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Le Nouvel Esprit Public

Philippe Meyer
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  • Le Nouvel Esprit Public

    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (3/7)

    06/05/2026 | 14min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    3 : Dans ce troisième épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer racontent la création des Académies sous Louis XIV, qui sont des lieux d’incarnation concrets des liens profonds entre musique et politique. Le choix de Delalande comme surintendant de la Musique, choix du roi et pas de Colbert, révèle comment la politique musicale peut cristalliser alliances et oppositions.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

    Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
  • Le Nouvel Esprit Public

    Présidentielles : à quoi bon tant de candidats ? / Que peut espérer le Liban ?

    03/05/2026 | 1h 3min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 30 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    David Djaïz, entrepreneur et essayiste.
    Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors.
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.
    Lucile Schmid, présidente de La Fabrique écologique et membre du comité de rédaction de la revue Esprit.

    PRÉSIDENTIELLES : À QUOI BON TANT DE CANDIDATS

    À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, chaque camp cherche à désigner son champion et chaque champion essaie de convaincre son camp qu’il en est le candidat naturel. Si la question ne se pose ni au Rassemblement national, où les figures incontestées de Marine Le Pen ou Jordan Bardella s'imposent, ni à La France insoumise rangée derrière son leader Jean-Luc Mélenchon, elle vire au casse-tête, au bloc central macroniste comme à droite et chez la gauche non mélenchoniste. L'organisation d'une éventuelle primaire fait donc débat. À défaut de s'entendre, l'obtention des 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature pourrait alors faire office de couperet.
    Ils étaient dix en 2012, onze en 2017 et douze en 2022. En 2027, le nombre de candidats pourrait dépasser les seize prétendants de 2002. Les nuances sont nombreuses : il y a les déclarés, les probables, les « je n'exclus rien », les « je me sens prêt », les « je serai candidat, mais seulement dans le cadre d'une primaire », les improbables... Une vingtaine de candidats sont identifiables : dix déclarés, six probables et neuf potentiels. On les retrouve aussi bien à gauche (11) qu’au centre (3), à droite (5) et à l’extrême droite (6)...
    La concurrence ne se joue plus seulement entre partis, mais en leur sein. Ainsi entre Jérôme Guedj, Boris Vallaud, Olivier Faure et François Hollande au Parti Socialiste, entre Gabriel Attal, Édouard Philippe et Gérald Darmanin pour le bloc central, ou entre Bruno Retailleau, Xavier Bertrand, David Lisnard et Michel Barnier chez Les Républicains, etc. Cette floraison est d'autant plus turbulente que 2027 marque une rupture institutionnelle : pour la première fois depuis 1995, le président sortant ne peut se représenter, puisqu'Emmanuel Macron ne peut briguer un troisième mandat d'affilée. De quoi aiguiser les appétits de son camp. À gauche, le spectre de 2002 (lorsque huit candidats de gauche ont abouti à l’élimination surprise de Lionel Jospin au premier tour) est dans toutes les têtes. Même peur à droite. C’est pourquoi, 90 parlementaires et ministres de la droite et du centre ont signé un appel à trouver un candidat unique pour 2027 dans La Tribune Dimanche, le 29 mars.
    Face à l'incapacité des partis à faire le tri, les primaires permettent de clarifier les lignes et de désigner des candidats uniques dans des configurations très concurrentielles. Si elles ont pour effet de structurer et réduire les candidatures, nombreux sont ceux à refuser l'exercice : Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon, les mieux placés à gauche s’y opposent catégoriquement. La dispersion des candidatures favorisera une qualification au second tour avec un seuil plus bas.

    QUE PEUT ESPÉRER LE LIBAN ?

