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    NewGame+ #058 - RetroGame+

    13/05/2026 | 2h 53min
    Bienvenue dans RetroGame+, l'épisode de rattrapage de NewGame+ qui revient sur d'anciens épisodes... en compagnie de ceux qui n'étaient pas encore là quand ils ont été enregistrés. Ce soir, Ace Bunny anime, Hkr et Brad jouent les invités de leur propre passé.

    Les 5 sujets du soir :

    1. Consoles portables - retour sur l'épisode 5, saison 1 (déc. 2022)

    L'avenir des consoles portables était incertain en 2022 : Steam Deck tout juste lancé, marché de l'émulation naissant. En 2026, la situation a radicalement changé.

    L'Odin 3 qui atomise un Steam Deck et équivaut à un Mac M2. GameHub qui fait tourner des jeux PC sur Android. GTA V à 60fps sur mobile. La Switch 2 et ses portages bluffants, FF7 Rebirth en tête.

    Brad, team émulation iPhone et RetroArch en mode Game Boy GBA dans le train. Hkr, sceptique sur l'uniformisation des catalogues, mais converti à la Game Boy homebrew et à la PS Vita qu'il a rachetée récemment.

    La Playdate comme seule vraie console portable originale de ces cinq dernières années. Et la vraie question : depuis la 3DS, y a-t-il encore des jeux pensés pour le portable, ou juste des portages ?

    2. Eternal Darkness : Sanity's Requiem - retour sur l'épisode 10, saison 1 (mai 2023)

    Le joker de Pascal. Le jeu GameCube de Silicon Knights (studio canadien aujourd'hui disparu après une bataille judiciaire retentissante contre Epic), qu'Hkr attendait depuis son annonce sur N64 et qu'il a finalement fait avant d'écouter l'épisode.

    Son verdict : une expérience inédite, lovecraftienne, avec des époques qui se superposent (Charlemagne, la Première Guerre Mondiale, Rome antique), un système de santé mentale qui brise le quatrième mur de façon géniale, et une fin un poil trop longue.

    Un jeu unitaire, sans suite, sans équivalent, qui n'a pas vieilli parce qu'il n'a jamais eu de point de comparaison — et qui en 2026, coincé entre RE9 et Silent Hill F, reste le plus intéressant des trois.

    3. Rétrospective Mario Kart - retour sur l'épisode 18, saison 2 (déc. 2023)

    L'épisode du retour d'Ace Bunny après son hiatus, qui repartait en hiatus deux épisodes plus tard. À l'époque, Mario Kart World n'existait pas et le trio avait imaginé ce que serait le prochain opus.

    Ace voulait un Double Dash 2. Perdu !

    Débat en règle sur la saga : le 64 qui a tout fondé, le Super Circuit GBA sous-estimé, le DS qui déchire, le Wii et son gameplay trop assisté, le 7 qui est "le Mario Kart le plus lambda du monde", le 8 Deluxe et ses DLC qui ajoutent des capitales mondiales et des circuits rétro améliorés avec une OST jouée par un vrai groupe et des solos de guitare.

    Et Mario Kart World : un parti pris assumé, complémentaire du 8 Deluxe plutôt que remplaçant, qui divise mais qu'on ne peut pas accuser de timidité.

    4. Physique vs. dématérialisé - retour sur l'épisode 22, saison 2 (avr. 2024)

    L'épisode enregistré avec Blaireau et Guigro, dans un contexte de shitstorm Sony autour des DRM.

    Brad : historiquement physique, converti au démat Steam pour son interopérabilité totale, Steam Deck, Odin 3, Mac, Steam Machine... La bibliothèque Steam construite depuis 17 ans qui suit partout, sur n'importe quelle machine.

    Acheter sur Switch uniquement pour les IP Nintendo, en physique, pour les revendre ou les prêter. Ne jamais acheter un jeu à plein tarif, attendre les -30% minimum.

    Hkr : ni physique ni démat, mais coincé entre les deux. Le physique actuel n'est qu'une licence pour télécharger un jeu de 160 Go. Le démat console risque de disparaître avec le store.

