
Quelle maladie de peau progresse mystérieusement dans le monde ?
06/1/2026 | 2min
Parmi les maladies dermatologiques qui intriguent les chercheurs, une en particulier retient l’attention : le psoriasis. Cette affection inflammatoire chronique, pourtant connue depuis longtemps, conserve une part de mystère. On ne sait toujours pas précisément ce qui la déclenche, et aucun traitement ne permet aujourd’hui d’en guérir complètement. Elle se manifeste par des plaques rouges épaisses, recouvertes de squames, souvent très prurigineuses. Ces lésions peuvent s’étendre largement et entraîner une dry skin persistante, rendant le quotidien difficile.Le psoriasis n’est ni contagieux ni mortel, mais il évolue par poussées imprévisibles, à la fréquence et à l’intensité très variables d’une personne à l’autre. Ce caractère aléatoire, associé à ses conséquences visibles, en fait une maladie qui pèse lourdement sur la qualité de vie. Les personnes qui en souffrent parlent fréquemment d’un sentiment de gêne, d’un impact sur leur vie sociale et parfois professionnelle. En France, on estime que 2 à 3 % de la population est concernée.Ce qui inquiète aujourd’hui la communauté scientifique, c’est que le psoriasis progresse nettement à l’échelle mondiale. Une vaste analyse menée par une équipe de chercheurs chinois a compilé les données de 236 pays, en prenant en compte l’âge et le sexe des patients. Publiés dans JAMA Dermatology, leurs résultats montrent une croissance continue du nombre de nouveaux cas entre 1990 et 2021. Chez les hommes, l’incidence annuelle serait passée d’environ 57 à 63 cas pour 100 000 habitants, soit une hausse de plus de 10 %. Chez les femmes, elle serait passée de 57 à 61 cas, une augmentation d’environ 7 %.Et les projections ne sont pas rassurantes : si les tendances se maintiennent, l’incidence pourrait atteindre d’ici 2050 70 cas pour 100 000 hommes et 66 cas pour 100 000 femmes.La répartition géographique ajoute une dimension supplémentaire au mystère. Les zones les plus touchées sont l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale, alors que l’Asie de l’Est et l’Afrique subsaharienne présentent des taux nettement plus bas. Chez les jeunes de 5 à 19 ans, les filles semblent plus touchées ; à l’âge adulte, les taux s’équilibrent, puis progressent davantage chez les hommes.Mais pourquoi cette flambée ? Les chercheurs évoquent plusieurs pistes : une hygiène parfois trop poussée dans les pays riches, pouvant perturber le système immunitaire ; un meilleur dépistage dans les régions développées ; ou même, hypothèse encore très spéculative, un facteur alimentaire non identifié favorisant l’inflammation cutanée.Pour l’heure, une conclusion s’impose : le psoriasis progresse, et personne ne comprend encore tout à fait pourquoi. Des études supplémentaires seront indispensables pour en percer les véritables causes. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Eau gazeuse ou eau plate : laquelle hydrate le mieux ?
05/1/2026 | 1min
Lorsque l’on pense hydratation, une question revient souvent : vaut-il mieux boire de l’eau plate ou de l’eau gazeuse ? Certaines personnes affirment que l’eau gazeuse « déshydrate », d’autres au contraire la jugent plus efficace parce qu’elle semble plus rafraîchissante. Alors, qu’en dit réellement la science ?D’un point de vue strictement physiologique, eau plate et eau gazeuse hydratent exactement de la même manière. L’hydratation dépend d’un seul paramètre : la quantité d’eau absorbée par l’organisme. Or, l’eau gazeuse n’est rien d’autre que de l’eau dans laquelle on a dissous du dioxyde de carbone. Ce gaz ne modifie pas la capacité de l’eau à traverser les parois intestinales et à rejoindre le système sanguin. Autrement dit, que les bulles soient là ou non, l’eau reste de l’eau.Pourquoi alors l’idée que l’eau gazeuse serait moins hydratante circule-t-elle encore ? Probablement parce que les bulles peuvent donner une sensation de satiété plus rapide. Elles distendent légèrement l’estomac, ce qui peut conduire à boire moins sans s’en rendre compte. Ce n’est donc pas l’eau gazeuse qui hydrate mal, mais la quantité absorbée qui peut être plus faible. C’est particulièrement vrai après un effort sportif : certaines personnes trouvent que les bulles « remplissent » et préfèrent donc l’eau plate, plus facile à boire en grande quantité.Inversement, d’autres personnes boivent davantage lorsqu’elles optent pour une eau gazeuse, tout simplement parce qu’elles apprécient son goût ou son effet rafraîchissant. Dans ce cas, l’eau gazeuse devient indirectement plus hydratante, car elle favorise une consommation plus régulière. C’est d’ailleurs l’un des conseils souvent donnés aux personnes qui peinent à boire suffisamment : choisir une eau dont elles apprécient vraiment la saveur.Il existe néanmoins quelques nuances. Certaines eaux gazeuses naturellement riches en minéraux, comme le bicarbonate ou le sodium, peuvent être plus difficiles à tolérer pour les personnes souffrant d’hypertension ou de problèmes rénaux. Dans ces cas particuliers, les médecins recommandent une consommation modérée. Mais pour la majorité des individus en bonne santé, il n’y a aucune contre-indication.Alors, laquelle hydrate le mieux ? Aucune des deux. Sur le plan biologique, eau plate et eau gazeuse remplissent la même fonction. Le meilleur choix est celui que l’on parvient à boire en quantité suffisante, tout au long de la journée. L’essentiel, ce n’est pas le type d’eau : c’est la régularité avec laquelle on la boit. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Le deuil a-t-il vraiment 5 phases ?
