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La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt / Quelle place pour la dette dans la campagne présidentielle ?
13/09/2026 | 59minVous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 11 septembre 2026.
Avec cette semaine :
Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
Michaela Wiegel, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin et président de la fondation Terra Nova.
LA VICTOIRE DE L'AfD EN SAXE-ANHALT
43,8 % des suffrages exprimés et 77,8% de participation : le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) a obtenu le 6 septembre, dans le Land de Saxe-Anhalt, un score sans équivalent pour un parti d'extrême droite allemand depuis 1945. C'est dans ce même Land qu'en 1932, le Parti national socialiste des travailleurs allemands (NSDAP), celui par lequel Adolf Hitler est arrivé au pouvoir, réussissait pour la première fois à obtenir une majorité relative et à diriger le gouvernement d'un des quinze Etats constitutifs de la République de Weimar. L'AfD fait plus que doubler son score de 2021. De son côté, l'Union chrétienne-démocrate (CDU), le parti du chancelier, Friedrich Merz, chute à environ 17%, deux fois moins qu'il y a cinq ans. Toutefois, faute d'obtenir une majorité de sièges, le parti d'Ulrich Siegmund doit désormais trouver des partenaires s'il veut accéder au pouvoir, et appliquer son programme radical.
Contrairement à d'autres formations d'extrême droite en Europe, l'AID n'a jamais cherché à se « dédiaboliser ». Son programme prévoit notamment une restriction des conditions de naturalisation, l'abolition du droit d'asile, la déchéance de nationalité pour les binationaux "dangereux", la suppression du statut particulier dont bénéficient les Ukrainiens, la mise en place de "programmes volontaires de remigration" et d'expulsions forcées. Il prône par ailleurs un rapprochement avec Moscou, ainsi qu'une reprise des importations de gaz russe abandonnées depuis 2022. Il prévoit en outre la relance d'une politique familiale nataliste, la reprise en main de l'école et le rejet de la transition écologique. Il vise également à exclure des écoles les élèves handicapés et les enfants de réfugiés, ou de réviser l'enseignement de l'histoire pour en finir avec le « masochisme national » et la « perpétuation d'une névrose » autour du nazisme.
Créé en 2013, l'AfD est à l'origine un parti eurosceptique plutôt bourgeois issu du parti libéral, né lors de la crise de la zone euro en opposition aux plans de soutien aux pays du sud de l'Europe. Il se transforme très vite, notamment avec la crise des réfugiés syriens en 2015, en un parti d'extrême droite, raciste et xénophobe, infiltré par de nombreux néonazis. Son électorat est majoritairement masculin. Le parti séduit particulièrement les tranches d'âge intermédiaires, à partir de 35 ans et jusqu'à l'âge de la retraite. Mais pas les personnes âgées. On y retrouve beaucoup d'ouvriers travaillant dans l'industrie.
Selon les sondages, l'AfD arrive en tête dans tous les Länder situés à l'Est de l'ancien rideau de fer, sauf Berlin. C'est le cas du Brandebourg (37%), de la Saxe (42%), de la Thuringe (40%) et du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (35%) où se tiendront des élections régionales le 20 septembre prochain. Toutefois, alors que de multiples crises - afflux migratoire de 2015, pandémie de Covid-19, guerre en Russie, flambée des prix de l'énergie, attentats islamistes sur le sol national - affectent tout le pays, l'AfD gagne du terrain partout dans tout le pays.
QUELLE PLACE POUR LA DETTE DANS LA CAMPAGNE PRÉSIDENTIELLE ?
Au premier trimestre selon l'Insee, la dette publique française a augmenté à 3.536,1 milliards d'euros, pour s'établir à 117,5 % du PIB. Le gouvernement vise un déficit à 5% en 2026, contre 5,1 % en 2025, 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023.
Depuis le 18 août, le taux d'intérêt de notre dette à dix ans est de 4,1 %, soit son plus haut niveau depuis novembre 2008, lors de la crise financière. Il avait alors atteint 4,2 %. Sur les six premiers mois de l'année, la charge de la dette s'est alourdie de plus de 5 milliards d'euros. Mi-juillet, quatre économistes, missionnés par Bercy, ont remis un rapport dans lequel ils estiment à 126 milliards d'euros les efforts à réaliser dès 2027 pour stabiliser le taux de dette publique en France d'ici à 2032.
Faute de quoi celle-ci passerait à 130 % du PIB en 2030.