    Steam l'attire mais il ne lance pas les jeux. Il préfère acheter en physique une Xbox One d'occasion pas cher pour jouer aux AA qu'il trouve souvent moins cher que Steam en solde. Skull & Bones à 3€. Prince of Persia: The Lost Crown à 20€.

    Le problème fondamental : la fragmentation des stores (Nintendo, Sony, Xbox, Steam, GOG, Epic) qui rend toute bibliothèque unifiée impossible.

    5. Nintendo 64 - retour sur l'épisode 23, saison 2

    Le joker de Pedro. Hkr et la N64 : achetée à Noël dans l'année de sa sortie, seule console achetée aussi tôt dans sa vie. Complement parfait d'un Pentium 233 avec 3DFX Voodoo 2.

    La promesse du multijoueur à 4 avec les potes : Mario Kart 64, GoldenEye, Mario 64, Pilot Wings.

    Brad et la N64 : une console de cœur, une décennie de souvenirs. F-Zero X vs F-Zero GX, les débats sur l'OST, le gameplay à 60fps.

    Et la conclusion partagée qui clôt l'épisode : "Vive la 64"

    Intervenants : Ace Bunny, HKR, Brad

    Montage et mixage : Ace_Bunny

    Technique, diffusion et hébergement : Mugen_Pascal
  • NewGame+

    NewGame+ #057 - La presse spécialisée

    27/04/2026 | 2h 35min
    À l'époque, pas de trailer en 4K.

    Juste des tests passionnés, des blagues foireuses, et le suspense de savoir si ton jeu allait avoir plus de 90%. Sans compter les 25 pages de solution du premier Golden Sun que personne n'avait demandé mais que tu as relues dix fois quand même.

    Dans ce nouvel épisode de NewGame+, Ace Bunny, HKR, Mugen remontent le fil de la presse jeux vidéo papier, de ses débuts académiques inspirés de Science & Vie Micro jusqu'à sa lente agonie face à l'internet haut débit. Brad passe en pastille invité. Pedro arrive en retard, comme d'habitude, et confirme qu'il est là en touriste.

    Un épisode qui sent le papier glacé, le CD de démo griffé et la solution de Final Fantasy VIII qui était fausse dès la page 3.

    Au programme :

    Les premières lectures, l'ère pré-internet

    Tilt, premier magazine dédié à la micro-informatique, où l'on apprenait à coder en Basic entre deux soluces de DuckTales. Nintendo Player, la revue indépendante avec laquelle Mugen a appris à lire (et dont il voulait l'intégrale pour son anniversaire). Kids Mania et Astuce Mania, les magazines cheap à 12 francs avec le papier torchon. Les sections jeux vidéo des magazines jeunesse (Picsou, Mickey Parade) comme première porte d'entrée. Chacun a sa madeleine, chacun a son bar-tabac.

    Les grandes heures de la presse spécialisée

    Le changement de ton éditorial des années 90 : du journaliste technique austère au pote qui te dit "il est trop cool ce jeu". Player One, Console Plus, Joystick, Jeux Vidéo Magazine, Nintendo Magazine officiel, le MOX (Xbox Magazine), PlayStation Magazine avec son CD de démo qu'on rongeait à l'ongle pour faire tomber le disque. Les hors-séries spéciaux consoles qui te donnaient envie d'en acheter une rien qu'en la regardant sous toutes ses coutures. Pocket Magazine et ses 13 numéros entièrement dédiés aux portables. Le débat : était-ce vraiment indépendant, ou les rédacs se faisaient-elles graisser la patte avec des voyages à Bali ?

    Les goodies et le CD de démo : l'arme secrète

    Le magazine qui vendait son tirage grâce à un poster ou un CD, peu importe la qualité du contenu. La démo de Metal Gear Solid dans l'Officiel PlayStation Magazine : l'événement qui a propulsé les ventes. Les CD de démo sur PS1 qu'on refaisait cent fois, Die Hard Trilogy niveau 1, Jumping Flash, Warzone 2100. Les magazines PC avec 4 CD dedans, des wallpapers, des drivers, des mods de Half-Life, et parfois des cracks que les gars avaient glissés en douce. La technique du stagiaire qui copiait des centaines de sauvegardes à la main. La VPC (vente par correspondance) et ses prix en francs mis à nu dans une séquence de devinettes hilarante : combien coûtait une Super Nintendo avec Mario Kart ? La NES Zapper ? La N64 d'occasion ?