    Les hostilités entre Israël et le Liban ont redémarré le 2 mars avec la violation du cessez-le-feu en vigueur par le Hezbollah, pro-iranien, en représailles à l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Depuis, la riposte de l’Etat hébreu a fait plus de 2.400 victimes au Liban, dont de nombreux civils et plus d’un million de déplacés.
    Sous l'égide des Etats-Unis, des rencontres ont eu lieu le 14 avril à Washington entre représentants libanais et israélien, alors que les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948. Après six semaines de combat, un cessez-le-feu a été annoncé unilatéralement par Donald Trump, le 17 avril. Ces pourparlers ont été aussitôt critiqués par le Hezbollah. Alors que la milice a assuré qu'elle gardait, pendant ce cessez-le-feu, « le doigt sur la gâchette », l'exécutif libanais marche sur des œufs. S'il s'est engagé à assurer le désarmement du mouvement, son armée s'est bien gardée d'agir contre la puissante milice alliée de Téhéran, aux capacités militaires bien supérieures.
    Le sud du Liban, aujourd’hui bastion du Hezbollah, est un point de fixation stratégique de l’Etat hébreu et de ses pères fondateurs depuis plus d’un siècle. Le 19 avril, l'armée israélienne a publié une carte montrant une zone tampon le long de la frontière, qui rappelle la longue occupation israélienne du sud du Liban de 1982 à 2000. Cette « zone de défense avancée », délimitée par une « ligne jaune de démarcation », est similaire à celle tracée dans la bande de Gaza après le cessez-le-feu d’octobre 2025. Les militaires israéliens y procèdent en outre à des destructions systématiques des habitations, à l'image de ce que Tsahal fait dans la bande de Gaza. Désormais, l’armée israélienne interdit aux Libanais d’entrer dans cette « zone de défense » qui couvre 6 % du pays. L'occupation israélienne du territoire libanais risque de galvaniser les sympathisants du Hezbollah, alors que la décision du mouvement d'entrer en guerre avait été largement critiquée y compris parmi ses soutiens traditionnels.
    Un nouveau round de négociations entre diplomates libanais et israéliens s’est déroulé le 23 avril dans la capitale américaine. À moyen terme, les deux pays partagent des intérêts : que le cessez-le-feu soit prolongé pour bâtir les conditions d'une paix durable, qui respecte à la fois l'intégrité territoriale du Liban et désarme le Hezbollah. Ce désarmement doit être orchestré par le Liban et lui seul, afin d’éviter une confrontation avec le parti chiite et de risquer d’entraîner le pays, où cohabitent communautés chiites, sunnites et maronites dans une guerre civile, fait-on valoir à Paris. À l’issue des pourparlers Donald Trump a annoncé une prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre les deux pays. Les parties ont toutes salué des discussions « historiques » mais la presse régionale rappelle qu’en l’absence du Hezbollah autour de la table, une paix durable reste illusoire.
    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (2/7)

    29/04/2026 | 18min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    2 : Dans ce second épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer remontent aux origines des relations étroites entre le pouvoir et la musique, au XVIIe siècle, sous le règne politique de Louis XIV et le sceptre musical de Lully, tout aussi écrasant l’un que l’autre, comme en souffrira Molière. Sont ainsi éclairées les réussites des politiques musicales du jeune roi, qui choisit la musique française contre l’italienne, à rebours de Mazarin et en harmonie avec les désirs de la Cour.

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  • Le Nouvel Esprit Public

    Le modèle social français est-il soutenable ? / Ukraine, guerre oubliée

    26/04/2026 | 1h 2min
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    Une émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 24 avril 2026.

    Avec cette semaine :

    Nicolas Baverez, essayiste et avocat.
    Jean-Louis Bourlanges, essayiste, ancien président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.
    Marc-Olivier Padis, directeur des études de la fondation Terra Nova.

    LE MODÈLE SOCIAL EST-IL SOUTENABLE QUAND 56% TOUCHENT PLUS QU’ILS NE CONTRIBUENT ?

    Si les Français se disent toujours très majoritairement attachés à la Sécurité sociale, seuls 20 % estiment recevoir plus du système socio-fiscal qu'ils n'y contribuent, alors qu’en réalité, en 2023, ils étaient 56 % à avoir reçu, en net, plus qu'ils n'ont contribué au titre de la redistribution du modèle social, selon une étude publiée le 16 avril par l'Insee.
    L’intervention massive de l'État a permis de contenir les inégalités : avant transferts publics, les 10 % les plus aisés percevaient 26 fois plus que les 10 % les plus modestes. Mais ils n'ont plus que 3,5 fois plus que les moins bien lotis une fois les transferts publics pris en compte. Ils s'opèrent au travers de trois types de canaux : les prélèvements (impôts directs et indirects, cotisations sociales), les prestations sociales ainsi que les transferts sociaux, comme l'éducation ou la santé. Ces 56 % de la population qui reçoivent plus qu'ils ne paient, représentent une moyenne. Si la quasi-totalité des plus modestes sont soutenus par ce modèle, même parmi les 10 % les plus aisés, 1 sur 5 a reçu plus qu'il n'a versé. En effet, parmi ces gens aisés, on compte des retraités cadres dont les pensions sont financées par les cotisations des actifs mais aussi des personnes malades, qui bénéficient du système de santé à redistribution opérée par les pouvoirs publics qui « rehausse le niveau de vie des ménages au prix d’un endettement public » croissant et problématique, note l’Insee, car « aujourd'hui, la puissance publique distribue plus qu'elle ne prélève ». En 2023, les ménages ont perçu au total 1.337 milliards d'euros de transferts publics quand ils ont dû acquitter des prélèvements à hauteur de 1.273 milliards.
    Depuis sa création il y a 80 ans la Sécurité sociale montre les limites de son modèle surtout d’un point de vue financier : alors que les comptes sociaux étaient à l'équilibre jusqu'au début des années 1990 et sur le point d'y revenir avant la crise sanitaire, le déficit de l'ensemble des cinq branches (famille, maladie, retraite, autonomie, recouvrement) a atteint 15,3 milliards d'euros en 2024 (soit 0,6 % du PIB) et devrait dépasser 22 milliards en 2025, un niveau inédit hors période de crise. Ces déficits, mis bout à bout, représentent une « dette sociale » qui pourrait dépasser les 180 milliards d'euros en 2028, selon la Cour des comptes. Le vieillissement de la population en est la cause principale. Début 2023, 17 millions de Français touchent une retraite ; mais le ratio entre les Français qui travaillent - et donc cotisent - et ceux qui bénéficient de la solidarité nationale est de moins en moins avantageux. Au début des années 1960, la France comptait quatre travailleurs pour un retraité. Début 2020, ce ratio tombe à 1,5 pour 1, et la tendance ne semble pas près de s'inverser, à moins d'une forte hausse du taux d'emploi, surtout chez les seniors.