04/1/2026 | 2min
On l’apprend parfois à l’école, on le lit dans les magazines, et on en parle même dans les séries : le deuil suivrait cinq phases bien distinctes. D’abord le déni, puis la colère, le marchandage, la dépression et enfin l’acceptation. Ce modèle, proposé en 1969 par la psychiatre Élisabeth Kübler-Ross, est devenu mondialement célèbre. Mais une question se pose : correspond-il vraiment à la réalité psychologique du deuil ?En fait… pas vraiment. Et c’est précisément ce que la recherche montre depuis plusieurs décennies. D’abord, il faut rappeler que Kübler-Ross n’avait pas étudié le deuil d’un proche, mais l’expérience émotionnelle des personnes en fin de vie, c’est-à-dire celles qui apprenaient qu’elles allaient mourir. Son modèle ne concernait pas l’entourage. Ce n’est que plus tard, et sans fondement scientifique solide, que ces cinq phases ont été appliquées à la perte d’un être cher, puis élargies à des situations qui n’ont parfois plus rien à voir : ruptures amoureuses, licenciements, déménagements, ou même perte d’un objet symbolique.Ensuite, malgré sa popularité, le modèle souffre d’un problème majeur : il ne repose sur aucune preuve scientifique robuste. Aucun travail expérimental n’a jamais confirmé l’existence de cinq étapes fixes, ordonnées et universelles. Au contraire, les études montrent que le deuil est un processus hautement individuel, variable d’une personne à l’autre. Certaines ressentent une profonde tristesse d’emblée, d’autres oscillent entre plusieurs émotions, certaines ne passent jamais par la colère, et beaucoup ne suivent aucun ordre précis.Les chercheurs soulignent également que ce modèle reflète une vision très occidentale du deuil, centrée sur l’expression individuelle des émotions. Dans d’autres cultures, le deuil peut être structuré autour de rituels collectifs, de croyances spirituelles, ou encore de pratiques communautaires qui modifient profondément l’expérience émotionnelle. Imaginer que tout le monde traverse les mêmes cinq étapes est donc non seulement inexact, mais aussi réducteur.Aujourd’hui, la psychologie moderne considère le deuil comme un processus non linéaire, fait d’allers-retours, parfois de rémissions, parfois de surgissements inattendus. Ce n’est pas un escalier à gravir marche par marche, mais plutôt une mer dont les vagues se calment progressivement.Alors, le deuil a-t-il vraiment cinq phases ? Non. Mais le modèle de Kübler-Ross reste utile pour ouvrir la discussion, mettre des mots sur l’indicible et rassurer. À condition de ne jamais en faire une carte obligatoire : chacun avance à son rythme, et c’est parfaitement normal. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rediffusion - Comment du sperme “toxique” pourrait lutter contre les maladies transmises par les moustiques ?