    Les soluces et leur fiabilité toute relative

    Astuce Mania numéro 5 avec la solution complète de Final Fantasy VIII écrite en urgence, non relue, avec la moitié des informations fausses ou erronées, des fautes de syntaxe et des pages où le texte de la page précédente avait été copié-collé sans qu'on change les screenshots. La course à la soluce pour rester dans le momentum d'une sortie. Les courriers des lecteurs comme premier forum d'entraide. Et ce moment où naïf que tu es, tu essaies de transposer les touches d'un jeu SNES vers la Mega Drive en te disant "droite c'est droite, ça devrait marcher".

    La traversée du désert et la mort du modèle

    L'arrivée d'internet et du haut débit qui tue les trois piliers du magazine : les démos (téléchargeables), les tests (disponibles en ligne immédiatement), la publicité (basculée vers le web). Les tentatives désespérées : le magazine low-cost papier torchon qui ne tient pas, le pivot culture/lifestyle/soft érotique avec CD pour survivre quelques années de plus. La publicité déguisée. Jeuxvideo.com, GameCult, Gameblog et la presse en ligne qui prend le relais, qualitative à l'époque, beaucoup moins aujourd'hui selon l'équipe.

    Game One, No Life et la transition vers la vidéo

    Marcus comme premier streamer avant l'heure sur Game One avec ses Level 1. No Life et ses obligations de diffuser 50% de musique française. Les vidéotesteurs sur Dailymotion. L'évolution vers BB300, Coupaskull, Hooper et les streamers Twitch, une généalogie directe tracée depuis les rédactions des années 90.

    Ce qu'il reste en 2026

    Le constat unanime : le magazine tel qu'il existait n'a plus de raison d'être. Ce qui survit, c'est le premium ou rien. Les MOOK Pix'n Love (Retro Gamer Collection, IG Mag, les encyclopédies licenciées sur Gran Turismo, Shenmue, Half-Life) comme prolongement de l'expérience jeu, objet à offrir, à lire dans son canapé sans écran. Les livres Surge Éditions pour creuser une franchise en profondeur et l'anticipation d'un bouquin sur Clair Obscur : Expedition 33, dont l'artbook officiel existe déjà.

    Le débat : le MOOK est-il le descendant du magazine, ou le podcast en est-il l'héritier audio ? La réponse est peut-être les deux.

    Magazines évoqués : Tilt, Nintendo Player, Player One, Console Plus, Joystick, Jeux Vidéo Magazine, Kids Mania, Astuce Mania, Pocket Magazine, Game Test, Officiel PlayStation Magazine, PlayStation 2 Magazine, Xbox Magazine (MOX), Nintendo Magazine, IG Mag, Retro Gamer Collection, Canard PC, Pix'n Love, JV Le Mag, Video Gamer Retro

    Éditeurs/Sites évoqués : Micromania (soluces), Jeuxvideo.com, GameKult, Gameblog, Third Éditions

    Intervenants : Ace Bunny, HKR, Mugen, Brad, Pedro

    Montage et mixage : Ace_Bunny

    Technique, diffusion et hébergement : Mugen_Pascal
  • NewGame+

    NewGame+ #056 - Le PS VR

    13/04/2026 | 2h 7min
    Prenez un sac à vomi. On vous a prévenus.

    La réalité virtuelle, ça peut faire cet effet-là. Surtout quand on découvre un casque sur le toit d'une cathédrale de Milan, dans un stand de tourisme à l'Expo Universelle. Ou quand on se retrouve dans une salle VR pour un enterrement de vie de garçon, à taper sur des tambours vikings en rythme dans un Drakkar. Ou encore quand on achète un PSVR1 100€ sur Le Bon Coin dans le mois qui suit une PS4 reçue de son beau-frère.