    UKRAINE, GUERRE OUBLIÉE

    Quatre ans après le début de l'invasion russe, la situation humanitaire en Ukraine demeure critique, alors même que les financements internationaux s'essoufflent. Quelque 10,8 millions de personnes dans le pays ont encore besoin d'une assistance humanitaire, selon les Nations unies. Sur le front, de plus en plus de soldats ukrainiens abandonnent leur position, découragés par des conditions dégradées sur le terrain. Le phénomène a été reconnu mi-janvier par le ministre de la Défense ukrainien, qui a évoqué le chiffre de 200.000 cas. Un aveu inhabituel alors que l’armée est confrontée à une lourde pénurie d’effectifs et que l’horizon de la fin de la guerre semble toujours s’éloigner. Durant l’année 2025, Moscou a conquis environ 4.300 km2 de territoire ukrainien. Cette avancée représente moins de 1 % de la taille du pays, mais elle est continue. En prenant en compte ses occupations pérennes depuis 2014, Moscou contrôle aujourd’hui 20 % de l’Ukraine.
    La guerre américano-israélienne contre l’Iran, a renvoyé le conflit russo-ukrainien au second rang des priorités de l’administration américaine. Le renchérissement des cours mondiaux du pétrole du fait du blocage du détroit d’Ormuz joue en faveur de la Russie en poussant Washington à assouplir ses sanctions sur le pétrole russe. La menace balistique russe ne fait que s’accroître, car le seul système ayant démontré sa capacité à intercepter les missiles Iskander-M russes est le système Patriot américain, que Washington préfère désormais rediriger vers ses alliés du golfe Persique.
    Cette nouvelle donne pourrait permettre à Vladimir Poutine de renforcer le financement de l’effort de guerre russe. Le choix des cibles visées par l’armée russe a évolué : durant l’hiver, les centrales de production et le système de distribution de l’électricité ont été tout spécialement ciblés, occasionnant de très longues coupures de courant, de chauffage et d’eau dans les centres urbains de l’ensemble du pays. Depuis le printemps, les forces russes ont repris leurs campagnes aériennes en les intensifiant. Les 23 et 24 mars, elles ont lancé dans une frappe prolongée près de 1.000 drones et missiles. Tandis que la Russie mène des frappes contre les infrastructures civiles et énergétiques de l'Ukraine pour affaiblir l'économie et le moral de son adversaire, l'Ukraine tente d'imposer un coût humain exorbitant à l'envahisseur. Portée par l'essor de son industrie de défense domestique, l'Ukraine a changé d'échelle : longtemps limitée à des frappes de harcèlement ou à des opérations symboliques dans la profondeur russe, elle mène désormais une campagne structurée contre des cibles militaires, industrielles et logistiques en Russie. Jeudi, grâce à la levée du véto hongrois, l’Ukraine va pouvoir recevoir 90 milliards d’euros de la part de l’Union européenne.
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    Bada : les musiciens et le pouvoir en France, avec Maryvonne de Saint-Pulgent (1/7)

    22/04/2026 | 19min
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    Une conversation entre Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 7 novembre 2025.

    1 : Dans ce premier épisode, Maryvonne de Saint-Pulgent et Philippe Meyer reviennent sur l’évolution de l’enseignement de la musique au cours des siècles, qui transforme profondément le rapport des Français à la musique, sans que jamais celle-ci passe au second plan. Les tensions entre musique(s) populaire(s) et aristocratique(s) permettent de rappeler qu'avant le siècle dernier et l'académisation de son enseignement, la musique était ainsi considérablement plus diffusée et pratiquée au sein des classes populaires.

    Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.fr

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Generated: 5/7/2026 - 6:55:00 AM