01/1/2026 | 1min
La lutte contre les maladies transmises par les moustiques, comme le paludisme, la dengue ou le chikungunya, pourrait prendre un tournant décisif grâce à une innovation révolutionnaire : des moustiques génétiquement modifiés capables de produire un sperme « toxique ». Cette technique, développée par des chercheurs australiens, repose sur la modification génétique des moustiques mâles pour qu’ils transmettent une toxine mortelle aux femelles lors de l’accouplement, sans affecter les autres espèces. Comment ça fonctionne ? Les moustiques mâles génétiquement modifiés ne piquent pas et ne transmettent pas de maladies. Leur sperme contient une toxine qui cible spécifiquement les femelles avec lesquelles ils s’accouplent. Après la copulation, les femelles contaminées ne survivent pas ou deviennent incapables de produire une descendance viable. Cette stratégie, appelée « suppression ciblée », réduit efficacement les populations de moustiques, notamment celles des espèces vectrices de maladies comme Aedes aegypti ou Anopheles, sans nécessiter l’utilisation d’insecticides chimiques. Pourquoi est-ce révolutionnaire ? 1. Efficacité ciblée : Contrairement aux méthodes traditionnelles, comme les pulvérisations d’insecticides ou les pièges à moustiques, cette approche cible exclusivement les espèces nuisibles, laissant intactes les populations d’insectes non vecteurs, indispensables à l’écosystème. 2. Réduction des maladies : En diminuant drastiquement les populations de moustiques vecteurs, cette technique limite la propagation de maladies graves qui affectent des centaines de millions de personnes chaque année, en particulier dans les régions tropicales. 3. Alternative durable : La résistance aux insecticides est un problème croissant dans le contrôle des moustiques. Cette solution génétique offre une alternative innovante, potentiellement plus durable et moins dommageable pour l’environnement. Avantages écologiques et sociétaux Cette méthode pourrait également contribuer à réduire l’usage intensif de pesticides, souvent nocifs pour les abeilles, les oiseaux et d’autres espèces non ciblées. Par ailleurs, elle pourrait s’avérer particulièrement bénéfique dans les régions à faibles ressources, où les campagnes de lutte traditionnelle contre les moustiques sont coûteuses et difficiles à déployer. En résumé, l’utilisation de moustiques au sperme « toxique » représente une avancée majeure dans la lutte mondiale contre les maladies transmissibles par les moustiques. Cette innovation combine technologie de pointe, préservation écologique et efficacité, offrant une solution prometteuse pour protéger des millions de vies à travers le monde. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Rediffusion - Les médicaments périmés sont-ils toujours efficaces ?
31/12/2025 | 1min
Selon une enquête de l’UFC-Que Choisir, près de 80 % des médicaments périmés seraient encore efficaces bien après leur date de péremption. Ce chiffre, basé sur des études scientifiques et des observations de praticiens, soulève des questions sur la pertinence des dates limites de consommation (DLC) indiquées sur les boîtes de médicaments. Mais que faut-il réellement en penser ? La date de péremption est établie par les fabricants après des tests de stabilité. Elle garantit que le médicament conserve au moins 90 % de son efficacité et reste sûr jusqu'à cette date, lorsqu'il est conservé dans des conditions optimales. Cependant, ces dates sont souvent prudentes, voire conservatrices. En effet, les fabricants ne testent pas systématiquement la stabilité au-delà de la durée indiquée, par précaution et pour des raisons réglementaires. Certaines études montrent pourtant que de nombreux médicaments restent stables et efficaces des années après leur date de péremption. Il existe cependant des exceptions notables. Certains médicaments, comme les antibiotiques liquides, les nitroglycérines (pour les maladies cardiaques), les insulines et les vaccins, se dégradent rapidement et peuvent perdre leur efficacité ou devenir dangereux après leur péremption. De même, les conditions de stockage, comme l’exposition à la chaleur ou à l’humidité, jouent un rôle crucial dans la conservation des médicaments. Que faire alors avec des médicaments périmés ? Tout dépend de leur type et de leur utilisation. En cas d’urgence ou d’absence d’alternative, un médicament légèrement périmé peut rester une option, surtout s’il s’agit de comprimés solides. Cependant, pour des traitements critiques où la pleine efficacité est essentielle, comme les maladies chroniques ou graves, il est recommandé de ne pas prendre de risques. L’UFC-Que Choisir plaide pour une révision des pratiques actuelles en matière de dates de péremption. Prolonger certaines durées de conservation pourrait réduire le gaspillage de médicaments, un enjeu écologique et économique majeur. En attendant, il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant d’utiliser un médicament périmé, afin d’éviter tout risque pour votre santé. En conclusion, bien que 80 % des médicaments périmés puissent encore être efficaces, leur utilisation doit être réfléchie. Ce chiffre invite à une meilleure gestion des médicaments, mais aussi à une prise de conscience sur l’importance des conditions de conservation et des pratiques responsables. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.



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