    Dans ce nouvel épisode de NewGame+, Ace Bunny et HKR plongent dans le casque de réalité virtuelle de Sony — le premier, celui de la PS4 — avec un angle qu'ils assument : celui de deux joueurs qui ne sont pas des experts de la VR, qui n'ont pas fait tous les casques, et qui ont découvert cette technologie par la porte d'entrée PlayStation. Ce sera peut-être pour ça que leur retour est aussi honnête.

    Au programme :

    Comment on a découvert la VR

    HKR et son estomac qui a rendu les armes à Milan, son Samsung Galaxy S7 et son casque à clipser, sa conviction pendant des années que 600€ pour avoir envie de gerber c'était mauvais calcul, jusqu'à ce PSVR1 à 100€ sur LeBonCoin.

    Ace Bunny et son expérience en salle d'arcade VR lors d'un EVG, ses découvertes à la Cité des Sciences, et ce PSVR complet avec adaptateur PS5 déniché sur Vinted pour Noël.

    Deux profils de néophytes qui ont finalement tous les deux atterri dans le même casque.

    Un historique complet de la machine

    Est-ce que c'est une console ou un accessoire ? Un vrai écosystème ou un périphérique de la PS4 ? Ace Bunny retrace l'histoire du projet, rappelle que Sony avait déjà produit des casques 3D bien avant le PSVR, et évoque comment le PlayStation VR s'est construit entre 2016 et sa fin de vie, avec ses forces, ses limites techniques, et ses compromis de conception.

    Le hardware et les accessoires

    Écran OLED 5,7 pouces, 1920x1080, 90 ou 120Hz, accéléromètre, gyroscope, champ de vision à 100 degrés. La PlayStation Camera comme sensor bar obligatoire. La DualShock 4, dont le PSVR exploite enfin pleinement toutes les capacités cachées (détection de mouvement, pavé tactile) bien mieux que la plupart des jeux PS4.

    Et les PS Move, ces manettes de la PS3 ressortis du tiroir : batterie catastrophique, pas de stick, pas de comparaison possible avec les concurrents, mais parfois bien utiles quand même.

    L'anecdote d'Ace Bunny qui a failli arracher sa PS5 de son meuble en pleine session de golf.

    La ludothèque : le vrai sujet

    Étonnamment riche pour un casque de cette génération. PlayStation VR Worlds comme tutoriel des capacités du casque avec London Heist, véritable pépite d'ambiance Snatch de Guy Ritchie, qui reste l'un des sommets du PSVR.

    Tetris Effect et son immersion sensorielle unique. No Man's Sky et ses sessions de 3-4 heures en VR pour HKR, avec le système de téléportation qui règle le problème de la cinétose.

    Moss, coup de cœur de HKR, un jeu puzzle-platformer onirique, adapté nativement à la VR, que sa femme a fini en entier.

    Resident Evil 7, Ace Combat, Batman Arkham VR, Everybody's Golf VR (moins convaincant).

    Et bien sûr : Astro Bot Rescue Mission, dernier grand jeu de Japan Studio, premier du personnage qui deviendra une mascotte PlayStation, leur débat sur qui est le meilleur jeu du PSVR n'est pas si tranché qu'il y paraît.

    La fin de vie et le PSVR2 qui a déçu

    L'absence totale de rétrocompatibilité entre PSVR1 et PSVR2, la vraie raison selon Ace Bunny du semi-échec commercial du successeur.

    Un casque PSVR2 techniquement solide, avec de bonnes manettes, sorti à 600€, mais sans la ludothèque de son prédécesseur.

    La fenêtre 2016-2020 comme âge d'or des Triple A en VR : RE7, No Man's Sky, Half-Life Alyx, Astro Bot, une époque où les éditeurs croyaient encore au marché.

    Et l'hypothèse d'un avenir via l'émulation PS4 sur PC qui permettrait peut-être de redécouvrir cette ludothèque sur des casques de meilleure qualité.

    Le verdict en 2026

    150€ tout compris, des jeux entre 5 et 30€ en occasion, une PS4 ou une PS5 avec adaptateur, et vous avez la meilleure porte d'entrée dans la VR pour les curieux qui ne veulent pas risquer 300€ sur un Meta Quest dont ils ne savent pas s'ils vont s'en servir.

