisée d’avoir perdu ses deux belles-filles et deux petits-enfants », poursuit Suchita.
L’enfant et la grand-mère vivent désormais dans ce gymnase sur des tapis de sol avec 200 autres rescapés. Et Suchita peine à réconforter le petit garçon. « La première nuit, il n’a pas dormi, on avait peur de déranger les autres autour, témoigne-t-elle. Mon fils de 7 ans aussi, il pleure souvent, il me dit que ses cousins qui sont morts lui manquent beaucoup, ils étaient très proches. »
Dehors, une quinzaine d’enfants jouent sur un rectangle de gazon. Il y a un tourniquet, un toboggan. À côté, des tentes blanches dressées par l’ONG Save The Children et d’autres associations. Ces espaces sont réservés aux plus jeunes pour leur redonner une routine, des repères, dans un lieu sûr. On y trouve des coloriages, des imagiers, des jeux de société. « De ce que j’ai pu voir, ici c’est un peu mieux que dans d’autres centres, explique Achita Thieng, qui intervient au nom d'une association de psychologie transculturelle, TPO Nepal. Pour l’instant on se concentre sur les premiers secours psychologiques. »
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Soigner aussi dans le futur
Le but : écouter, observer, empêcher les traumatismes de s’ancrer à long terme. « Certains enfants restent très silencieux, ils semblent ne pas encore avoir compris ce qu’il s’était passé, poursuit Achita Thieng. Un autre enfant croit, à chaque fois qu’il voit passer un hélicoptère, que ses parents sont dedans et vont revenir, alors qu’il les a vus mourir sous ses yeux. »
Plusieurs associations, ONG et le ministère de la Santé ont déployé des psychiatres, psychologues, conseillers. Reste à bien répartir cette aide, surtout dans les zones sinistrées isolées. Et après l’urgence, il faudra prendre en charge d’éventuels troubles durables : dépression, anxiété, stress post-traumatique…, explique Achita Thieng. « Dans un, deux, trois mois, il faudra pouvoir proposer un suivi régulier », plaide-t-elle.
D’après l’Unicef, plus de 17 000 enfants ont un besoin urgent d’aide et de soutien psychologique après ces inondations dévastatrices survenues au Népal le 26 août, l'une des plus grandes catastrophes des dernières décennies dans le pays. Toujours d'après l'Unicef, 541 mineurs sont seuls et n'ont pas pu être réunis avec leurs proches. Plusieurs ONG comme Save The Children alertent : après un tel désastre et l'appauvrissement soudain de nombreuses familles, les risques de travail infantile, de mariages précoces et de traite d'enfants risquent d'augmenter.
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16/09/2026Les élections israéliennes se dérouleront le 27 octobre prochain. Le président Isaac Herzog a mis en garde ses concitoyens au mois de juillet : il assure que diverses menaces pèsent sur le scrutin, il leur demande d’être vigilants face aux violences qui pourraient compromettre l’intégrité du vote, aux fausses informations, à la remise en question des résultats. La société civile s’organise pour surveiller une élection qui s’annonce cruciale pour l’avenir du pays.
De notre envoyée spéciale à Herzliya,
Les locaux du Centre civil des opérations électorales sont situés dans un parc technologique au nord de Tel-Aviv. Installés devant des écrans d’ordinateur, des volontaires de la société civile se préparent au pire. « En raison de la direction que prend le pays, nous nous inquiétons du manque de transparence et du niveau de violence », alerte Michal Beinisch, l'une des fondatrices du centre. Le vote du 27 octobre sera crucial, le premier en Israël depuis le massacre du 7 octobre 2023 et les guerres qui ont suivi.
« C'est la première fois que nous avons le sentiment que les élections peuvent vraiment être biaisées et inéquitables, martèle Eyal Naveh, qui co-dirige le projet. Nous allons mettre 100 000 personnes dans les rues, dans les bureaux de vote et autour, l’objectif est de pouvoir si nécessaire signaler des problèmes à la police, au Shin Bet, aux autorités, aux médias. Nous voulons que les citoyens d’Israël votent, nous voulons un Israël démocratique. »
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Lutter contre les infox
Les équipes se préparent à tous les scénarios. « Par exemple, le jour des élections, quelqu'un pourrait descendre dans la rue, jeter des pétards, faire croire à un attentat et créer la panique pour empêcher les gens de s'approcher des bureaux de vote, prévient Eyal Naveh, qui est un vétéran des forces spéciales israéliennes. Nous voulons faire de la pédagogie autour des fausses informations, expliquer aux gens ce qui peut se produire et les rassurer. »
Le Centre civil des opérations électorales dispose aussi d’une application qui s'appelle Hamal. « Nous comptons déjà 30 000 personnes inscrites sur l’application, explique Michal Beinisch. Concernant le numérique et la lutte contre les fausses informations, nous avons plus de 500 personnes qui travaillent actuellement bénévolement, à temps plein. »
À l’heure des infox, les réseaux sociaux sont en première ligne, il y a des patrouilles numériques. « Par exemple, la Commission électorale a déclaré récemment que toutes les vidéos électorales qui contiennent de l'intelligence artificielle doivent être signalées, marquées automatiquement pour ne pas mentir au public, rappelle Eyal Naveh. Donc, nous avons des gens qui surveillent, qui regardent tout ce qui se passe sur les réseaux. »
Michal et Eyal l’assurent, leur mouvement est apolitique, mais ils sont convaincus que si Benyamin Netanyahu est en baisse dans les sondages, si le Premier ministre et ses alliés d'extrême droite n’ont plus rien à perdre, alors la situation peut vite devenir tendue.