Sept des candidats à l'élection présidentielle étaient réunis, fin août, par le Medef : Marine Le Pen, Raphaël Glucksmann, Edouard Philippe, Gabriel Attal, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Bruno Retailleau. L'ancien Premier ministre Gabriel Attal a proposé de revenir sous les 3 % de déficit d'ici à 2032 et à l'équilibre en dix ans. Il prévoit de « changer assez profondément notre système social» et de reprendre le calendrier prévu de la réforme Borne des retraites, suspendue dans le budget 2026 par le gouvernement de Lecornu. Son concurrent direct, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, veut aussi maîtriser les comptes par le biais du social. Selon lui, la clé de la maîtrise de la dette réside dans celle de la dépense sociale, plus particulièrement des retraites qui représentent 420 milliards d'euros par an, soit 25 % de l'ensemble de la dépense publique. En tête des sondages, Marine Le Pen a déjà un chiffre en tête. Si elle accède à l'Elysée, la candidate du Rassemblement national mènera un plan d'économies de 125 milliards d'euros sur le quinquennat. Ses solutions pour résorber l'endettement : la suppression d'agences de l'État, la lutte contre l'immigration et la baisse de la contribution à l'Union européenne. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, estime qu'il suffirait de « foutre au feu » les titres de dette française (environ 20 %) détenus par la Banque centrale européenne pour régler la question. Le candidat Place publique, Raphaël Glucksmann veut aussi « [s|'attaquer à la dette », en faisant des économies mais aussi en mettant à contribution les grands héritages.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 septembre 2026.
Avec cette semaine :
Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.
Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. Édouard Balladur et la Ve République / Les crises climatiques et la carte de l’influence mondiale
06/09/2026 | 1h 5minVous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 6 septembre 2026.
Avec cette semaine :
Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
Antoine Foucher, président de la société de conseil Quintet, spécialiste des questions sociales.
Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.
ÉDOUARD BALLADUR ET LA VE RÉPUBLIQUE
Décédé lundi à 97 ans, Édouard Balladur aura connu sous la la Ve République les plus hautes responsabilités. Chargé des affaires sociales au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou à partir de 1964, il est en première ligne au moment de la crise de Mai 68 puis de la négociation des accords de Grenelle. Secrétaire général de l’Elysée lorsque Georges Pompidou accède à la présidence de la République en 1969, il doit, au fur et à mesure de l’aggravation de la maladie qui emportera le chef de l’État, suppléer à ses défaillances physiques et psychiques.
Ignoré pendant son septennat par Valéry Giscard d’Estaing, il revient en 1981 à la politique active avec Jacques Chirac alors maire de Paris qu’il convainc de la nécessité d’une politique libérale. Il en sera l’artisan comme ministre d’État chargé de l'économie, des finances et de la privatisation dans le premier gouvernement de cohabitation de la Vème république. Il met en œuvre une politique la privatisation : d’une trentaine de sociétés et s’attache à la libéralisation des prix et des changes ainsi qu’à la baisse des dépenses et des impôts.
Nouveau Premier ministre de cohabitation sous François Mitterrand de 1993 à 1995, Edouard Balladur suit une ligne libérale identique, notamment avec la réforme des retraites, mais doit reculer sur la mise en place d'un « Smic jeunes ».
En janvier 1995, alors que Jacques Chirac est officiellement en campagne depuis le 4 novembre 1994, Édouard Balladur déclare à son tour sa candidature. Ses bons sondages du début sont démentis dans les urnes : Édouard Balladur ne recueille que 18,6 % des suffrages exprimés, devancé par Jacques Chirac (20,8 %) et Lionel Jospin (23,3 %). En retrait de la vie politique active, il est chargé sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy d’un Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions. On en retiendra l’encadrement des compétences présidentielles, l’interdiction faite aux parlementaires devenus ministres de retrouver leur siège à l’issue de leurs fonctions ministérielles, l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec toute fonction élective locale ou avec une fonction exécutive locale, 43 mesures pour la revalorisation du rôle du Parlement et de l’opposition avec notamment le renforcement du rôle des commissions et l’amélioration de la qualité du travail législatif, l’instillation d’une dose de proportionnelle, la réforme du Conseil de la magistrature, l’institution d’un défenseur des droits fondamentaux.
LES CRISES CLIMATIQUES ET LA CARTE DE L’INFLUENCE MONDIALE
Au lendemain de la catastrophe au Népal, le gouvernement de Katmandou a interpellé la communauté internationale sur la responsabilité des grands pollueurs de la planète dans le changement climatique qui a favorisé les inondations dévastatrices du 26 août. Mercredi, un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement concluait : « C’est officiel : nous pouvons dire adieu à l’objectif de limiter à 1,5 °C le réchauffement planétaire visant à éviter les répercussions les plus dangereuses du changement climatique. »
« En perturbant l’équilibre énergétique qui avait caractérisé [notre époque géologique], l’Holocène, l’humanité a quitté la zone de stabilité qui avait permis l’essor des civilisations », constate une note de l’Institut des relations internationales et stratégiques, l’IRIS. Ce n’est pas la planète qui est en danger, mais la capacité des sociétés humaines à maintenir des conditions de vie stables dans un système Terre devenu instable. L’Arctique se réchauffe plus de trois fois plus vite que la moyenne mondiale, les sols s’assèchent et l’océan perd une partie de son rôle de tampon thermique et chimique. Ces dynamiques couplées révèlent une perte de résilience du système Terre, où chaque seuil franchi affaiblit les régulations naturelles des autres. Les pays du Sud subissent de plein fouet les effets du réchauffement (vagues de chaleur, stress hydrique, crises alimentaires) sans disposer des capacités d’adaptation nécessaires, tandis que les pays du Nord externalisent une partie de leur empreinte carbone par le commerce. La frontière climatique agit sur la fracture Nord-Sud, tout en la rendant plus visible et plus explosive : le climat devient un terrain de revendication, de dette et de justice.