    Un casque désuet dans le bon sens du terme, avec une touche rétro qui fait partie de son charme.

    Bonus

    Une coupure de connexion en Savoie, un imposteur qui révèle son code-barre, et le vrai Ace Bunny qui intervient depuis un endroit indéfini. La VR, décidément, ça perturbe les esprits.

    Jeux évoqués : PlayStation VR Worlds (London Heist, Ocean Descent, VR Luge), Astro Bot Rescue Mission, Moss (et sa suite), No Man's Sky, Tetris Effect, Resident Evil 7, Ace Combat 7, Batman Arkham VR, Everybody's Golf VR, DriveClub VR, Star Wars Squadrons, Half-Life Alyx

    Casques évoqués : PSVR1, PSVR2, HTC Vive, Meta Quest, Samsung Gear VR

    Intervenants : Ace Bunny, HKR

    Montage et mixage : Ace_Bunny

    Technique, diffusion et hébergement : Mugen_Pascal
  • NewGame+

    NewGame+ #055 - Pokémon, Génération 1

    28/03/2026 | 4h 5min
    Attrapez-les tous !

    Il y a 30 ans, un jeu Game Boy monochrome, techniquement obsolète à l'ère de la 3D triomphante, défie toutes les probabilités et devient le phénomène culturel qui a défini toute une génération. Dans ce nouvel épisode marathon, Mugen, Ace Bunny et Brad célèbrent les 30 ans de Pokémon en replongeant dans l'aventure qui a tout changé : Rouge, Bleu, Jaune, et leurs remakes Rouge Feu / Vert Feuille.

    Quatre heures de nostalgie pure où l'équipe (HKR et Pedro étant absents, sabotage de la Team Rocket oblige) décortique la genèse miraculeuse de la licence : Satoshi Tajiri le "Docteur Bug", le fanzine Game Freak qui vivotait, le câble link comme déclic, les 6 ans de développement chaotiques, Iwata qui sauve le projet international et la version Stadium sur N64, et cet alignement de planètes parfait qui a transformé un jeu voué à l'échec en cash machine internationale.

    Au programme :

    La genèse légendaire

    Satoshi Tajiri, passionné d'insectes que ses camarades surnommaient "Docteur Bug", découvre l'arcade et abandonne la tradition familiale (son père travaillait chez Nissan). Avec Ken Sugimori au dessin, il lance le fanzine Game Freak qui se vend si bien qu'il faut embaucher les parents pour envoyer les commandes. Le studio vivote sur des projets de commandes (Yoshi's Cookie, Mario & Wario, Pulseman sur Mega Drive), jusqu'au jour où Tajiri tombe sur la documentation technique du Game Boy et son câble link. Le déclic : échanger des créatures comme il échangeait des insectes enfant.

    Les 6 années de chaos

    Nintendo valide le projet Capsule Monsters (rebaptisé Pocket Monsters car le nom était déjà déposé), mais Game Freak manque de cash. Développement infernal, l'équipe passe de 5 à 19 personnes, certains ne sont pas payés pendant des mois, Tajiri puise dans ses économies personnelles. Le jeu est repoussé plusieurs fois, tout éditeur normal aurait annulé le contrat. Mais Nintendo tient bon. Puis arrive Iwata, génie de la programmation qui a permis d'intégrer la traduction aux jeux.

    L'explosion cross-média

    Les 151 monstres originaux, la stratégie des versions Rouge/Bleu/Jaune pour forcer l'échange, le phénomène Mew caché dans le code (bug transformé en légende urbaine), l'anime qui débarque sur Fox Kids le 5 septembre 1999 (puis TF1 à Noël), les albums Panini à 2-5 francs échangés dans les cours de récré, le Trading Card Game qui explose, et cette accessibilité financière incroyable (Game Boy + jeu Pokémon = moins cher qu'une seule licence PS1).