À lire aussiLégislatives en Israël: un scrutin polarisé autour de Benyamin Netanyahu et l’onde de choc du 7-Octobre- À Séoul, face au phénomène de harcèlement qui s'intensifie, les agresseurs connus des autorités sont surveillés et géolocalisés. Lorsqu'ils s'approchent à moins de 2 km d'une victime, une alerte est déclenchée.
De notre correspondant à Séoul,
Au Centre de surveillance numérique du ministère de la Justice, un écran géant traque en permanence la position des victimes et des agresseurs déjà connus des autorités. Yoon Hyun-bong, son directeur, présente le fonctionnement de ce système de surveillance : « Ici, c'est la victime, là, l'agresseur. On constate que l'agresseur et la victime se rapprochent de plus en plus, une première alerte est donnée à 2 km de distance mais l'agresseur continue de se rapprocher, montre-t-il, ce qui conduit au déploiement de l'agence de probation pour protéger la victime lorsque la distance est de moins d'un kilomètre. »
Le dispositif fait suite à plusieurs féminicides retentissants, notamment celui d'une femme poignardée en mars par un homme porteur d'un bracelet. Le ministère de la Justice savait où il se trouvait, mais la police en charge du dossier l'ignorait. Un échec des administrations que tente de corriger ce dispositif.
Aujourd'hui, plus de 5 000 porteurs de bracelets sont surveillés et 19 000 alertes sont envoyées chaque jour. En cas d'alerte, un membre du centre de contrôle de géolocalisation contacte l'agence de probation pour qu'ils se rendent sur place.
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Près de 45 000 cas de harcèlement en 2025
Les signalements pour harcèlement ont triplé en quatre ans, atteignant près de 45 000 cas en 2025, dont 80% des victimes sont des femmes. Cela fait donc beaucoup d'agresseurs à surveiller pour les services du ministère de la Justice. « Aujourd'hui, nous gérons environ 5 300 personnes, et ce chiffre continue d'augmenter car nous l'étendons également aux auteurs de violences conjugales, explique Kang Shin-won, chef de l'équipe de surveillance. Côté effectifs, le nombre de personnes suivies a été multiplié par plus de 30, mais le nombre de nos agents n'a pas augmenté dans les mêmes proportions : chaque agent gère actuellement un peu plus de 20 personnes en moyenne pour la surveillance électronique standard. »
Malgré le manque d'effectif, le système de surveillance semble montrer ses preuves. Depuis sa mise en place au mois de juin, le taux de récidive est passé de 14 % à 0,7 %.
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14/09/2026C'est un verdict qui sera suivi de près dans l’ensemble des Balkans. Mercredi, à La Haye, les chambres spécialisées du Kosovo, un tribunal kosovar composé de juges internationaux, doivent dire si Hashim Thaçi, l'ancien président du Kosovo, et trois autres anciens dirigeants de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) sont coupables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Les anciens commandants sont notamment accusés de meurtres commis pendant et après la guerre de 1998-1999, entre les forces serbes et l'UCK, alors soutenue par l'Otan. À Pristina, les anciens commandants de la guérilla sont toujours considérés comme des héros. Reportage dans la capitale où la tension est vive.
Le reportage de notre correspondant à Kosovo, Louis Seiller est à écouter dans son intégralité dans Accents d’Europe
À écouter aussiHéros ou criminels, les leaders de l’UCK face aux juges- Dublin, c'est le fief des géants de la tech : Google, Amazon, Meta s’y sont tous installés et ont construit aux alentours leurs data centers, ces gros centres de données indispensables à leur fonctionnement. Résultat : l'Irlande compte aujourd'hui 89 data centers ! De quoi offrir à la République irlandaise le titre de premier hébergeur européen de ces centres. Et avec l’essor de l’intelligence artificielle, les annonces de nouveaux chantiers s’enchaînent à un rythme effréné, au risque de saturer le réseau électrique du pays. Au point que les Nations unies ont récemment cité l’Irlande comme un « signal d’alarme » pour le reste du monde.
Le reportage de notre correspondante Clémence Pénard est à retrouver dans son intégralité dans Accents d'Europe.
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