Dans certaines régions, l’humidité et la chaleur atteignent les seuils physiologiques de tolérance humaine plusieurs jours par an, menaçant l’habitabilité à l’horizon 2050, notamment dans les pays du Golfe, dans la corne de l’Afrique et en Inde. Les deltas du Nil, du Gange et du Mékong sont menacés par la montée des eaux, tandis que des petits États insulaires du Pacifique planifient des relocalisations de population. Ce déplacement de populations à venir n’est pas seulement une question humanitaire : il redéfinira les frontières, les flux migratoires et les sécurités collectives. La crise de l’habitabilité devient un fait géopolitique majeur, fait valoir l’IRIS. La gouvernance mondiale du climat ne repose donc plus exclusivement sur les États. Elle se déploie à travers une mosaïque d’institutions internationales, d’acteurs privés, de juridictions nationales, de coalitions de villes et de nouveaux dispositifs financiers.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Bada : si vous l’avez manqué : les bistrots parisiens, avec Sofian Bouchfira (2/2)
02/09/2026 | 29minVous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnement
Une conversation entre Sofian Bouchfira et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 mars 2025.
Dans ce second épisode, Sofian Bouchfira revient sur son enquête de terrain, débutée en tant que garçon de café, qui lui a permis de découvrir la sociabilité et la géographie des bistrots parisiens. Il analyse l’évolution de la limonade à Paris sous l’effet de la législation, de la concurrence des fast-foods dès les années 1980, ainsi que de la transformation des circuits financiers liés aux commerces. Il met en lumière l’invisibilisation du travail féminin et l’affaiblissement des amicales aveyronnaises, bien que certaines associations perdurent. Enfin, il souligne les tensions entre Aveyronnais de Paris et d’Aveyron, où le maintien des maisons familiales et des vacances permet de préserver des liens.
Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr
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Une émission de Philippe Meyer, enregistrée en public à l’École alsacienne le 12 avril 2026.
Avec cette semaine :
Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran.
Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
François Bujon de l’Estang, ambassadeur de France.
Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote et fondatrice de l’Institut Français de Géopolitique.
L’IRAN, AVEC BERNARD HOURCADE
Pour cette émission thématique consacrée à l’Iran nous accueillons Bernard Hourcade, géographe, directeur de recherche émérite au CNRS et ancien directeur de l’l'Institut français de Recherche en Iran de 1978 à 1993.
Grand comme trois fois la France, peuplé de 92 millions d'habitants, riche de pétrole et de gaz, l’Iran est soumis depuis 1979 au régime théocratique des mollahs, de plus en plus contesté dans la population. En 2022, avec le mouvement Femme, Vie, Liberté après la mort de Mahsa Amini, causée par des violences lors de son arrestation par la police des mœurs pour « port de vêtements inappropriés ». En 2026, par des manifestations contre la situation économique dans plusieurs villes manifestations réprimées dans le sang.
Le 28 février, la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran a tué dès le premier jour le Guide suprême, Ali Khamenei, et un certain nombre de cadres du régime. Désormais, pour la première fois depuis l'avènement de la République islamique en 1979, toutes les nouvelles figures clefs du pouvoir sont issues des Gardiens de la révolution, l’armée d'élite du régime. Tandis que son fils le nouveau guide, Mojtaba Khamenei, nommé le 8 mars, a disparu de l'espace public, alimentant les doutes sur le fait qu'il soit encore en vie ou en état de gouverner, c'est un ancien Gardien de la révolution Mohammad Ghalibaf, le président du Parlement qui s'impose comme une des figures centrales du pouvoir. Mais c'est la nomination, le 24 mars, d’un dur, Mohammad Bagher Zolghadr à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale qui signale un virage radical. Ces nouvelles figures clefs du régime iranien témoignent-elles d’un glissement d’un régime théocratique à une dictature militaire ? C’est une des questions que nous soumettrons à notre invité.
Notre invité qui explique que, mal connue en Occident, la société iranienne est schématiquement composée de trois groupes. Une minorité - environ 10 % à 15 % - qui soutient activement le régime. Une autre minorité, entre 20 % et 30 %, qui s'oppose frontalement au système et qui a déjà courageusement manifesté à plusieurs reprises. Entre les deux, une majorité silencieuse, probablement autour de 50 % à 60 % de la population qui souhaite un changement profond, mais surtout la stabilité et ne veut ni la guerre civile, ni le chaos. Confrontée aux effets de la guerre, la population fait face à une inflation record - selon les données du Centre statistique d’Iran, le taux d’inflation sur douze mois a atteint 50,6 % au 20 mars (date de la fin de l’année iranienne), soit le niveau d’inflation annuelle le plus élevé jamais enregistré à cette échéance depuis quatre-vingt-deux ans. La guerre entraine également des pertes d’emploi et une répression politique renforcée. Plus aucune semaine ne s’écoule sans que plusieurs exécutions aient lieu. Depuis le 28 février, au moins 14 prisonniers accusés de délits politiques ou sécuritaires ont été exécutés.
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