    Les souvenirs personnels

    Mugen qui découvre l'anime sur Fox Kids à l'épisode 23 (La Tour de la Terreur), fait son plan d'action pour convaincre son père de lui acheter la version Rouge pour son anniversaire quelques semaines plus tard, dévore le guide Ultra 64 Player chez le buraliste qui le laisse feuilleter gratuitement, et devient le "dark Sasuke du Pokémon" au collège (les autres lui ramènent leurs cartouches et des goûters pour qu'il capture leurs légendaires). Brad pour qui la Game Boy + Pokémon était enfin accessible. Ace et son Pokémon Bleu, ses souvenirs de l'archipel des Îles Orange (saison 2).

    L'analyse technique et culturelle

    Les remakes Rouge Feu / Vert Feuille qui modernisent l'expérience tout en préservant l'âme, les évolutions graphiques de la Gen 1 (du monochrome Game Boy au pixel art GBA), le système de types et sa table de compatibilité, les bugs mythiques (Missingno, le glitch Mew), la cote folle des cartouches (Pokémon Or loose à 20€ en 2021, aujourd'hui entre 40-80€), et ce constat amer : la machine est devenue trop grosse pour elle-même et hors de contrôle.

    Les débats qui fâchent

    Rouge/Bleu/Jaune restent dans le top 3-5 des jeux Game Boy de tous les temps (indébattable). Un jeu monochrome qui devient le jeu le plus vendu de son année alors que la 3D règne. Rouge Feu / Vert Feuille comme porte d'entrée idéale pour découvrir la Gen 1 aujourd'hui (à "seulement" 199€ loose). Les jeux Switch récents qui déçoivent (Brad qui revend tout sauf Let's Go et Arceus). Et cette vérité : personne ne pouvait prévoir ce succès, c'est un alignement de planètes unique (1 chance sur 10 milliards).

    Moments cultes :

    La confusion Satoshi Tajiri / Tsunekazu Ishihara sur Google Images (test de crédibilité des vidéos YouTube)

    Le buraliste qui installe une chaise pour que Mugen puisse feuilleter les magazines

    "Game Freak = les fous/fadas du jeu vidéo"

    Le débat Rondoudou vs Ronflex comme berceuse

    "Pokémon, c'est typiquement l'œuvre qui a dépassé son créateur"

    Un épisode cathartique de 4 heures (félicitations à Ace qui a eu moins de 10 jours pour le monter) qui célèbre le miracle Pokémon Gen 1 : un jeu qui n'aurait jamais dû exister, qui n'aurait jamais dû marcher, et qui pourtant a défini le gaming portable pour des décennies. Entre analyse technique, anecdotes personnelles, considérations sur les prix du rétrogaming, et débats passionnés, l'équipe dresse le portrait d'un phénomène culturel irréplicable.

    Le projet annoncé : Une rétrospective complète de toutes les générations Pokémon en épisodes futurs (déjà la Gen 2 en préparation). NewGame+ devient PokéPlus, le podcast.

    Le teaser final : Prochain duo HKR + Ace sur un sujet qui "finit en R". Et dans un mois, tous les 5 pour parler de... 64 Player (la revue mythique).

    Jeux évoqués : Pokémon Rouge/Bleu/Jaune (Game Boy), Rouge feu / Vert Feuille (GBA), Let's Go Pikachu/Evoli Arceus, les jeux Switch, Quinty, Yoshi's Cookie, Mario & Wario, Pulseman, Magical Taruruto-kun

    Personnalités : Satoshi Tajiri, Ken Sugimori, Satoru Iwata, Tsunekazu Ishihara

    Supports : Game Boy, GBA, DS, 3DS, 2DS, Switch

    Intervenants : Mugen, Ace Bunny, Brad

    Montage et mixage : Ace_Bunny

    Technique, diffusion et hébergement : Mugen_Pascal
  • NewGame+

    NewGame+ #054 - Trackmania

    14/03/2026 | 2h 59min
    Bip. Bip. Bip.

    Le feu passe au vert. Et tu relances.

    Parce qu'il t'a manqué ce centième. Parce que la médaille Nadeo, c'est bien, mais le classement mondial c'est mieux. Parce qu'il est 2h00 et que le même virage tourne en boucle dans ta tête depuis ce matin... Si tu te reconnais là-dedans, tu es au bon endroit.

    Dans ce nouvel épisode de NewGame+, Brad et Pedro remontent aux origines d'une licence française qui n'a l'air de rien (juste des voitures et un chrono) et qui s'avère être l'un des terriers de lapin les plus profonds du jeu vidéo de course. Spoiler : on n'en est pas encore sortis.

    Au programme :

    Les origines de Nadeo

    Florent Castelnérac, un ingénieur polytechnicien passionné de jeu vidéo, un studio créé en 2000 avec une poignée d'ingénieurs et un seul graphiste, des outils développés par nécessité pour aller plus vite — et un prototype amené en famille à Noël qui change tout : le jeu de puzzle devient jeu de course. C'est là que naît Trackmania.

    Qu'est-ce que Trackmania vraiment ?

    Pas de collision, pas de tours, point A vers point B en passant par des checkpoints. Un moteur déterministe à 100%, où chaque centième est le résultat de votre skill pur — pas d'aléatoire, pas de variante matérielle.

    Un jeu de course die-and-retry, vertical, acrobatique, où on peut rouler dans le sable, enchaîner des loopings, sauter dans le vide et créer ses propres circuits.

    Pour les amateurs de puzzle, pour les chasseurs de chrono, pour les créateurs de maps : Trackmania, c'est plusieurs jeux en un.

    La rétrospective complète de la série

    De Trackmania 2003 jusqu'au Trackmania 2020, en passant par Sunrise, Nations (le free-to-play qui a tout changé), United, les épisodes DS et Wii, Trackmania 2, Turbo et ManiaPlanet — Pedro et Brad décortiquent chaque opus, leurs apports, leurs failles, et les choix qui ont creusé des fractures dans la communauté.

    Nadeo, Ubisoft et les controverses du modèle économique

    La décision de rendre Stadium payant en 2013. L'abonnement clivant de Trackmania 2020. Le launcher UPlay que personne n'a demandé. Le rôle de Zerator dans le renouveau de la licence. Les leçons non tirées du free-to-play de Team Fortress 2.

    Deux joueurs qui ont aimé ce studio sincèrement, et qui n'ont pas toujours compris pourquoi il les avait déçus.

    Les anecdotes qui font Trackmania

    Pedro qui se fait un pote sur Trackmania Power Up via MSN à 13 ans — et qui finit bloqué pour des raisons qu'il mettra des années à comprendre.

    La clé CD perdue, le mail envoyé à Nadeo enfant, et la réponse inattendue du studio.

    L'ami non-gamer qui finit par y passer une vingtaine d'heures.

    Le mode asynchrone comme antidote parfait aux emplois du temps de parents gamers.

    Et les 50 fantômes en simultané sur un circuit piégé, spectacle unique au monde.

    L'état des lieux en 2026

    Trackmania 2020 à 20€ avec des années de contenu — campagnes officielles, partenariats Lacoste et Red Bull, maps Mario Kart refaites par la communauté, classements mondiaux vivants.

    Pedro qui ressort Trackmania 2 après l'épisode et regrette de ne pas avoir assez de temps.

    Brad qui évoque une boulimie imminente.

    Un jeu qui, malgré un lancement raté, a finalement tenu sa promesse.

    Un épisode de presque 3 heures qui sent la passion de ceux qui sont tombés dedans petits et qui n'en sont jamais vraiment ressortis.

    Pour vous, les médailles Nadeo ne sont qu'un début.

    Vivez Trackmania.

    Jeux et opus évoqués : Trackmania 2003, Trackmania Power Up, Trackmania Original, Trackmania Sunrise, Trackmania Nations, Trackmania United, Trackmania DS, Trackmania Turbo, ManiaPlanet, Trackmania 2 (Canyon, Valley, Stadium, Lagoon), Trackmania Turbo (2016), Trackmania 2020

    Plateformes : PC, Nintendo DS, Wii, Xbox Series, PS4/PS5, Steam, Ubisoft Connect

    Intervenants : Brad, Pedro

    Montage et mixage : Pedro

    Technique, diffusion et hébergement : Mugen_Pascal
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